‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 60 sur 638 · SECONDE PAIRE OU NERFS OPTIQUES · texte numérisé non relu

SECONDE PAIRE OU NERFS OPTIQUES

Le nerf optique peut être rompu par une facture traversantl'orbite : il peut être comprimé par une hémorrhagie à l'intérieur du névrilemme ; il peut être écrasé par un fragment osseux déplacé ; ou il peut être divisé par une plaie pénétrante. De ces différents modes de blessure, le premier trouve dans un fait rapporté par Pigné une parfaite démonstration. Dans ce cas, à la suite d'une compression violente du crftne, produite par le passage d'une roue de charrette, la voûte de l'orbite Alt le siège d'une fracture comminutive étendue, qui entraîna une déchirure complète du nerf optique et de tous les muscles droits (1). Comme exemple de la suppression des fonctions du nerf optique par la compression d'un fragment déplacé, Brodie rapporte le fait d'un vieillard, renversé par une voiture, qui, avec une fracture par enfoncement du pariétal, accusait une cécité absolue. Après la mort, on trouva que des fragments du sphénoïde comprimaient les deux nerfs optiques, juste en arrière des orbites (2).

Hewett dit qu'il existe, dans le Musée de l'Hôpital Saint-Georges, deux nerfs optiques recueillis sur le même sujet, dont le névrilemme était distendu par du sang; d'où résultait la compression des troncs nerveux. Il dit avoir observé le même fait dans plusieurs cas de traumatismes graves de la tête, surtout de traumatismes ayant exercé leur action près des orbites. La gaine du nerf était alors distendue par du sang, qui s'était échappé des veines contenues dans le névrilemme. Cette observation de sir Prescott Hewett sert à expliquer le retour progressif de la vision qui se produit après certaines blessures de la

(1) Signé, Bull, de la Soc. anat. de Paris , p. 338,

(2) Brodie, Med. Chir. Transactions ^ vol. XIV, p. 348.

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