‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 62 sur 638 · COMMUNS · texte numérisé non relu

COMMUNS

Bien que, par suite de leurs rapports, ces nerfs soient moins exposés à une déchirure par des fragments osseux que ceux dont il vient d*étre question, ils sont fort souvent comprimés par du sang eztravasé. Toutes les parties animées par le nerf peuvent se paralyser, mais il est beaucoup plus fréquent d'observer une paralysie limitée au releveur de la paupière et se traduisant par un ptosis complet. Fait encore plus étrange, une seule branche de la division supérieure du nerf peut être affectée isolément avec ane autre branche de sa division inférieure. Dans un fait que j'ai déjà rapporté pour éclaircir un autre point, le nerf de la troisième paire du eAté gauche était comprimé par un énorme caillot de sang provenant de la rupture de l'artère méningée moyenne; pendant la vie, la pupille gauche était largement dilatée (2). Brodie (3) rapporte un cas intéressant qui se termina par la guérison, et comme malgré la très longue durée de l'état paralytique de la pupille, la mobilité de l'iris finit par se rétablir complètement, il peut n'être pas mal de donner un résumé de ce fait :

Un gentleman, dans ane chute de cheval, se contusionna Tiolemment la tête et à la suite perdit oonnaistance ; la persistance de Tinsensibilité pendant pUsieurs Jours montra qu*il s'agissait de quelque compression du cerveau. Quand la connaissance commença i revenir, on observa un ptosis de la paupière •npirieure droite^ avec dilatation complète de la pupille, qui ne se contractait pas sous l'influence de la Innièrt. Ce ne fut qu'au bout d*un an que la pupille Mte revint à son état normal .

Ces troubles de la vision qu'on a notés dans Itt blessures des nerfs de la troisième paire ne

(1) Duponchel, Bull, de la Soc. cTÊmulation, 1822 ; cité par Aran.

(2) Voir aussi Aran, Arch, gén. de méd., 4* série, t. VI, p. 338; Pick (compression du nerf gauche de la ^■^ème paire par un caillot dans la selle turcique), ^. Med. Journ., may 27, 1865.

(S)Brodie, loc. cit., p. 354.

sont pas dus probablement à une lésion concomitante du nerf optique, mais tiennent à l'état de la pupille. Quand il en est ainsi, il sufQt de se servir d'un diaphragme percé d'un trou d'aiguille ou de la fente sténopéique pour être fixé sur le diagnostic, à condition qu'il n'existât pas entre les yeux, antérieurement à l'accident, de différences de réfraction. Dans ce dernier cas, un examen ophthalmoscopique serait nécessaire pour déterminer si les troubles de la vision, après emploi du diaphragme, sont dus à l'accident ou à un défaut de réfraction, soit congénital, soit acquis.

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