PARALYSIE DE QUELQUES-UNS DES MUSCLES DE LA
FACE ou DES YEUX.
La paralysie de quelques-uns des muscles de la face ou des yeux n'est pas rare. On peut aussi observer un défaut de coordination de certains muscles, des soubresauts musculaires, et la paralysie d'un doigt isolé, de la main, ou d'un membre.
Gross signale, comme une des causes de ces divers symptômes, la calcification, avec nécrose, des cellules nerveuses du cerveau, décrite par Virchow, et dans laquelle les prolongements des cellules et même les libres nerveuses délicates de l'écorce du cerveau peuvent quelquefois se calcifier également; cette dégénérescence s'observerait dans les faits dits de commotion. Toutefois, dans la grande majorité des cas, les symptômes sont dus à des congestions ou à des inflammations locales de diverses parties de l'encéphale, résultant d'une lésion du cerveau ou de ses enveloppes, à des hémorrhagies intracrftniennes, ou à l'épanchemcnt de produits in-
(1) D'après Hugaenin, ralbumine se rencontre plus souvent dans Tari ne que le sucre. Dans an fait do Verneuil, cité plus haut, Texistence simultanée d'albumine et de sucre s'accusait par des signes fort nets.
(2) Harkin, Practitioner, feb. 1884, p. 98.
CBARLES B. NANCREDE. -- LESIONS TRAUMATIQUES DE LA TÊTE.
flammatoires, et à des altérations secondaires, comme la sclérose. La paralysie peut aussi être due à la compression ou à la lésion des nerfs crftniens, et non à une lésion cérébrale proprement dite.
Traitement des affections secondaires du
cerveau.
Il est compris dans le traitement des lésions traumatiques qui donnent lieu à ces afTections secondaires.
En outre et par dessus tout, le chirurgien doit porter son attention sur l'état de l'intestin, régler avec soin le régime, recommander au malade le changement d'air et plus tard les toniques, les douches froides ou chaudes, ou alternantes, peut-être aussi les bains de son et l'électricité.
Le repos d'esprit et de corps est en même temps obligatoire pour le malade. On peut encore essayer l'usage prolongé de l'iodure de potassium, avec ou sans mercure. Quand les accidents paraissent tenir à des congestions locales, il faut employer l'ergot et recourir aux ventouses sèches ou même scarifiées. Des chirurgiens très autorisés ont préconisé une révulsion prolongée, à l'aide de sétons et de cautères.
Dans l'ignorance où nous sommes des véritables conditions anatomo-pathologiques de ces accidents, les moyens thérapeutiques que je viens d'énumérer me paraissent d'une utilité douteuse : comme je n'en ai point fait l'expérience personnelle, Je ne les recommande pas; je les mentionne seulement comme ayant donné des succès dans la pratique d'autres chirurgiens.
MALFORMATIONS ET MALADIES DE LA TÊTE