‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 145 sur 452 · III. — BLESSURES ET MALADIES DES APONÉVROSES · texte numérisé non relu

III. — BLESSURES ET MALADIES DES APONÉVROSES

aponévroses ne sont sujettes qu'à deux > de maladies, à savoir : la sphacèlc et la :tion. Elles n'en ont pas moins un intérêt rgical considérable en raison de leur si- \n anatomique et de leurs fonctions spé-

de cloisons et de supports.

ir pathologie est restreinte ; mais leur [ans la pathologie est important, il conen résumé à constituer soit une sorte de irt qui s'oppose à Textension des processus ides, soit des gaines ou un système de IX qui dirigent dans un sens déterminé ilement des liquides accumulés dans leur !. C'est pourquoi la connaissance exacte de position anatomique des aponévroses est I telle importance pour le chirurgien dont yùde à la fois le diagnostic et la thérapeu-

• Je ne puis entrer du reste ici sur ce sujet des détails qui seront plus utilement ex-

• lorsqu'il sera traité des maladies des ré-

me bornerai à signaler ici la résistance frêle tissu aponévrotique à Tenvahissement lar les processus inflammatoires soit par les »ssus oéoplasiques.

s phlegmons sont en effet en général très «ment limités par les loges aponévrotiques. est que lorsque l'intervention chirurgicale

étant trop tardive le pus se forme et s'accumule, en même temps que l'inflammation persiste, que les loges ou les plans aponévrotiques arrivent à être rompus, permettant ainsi à la phlegmasie une extension qu'ils étaient destinés à prévenir.

De même les néoplasmes restent en général limités et confinés dans les loges aponévrotiques qu'ils distendent, ou bien encore s'étalent sur les plans aponévrotiques sans les détruire ni les pénétrer au moins pendant fort longtemps. Il peut arriver en effet à la longue que l'aponévrose subisse une véritable usure, se détruise par place et permette au néoplasme de se développer dans une loge ou dans une gaine voisine et par conséquent d'envahir un organe jusqu'alors protégé. C'est en subissant soit une sorte d*usure, soit un véritable sphacéle que les aponévroses permettent ainsi l'extension des phlegmons ou des néoplasmes qu'elles contenaient. Tantôt en effet l'aponévrose distendue voit son tissu s'amincir, ses fibres se distendre, s^écarter* et se rompre. Tantôt l'aponévrose d'abord épaissie et comme infiltrée se ramollit, se déchire, se sphacéle, tombe en lambeaux que l'on trouve parfois flottants dans le pus des phlegmons.

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