LUXATION DES TENDONS
On a observé la luxation des tendons péroniers, celle du tendon du tibial postérieur, enfio celle du tendon de la longue portion du biceps humerai.
Tous ces tendons sont contenus dans des gaines et réfléchis sur des saillies osseuses sur lesquelles quelques-uns sont maintenus par un canal fibreux.
Le déplacement se produit soit à la suite d'un choc direct, soit à la suite d'un mouT^ ment forcé. II accompagne parfois une entorse ou une fracture.
Les signes sont une douleur vive, déchirante, mais qui se calme bientôt, localisée sur le trajet d'un tendon, quelquefois une impuissance du membre.
On constate par la palpation un vide à la place normalement occupée par un tendon, et, au contraire, on trouve des tendons dans une région où leur présence est insolite.
Une ecchymose se forme rapidement, accompagnée d'un gonflement parfois considérable.
On peut enfin le plus souvent, par des manœuvres appropriées, opérer la réduction et replacer les tendons luxés dans leur situation normale.
Mais la récidive est facile. Une fois la luxation réduite, on appliquera un appareil inamovible qu'on laissera en place cinq ou six semaines. La guérison se fait par cicatrisation de la gaine, probablement à l'aide d'une synovite plastique (Gosselin).
La luxation des tendons peut, d'ailleurs, être facilement méconnue en raison du gonflement,