ATROPHIE DU CRANE
L'atrophie du crâne, ou analosis cranii, se montre sous différentes formes. Considérée en général, c'est une affection de la vieillesse ; elle est absolument rare avant l'âge de cinquante ans. Elle semblerait être surtout commune chez les sujets du sexe féminin, car, sur '2S cas mentionnés par M. Gayraud (1), il y avait 22 femmes.
Cette question a été fort complètement étudiée par M. Sauvage (2), qui affirme avoir rencontré vingt-huit cas d'atrophie sur deux mille crânes d'adultes qu'il a examinés. Toutefois cette proportion est probablement trop élevée.
L'état et l'étendue des parties atrophiées varient considérablement. Dans quelques cas, l'os perd son volume par suite de lu disparition progressive du diploé et du rapprochement graduel des deux tables du crâne. Ces tables finissent par se rencontrer et par se confondre en une seule lame compacte, et, comme elles continuent à s'amincir, elles peuvent avec le temps présenter par places de véritables perforations. Cet état peut être général, ou n'intéresser que, certains points. L'atrophie s'aperçoit surtout avec évidence sur les parties du crâne naturellement minces, comme, par exemple, la partie inférieure de l'occipital, la portion squameuse du temporal, et le plafond de l'orbite. Dans d'autres cas, la résorption parait plutôt suivre une marche centrifuge à partir d'un ou de plusieurs points, et elle peut alors commencer soit par les
(1) Gayr&ud, art. Crâne, Dict, tncycl. se, méd. Paris, 1879.
(2) Sanvige, Recherches sur Vital sinile du crâne,
Paris, 1869.
detfx tables, soit par le diploé. Le plus ordinairement elle débute par la table externe. Le crâne tout entier peut ainsi être affecté, etl'ostéomalacie fournit un exemple grave d'une phase de cet état.
Une des formes les plus singulières de l'affection dont je parle est l'atrophie limitée d'an point des deux pariétaux, de laquelle résultent à la surface extérieure de ces os des dépressions très marquées. Ces dépressions pariétales s'observent sur le crâne des individus âgés, et sont symétriques, bien qu'elles soient d'ordinaire pins prononcées du côté droit. La dépression est ovalaire; elle est située sur l'éminence pariétale et a son grand axe dirigé obliquement, de la partie postérieure cl supérieure de l'os à sa partie antérieure et externe, en môme temps qu'un pea inférieure. La dépression peut occuper la plus grande partie du diamètre an téro- postérieur de l'os. Elle existe aux dépens de la table externe et du diploé. La table interne conserve sa position normale et par suite la cavité crânienne ne subit aucune diminution (2). Toutefois, dans quelques cas, la maladie peut aller jusqu'à la perforation (3). Les causes de cette remarquable alîection sont inconnues (4). On cite un fait
(1) Murchison, Trans. Path, Soc, p. 243, I8S6.
(t) Le professeur Humphry a donné (Journ, anat, andphys,, vol. VII, p. 136, 1874) une excellente description de ces dépressions.
(3) Larrey, Bull. Soc. de chir., t. VII, p. 30, 1867.
(4) La question de Tétiologie est bien discutée par M. Pozzi, art. Crank {Développement), Dict. enc. se. méd., p. 497.
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fitiophie symétrique du firontal, de chaque côté k h ligne médiane, et plusieurs faits d'atrophie isdogoe de Toccipital.
L'fttrophie du crftue ne s'accompagne pas de
symptômes spéciaux, elle ne peut être diagnosii" quée, et, alors môme qu'on la reconnaîtrait pendant la Tîe, elle demeurerait probablement rebelle à tout traitement.