‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 142 sur 452 · ARRACHEMENT DES TENDONS · texte numérisé non relu

ARRACHEMENT DES TENDONS

Qu'un traumatisme brusque et violent vienne surprendre une extrémité, un doigt, par exem- , pie, et il se produira bien souvent un arrachement non seulement du doigt, mais du ou des tendons qui s'y insèrent, rompus à distance au niveau de l'insertion musculaire. C'est ainsi que les chirurgiens militaires observent souvent l'arrachement de Tindex et de ses tendons £hez les cavaliers dont le doigt est mordu ou pincé dans un anneau d'attache par le bridon de chevaux qui tirent au renard.

Le doigt est, en général, rompu au niveau d'une articulation et le tendon tout entier l'accompagne. C'est donc moins un arrachement tendineux qu'un arrachement musculo-tendineux qui se produit alors ; la raison en est évidemment dans la différence de résistance manifeste entre le tissu musculaire et le tissu tendineux.

Tout le cordon musculo- tendineux est, en effet, violemment distendu par le traumatisme, et c'est évidemment le point le plus faible qui doit se rompre. Du reste, la rupture porte par-

fois sur le tendon lui-même, surtout sur les tendons fléchisseurs. Pourquoi ? Je crois qu'il vaut mieux avouer qu'on n'en sait rien, plutôt que de se payer d'explications théoriques.

Ce sont, bien entendu, les tendons engainég qui sont ainsi le plus aisément et le plus longuement arrachés.

Le traitement doit être rigoureusement antiseptique. De graves synovites purulentes, des phlegmons, des fusées purulentes sont ainsi sûrement évités, si, toutefois, l'état constitutionnel du blessé est bon.

Le bain antiseptique et* le pansement de Lister ou bien le pansement antiseptique ourert dans les premiers jours, le pansement de Guérin ensuite assureront le succès.

S'il survient des complications, on les traiten avec la plus extrême vigueur.

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