‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 120 sur 452 · Cijslicerques · texte numérisé non relu

Cijslicerques

Les cysUcerques se développent parfois en nombre considérable dans les muscles de l'homme. La figure 834 montre leur disposition sous forme de petites poches ovales de 10 à (5 miUimèlres de longueur, sur 5 à 6 millimètres de largeur, appendues aux fibres musculaires. Ces peliles poches sont remplies de liquide; ce sont de petits kystes conlenant des vésicules oblongues, lesquelles contiennent le parasite.

(l) Hénocque, Dictionnaire enci/elopédique des sciences médicales, arl. Mdsculmhb, piltiotogie chirurglnle, p. 107.

(î) L. de Welling, Dei kystes hijilatiques du cour. Thèse de P»ris, 187Î.

(3) Ijiboulbtne, Nouveaux èlémenU d'analtunie pathologique descriptive el hislolagique, 1879, p. 961.

Ces vésicules sont percées d'une ouverture pu où l'animal peut passer la tête et le cou; eOc* sont dessinées à droite de la figure.

L'observation de Broca est instructive enln toutes : il s'agit d'un homme atteint du ler

Fig. 834. — Fibres mUBcuIairea renrermini des tMculas du Cysticercus cellulosœ. A droite, on nH deux vésiculei oblongues et isolés du kjste idTCDIili elles sont pourvues d'une ouverture p«r où l'uiiasl porie su deliors U tète et le cou.

solitaire, qui portait un grand nombre de petitei tumeurs du volume d'un poJs ou d'une noistUs, d'abord prises pour des syphilides. L'une dt ca tumeurs fui incisée et on y reconnut uncjsticerque. Les muscles les plus envahis étaient lu pectoraux, les muscles du dos et de l'épaule, le biceps brachial, Broca traita les tumeurs i«essibles par la ponction et l'écrasement eatre lei doigta ; il en opéra ainsi 375.

î° TUMEVHS SOLIDES.

Les tumeurs solides des muscles sont du affections rares dont les symptômes sont d'ordinaire peu précis. Elles ont toutes pour caraclèt* commun de suivre le muscle dans sa contraction. Elles ne se développent pas en général aui dépens de la fibre musculaire elle-même, nisli bien aux dépens du tissu conjonctif interfRidculalre ; elles écartent les fibres, ies compriineol et leur font subir une dégénérescence, elles peuvent pénétrer dans le sarcolemme; maU « n'est jamais la fibre musculaire elle-même qui est le point de départ de la production morbide.

L'hypertrophie musculaire vraie n'est pas un* tumeur; elle consiste soit dans une augmentation de volume de la fibre, soit dans une bu|meniation du nombre des fibres. L'augmenii-

Page 1