‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 552 sur 638 · CORPS ÉTRANGERS DE L'ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DE L'ŒSOPHAGE

les brûlures étant d'ordinaire larges, profondes et étendues en surface aux parties avoisinant les brides, TétoiTe des lambeaux sera ici en général mauiraise, par conséquent les procédés d'autoplastie par lambeaux n'auront au cou que des applications restreintes; à moins toutefois que les lambeaux ne soient empruntés à grande distance par la méthode italienne, ce qui par parenthèse n'est guère au cou d'une application facile, ou bien déplacés d'après la méthode indienne.

Les deux procédés d'autoplastie par lambeaux que j'ai indiqués plus haut ont été mis en usage ; ils ne diffèrent l'un de l'autre que par ce fait que dans le premier on se borne à inciser la cicatrice et à la libérer des parties sous-jacentes jusqu'à ce que le redressement soit complet, tandis que dans le second on excise toute la cicatrice, on redresse et on comble la perte de substance. Mais dans Tun et l'autre procédé la perte de substance est couverte par des lambeaux que Ton mobilise par glissement ou par torsion, suivant la méthode française ou indienne, et que l'on emprunte soit au cou, soit à la face, soit à la paroi thoradque ou à l'épaule, soit enfin que l'on va chercher au bras ou à l'avant-bras, d'après la méthode italienne.

Enfin le quatrième procédé que j'ai indiqué, à savoir, le procédé des incisions ondulées ou «n zig-zag de Décès père ou le procédé des incisions en V de Wharton Jones, est applicable dans les cas nombreux où l'autoplastie par lambeaux est impossible faute de bonne étoffe ou bien ne donnerait que des résultats trop chèrement achetés.

2<* Brûlures intérieures.

Les brûlures intérieures sont produites soit

par des jets de flammes ou de vapeur surchauffée pénétrant par la bouche dans l'œsophage ou la trachée, soit par l'absorption de liquides bouillants, soit enfin par l'absorption de caustiques et en particulier d'acides sulfuriquç^ nitrique, chlorhydrique, oxalique, ou autres, ou encore de potasse ou de soude caustique. Dans tous les cas les symptômes immédiats ne diffèrent point.

La brûlure de la trachée résulte surtout de l'inhalation de flammes ou de vapeur ; elle s'accompagne de brûlure du larynx et celle-ci domine la scène : alors la dyspnée, la suffocation obligent quelquefois à pratiquer la trachéotomie. La brûlure de Tcesophage est causée par l'absorption de liquides bouillants ou de caustiques liquides, acides ou alcalins. Elle coïncide en général avec la brûlure analogue de la bouche et de l'estomac. Elle est superficielle ou profonde suivant l'énergie et la quantité de l'agent caustique. Il en résulte une eschare plus ou moins profonde et quelquefois une perforation. Les traités de médecine légale étudient avec soin la physionomie de l'eschare d'après la nature de l'agent caustique. Au point de vue chirurgical il importe seulement de savoir que les brûlures internes de l'œsophage déterminent immédiatement non seulement de Tœsophagite et de la dysphagie, mais un véritable œsophagisme primitif simulant un rétrécissement et que consécutivement elles aboutissent à une cicatrice rétractile donnant un rétrécissement véritable dont le traitement méritera toute l'attention du chirurgien.

Quant aux soins immédiats, ils consistent à neutraliser d'abord l'agent caustique pour limiter son action, puis, si l'alimentation est pénible et insuffisante, à placer une sonde œsophagienne. Quant aux rétrécissements, voy. Maladies de V<BSophage,

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