‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 99 sur 638 · Parrot, du D** Barlow, du D' Lees, on y voit · texte numérisé non relu

Parrot, du D** Barlow, du D' Lees, on y voit

w manifestation do la syphilis héréditaire.

ÎQîd à quelles conclusions ont été amenés les

km derniers de ces auteurs : u D'après nos

iBcherches, 1<* le eraniotabes n'est pas commun

tes le rachitisme; 2<» il n'appartient pas spé-

ôdement au rachitisme ; 3<* il est très commun

luis la syphilis congénitale (2). » Les altérations

ds crâne chez les enfants syphilitiques se pré-

icalent sous trois aspects : {^ atrophie gélatini-

lmM(Psarrot) (3) ; 2<» eraniotabes ;3<» productions

s<èiîi|tiques. Ces altérations s'observent à des

âegrtft ftfcrs et à des périodes un peu varia-

tta; il 9A tssez important de noter qu'on ne les

RMOntre pis sur le crâne de tous les enfants

iipUligiies.

i* Vêinpkie gélatiniforme est très rare et s'obiflne leolement chez les très jeunes enfants, si Mn fse M. Parrot suppose qu'elle peut débuter pendant la vie intra-utérine. Les os affectés l'amincissent et prennent un aspect comme gc- Irtinem; ils sont mous et infiltrés de liquide ; hiurface des portions altérées paraît érodée sur ks pièces fraîches. Les altérations commencent tHjoars à la surface, au-dessous du périoste, et Mgnent rarement une certain^ profondeur, lien que Parrot cite un fait où il se produisit ■le perforation. Elles peuvent être circonscrites «Q diffuses, et intéresser un des os du crâne ou ressemble de ces os.

^ Lt eraniotabes se montre surtout au niveau de la suture lambdoîde, et affecte la partie su-

(1) EUaetser, Der weiche Hinterkopf» Ein Beitrag ^arpk^sioi. und pathol, des ersten Kindheit. Stuttgart «dlobingae, 1S43.

fl] Bariow et Lees, Trant. path. Soc, of %ond.^ viLXXX, p. (U3, 1879.

3) Parrot, ibid.^ p. 839.

périeure de l'occipital et le bord postérieur des pariétaux. 11 consiste en un amincissement considérable de l'os, amincissement qui se produit principalement aux dépens de la table interne, de telle sorte que, s'il se forme des trous, on ne saurait les sentir nettement sur les pièces fraîches en passant très légèrement le doigt à la surface externe de l'os. L'os aminci cède à la pression du doigt comme un parchemin, et cet état parcheminé a été observé sur la partie inférieure de l'occipital, et aussi sur la portion squameuse du temporal. Les trous des perforations sont en général petits, du volume d'un pois, et fermés par une membrane mince. Ces altérations surviennent surtout du troisième au sixième mois^ et sont un peu antérieures à la formation des ostéophytes.

3<* Les productions ostéophytiques consistent en certains épaississements locaux du crâne. Elles forment à l'extérieur de l'os des saillies en forme de lentilles et peuvent augmenter considérablement de volume. Leur situation la plus constante est au niveau de la fontanelle antérieure. Des bosses apparaissent en ce point sur les quatre os qui constituent la fontanelle, et donnent lieu à une saillie remarquable, traversée par des dépressions disposées en croix, et marquant la place des sutures coronaire, sagittale et médiofrontale, au point où ces sutures se rencontrent. La fontanelle antérieure semble donc être au fond d'un creux formé par le soulèvement des os voisins.;Quelquefois il n'existe que deux bosses uu lieu de quatre. Ces altérations apparaissent d'abord sur le frontal, et ensuite sur. les pariétaux; l'occipital peut aussi être affecté, mais non primitivement. I^es saillies sont constituées par de l'os très poreux, et offrent une coloration rouge, violet, ou marron; elles n'intéressent que rintérieur du crâne, la partie correspondante de lu table interne demeurant indemne. L'épaississement a une tendance à s'étendre à partir de la fontanelle, d'abord le long des sutures, puis sur toute la surface des os. Les centres d'ossification sont les points attaqués les derniers, de sorte que les éminences frontales et pariétales sont très rarement le siège de ces épaississements osseux. Par l'extension de ce

FBÉDÉRICK TREVES, — MALFORMATIONS ET MALADIES DE LA TÊTE

processus hypertrophique, le crâne peut subir un épaississement considérable, les sutures s'oblitérer, et le développement du cerveau être sérieusement compromis. Ces ostéophytes paraissent se former aux dépens de la face interne du périoste, et présentent la structure d'un os très rudimentaire. Le D' Barlow les croit dus à une hypérostose résultant d'un trouble de la nutrition et refuse d'y voir une suite de périostite. Ils se montrent chez les enfants à un âge plus avancé que l'atrophie, si bien que ces deux altérations ne coïncident jamais. Le craniotabes et les productions ostéophytiques s'observent toutefois ensemble sur le môme crâne, mais dans des points absolument opposés : les ostéophytes siègent sur la partie du crâne qui est la plus élevée dans le décubitus dorsal, et le craniotabes sur les parties qui sont les plus déclives. 11 est donc ordinaire d'attribuer le dernier à la pression. En somme, toutes ces lésions apparaissent de bonne heure, à coup sûr dans les deux premières années de l'existence et d'ordinaire dans la première année.

Diagnostic,

L'atrophie gélatiniforme ne peut être diagnostiquée pendant la vie (t^arrot). Le craniotabes se reconnaît facilement à la façon dont l'os se comporte sous la pression du doigt (étatparcheminé) et à la présence des trous. Toutefois ces derniers sont beaucoup moins aisés à constater que Tétat parcheminé. Les ostéophytes peuvent être reconnus pendant la vie, si la saillie est un peu prononcée, et l'aspect général de la déformation, au niveau de la fontanelle antérieure, est souvent si particulier que M. Parrot en parle comme d'une déformation « nati forme ». L'état général des enfants atteints de ces altérations du crâne n'a pas besoin d'être décrit ici ; je laisserai également de côté le traitement de l'affection diathésique. Le seul traitement local à conseiller, c'est d'éviter toute pression sur le derrière de la tête; on y arrive aisément en se servant d'un collier de ouate ou de tout autre appareil aussi simple.

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