EMPOISONNEMENTS PAR LES RHUS. — TRAITEMENT
pouvant être altéré au point de déjouer toute possibilité de le reconnaître. Ces changements sanrenas dans les tissus cutanés s'accompagneot de démangeaisons intenses et de sensations de brûlure qui sont souvent pour le malade la cause de grandes souffrances. Il est rare, toutefois^ de constater des troubles gênérani.
Mais si les manifestations cutanées sont celles de l'eczéma aigu, n*y a-t-il pas cependant quelque caractère individuel qui permette de reconnaître laffection? 11 y a des différences qu'un œil exercé peut saisir, mais elles sont plus faciles à constater qu'à décrire.
L'éruption apparaît de préférence et, par conséquent, en premier lieu généralement, sur les faces latérales ou sur les bords des doigts ; plus tard, sur les faces dorsales, et enfin sur les faces palmaires, où la peau est toujours plus épaisse. Cette éruption est toujours plus disséminée et plus îrrégulière dans sa distribution que l'ecxéma ordinaire. L'efflorescence présente également un caractère tout spécialement frappant, quoique impossible à décrire. EUe est plus uniformément vésiculeuse que Feczéma vésiculeox. Les vésicules semblent moins transparentes, comme si Teffusion du sérum s'était faite dans les couches les plus profondes du réseau de Malpighlf et elles affectent quelquefois une variété de coloration toute spéciale, comme si elles étaient devenues légèrement hémorrhagiques par suite de Tintensité de rintlammation. Sur la face palmaire, le revêtement épithélial des vésicules est si épais qu'à la vue aussi bien qu'au toucher elles ressemblent plutôt à des papules. Dans les dernières périodes, lors de la résolution, la peau revient à son état normal sans changement marqué dans le caractère de TefQorescence.
Dans les cas légers, il est rare que le processus inflammatoire soit poussé assez loin pour transformer la vésicule en une pustule ; lorsqu'elle a atteint tout son développement, le contenu séreux est lentement résorbé ; elle s'aplatit, laissant à sa place une tache passagère de couleur sombre.
Dans les formes plus graves, l'œdème et l'hypérémle cèdent rapidement au traitement, et les excoriations, les croûtes, ainsi que l'infiltration, disparaissent de la môme façon que dans l'eczéma aigu. L'éruption se montre, en général, dans les trois ou quatre jours qui suivent le contact, quelquefois dans les 24 heures, et la durée dépend en grande partie de l'étendue de la période durant laqueÛe se manifestent de
nouvelles efflorescences. Cette période dure, en général, de dix à quatorze jours à partir de l'apparition de la première éruption. Même dans les cas très graves, où les altérations des tissus atteignent leur plus haut degré de développement et affectent de larges surfaces, la durée totale du processus de développement et de résolution dépasse rarement trois ou quatre semaines. Il n'y a à craindre ni cicatrices, ni aucune autre espèce de lésion durable de la peau.
Le préjugé populaire, d'après lequel le poison reprendrait son activité au bout d'un certain laps de temps, manque absolument de fondement ; mais il y a pourtant de bonnes raisons de croire que, chez quelques personnes, après un empoisonnement par le sumac, la peau est, pendant quelques années peut-être, beaucoup plus sujette aux troubles inflammatoires.
L'acné et l'érysipèle sont les affections secondaires les plus fréquemment observées comme suites de cet accident. La susceptibilité individuelle à l'action du poison ne parait pas diminuer, quelque répétées que soient les récidives.
Les malades demandent souvent si cet empoisonnement est contagieux, si le contact de l'éruption, si le suintement qu'elle produit peuvent donner nuissance à la maladie sur d'autres parties du corps de la même personne ou sur la peau d'un autre individu. Il n'est pas le moins du monde improbable qu'une personne qui a manié des spécimens de sumac, et qui prend la main d'une autre personne particulièrement sensible à l'action de cette plante avant que le principe volatil ne se soit évaporé, n'ait été enlevé par le lavage ou absorbé, ne puisse lui communiquer le poison qui se révélerait bientôt par tous ses effets. Sans doute, c'est de celte façon que le visage, le pénis et d'autres parties du corps se trouvent atteintes, tandis que les mains seules ont pu se trouver en contact direct avec la plante ; mais, à quelque période que ce soit de l'efflorescence, les mains d'une personne étrangère ont pu être portées tout à fait impunément sur les parties malades, jamais la maladie n'a pu s'y produire.
Traitement.
Ainsi qu'il vient d'être dit, le principe vénéneux de ces plantes est un acide volatil. Un alcali parait donc devoir être l'agent le plus propre à contrecarrer son action. Le * complet des parties, aussitôt que possible contact du poison, dans une solution d
JAMES C. WIIITE. - MALADIES CHIRURGICALES DE
EMPOISOXJfEME^iTS PAR LES ROUS
.Sl'MAC:).
Caractères botaniques des Rhus (Snmac).
l.a piaille désignée sous l'appellation populaire de « poison i\y » (lierre vénéneux) n'est pas un lierre, mais un sumac. C'est le Rhus toxi-
codtmiron .
C'c>t quelquefois une plante grimpante (Bhus rwliraus; qui s'élève le long et jusque sur le faîle des murs de pierre, des barrières, etc., ou qui suil le tronc dos arbres jusqu'à une grande hauteur; d'autres fois la plante croît en touffes d'un volume considérable cl d'une grande épaisseur jJowowouA,. On la rencontre presque partout aux Klals-Unis et en très grande abondance dans certaines régions ; elle se trouve t masrsifs épais sur le bord des roules, dans pâturages et sur la lisière des bois. Les fd ont un aspect lustré très remarquable caractéristique ; elles varient beaucoup nie*, d«* ilinïciisions et de contours. F triples, c'est-à-dire formées de Iroîs fu' terminale et deux latérales, dispopétiole commun asses long« dem Ces folioles sont de forme ovale large, jiUis ou moins pointues; entiei>,ou dentelés et lobés s ' variété de formes.
La plante Oeurit en jun, ^ et se développent en gr< dàlre, la plupart axillairo arrondies et égalemc Lorsque la suson s*aune foule de coulei'
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ou de carbonute de soude, ou encore dans de u de savon, surtout quand elle a été préparée avec du suvon mou qui contient un excès d'Hlcali, constitue, par conséquent, le meilleur mode de traitement immédiat.
Loraqu'll est impossible de se procurer ces substances ou toute autre préparation alcaline,
U Taut, aussitôt qi grande eau.
Quand l'abwrpti l'éruption a comm espérer autant da plications employé!
rir aux
passible, laver la partie &
I s'est praHuile, ou lorsque icé ù paraître, on ne peut nlages de ces sortes d'apseules. Il faut alors rccouqui peuvent le mieux arrêter dan* les tissus cutanés le processus inflammatoire Bien abréger la durée: celles, en fait, qui se trouvent être les plus efficaces daus les périodes correspondantes de l'eczéma. Parmi ces mojens, il en est quelques-uns qui possédenl une réputation spéciale : ainsi, par exemple, les Kolulioni d'acétate de plomb ou de sulfate de cuivre, en lavages répélés. On a recommandé, camme exerçant une action spécifique sur la marche de la maladie, uti grand nombre de substances végétales employées en applications locales. Parmi elles l'écorce de chfine blanc, l'aune noir, le Griitdelia robustit et la serpentaire. Tout récemment, le brome a été ajouté à cette liste.
U n'v a peut-être rien d'aussi bon que la lotion noire (black-wash) :
employée en lotion évaporative deux fois par jour el pendant une demi-heure chaque fois. — l'eau de chaux agissant également comme aniidole chimique, si une telle action est encore possible à ce moment tardif. Dana les intervalles de ces lotions, les parties seront couvertes de pansements à l'eau froide, avec onction de pommade de diachjlon, ou avec une poudre composée de :
PoudPB d'amidon
Oiyile do linc
suivant les règles ordinain l'eciéma aigu. Ces moyens sus inflammatoire, en abrège diminuent beaucoup les aouB
KMFOISUN.-^EHENT PAR L'ASMCA.
Une autre cause fréquente d'fmpoisonn c'est la teinture d'arnica appliquée à la t de la peeu, comme on le Fait commun dans le irailement populaire des entorses
EITetB toxique a.
Les manifestations cutanées consistenl le développement d'une hjpérémie, de les, de vésicules, d'excorialions, de croB de squames, en succession régulière, a pagnées de démangeaisons intenses et certain degré de sensation de brûlure da parties malades, mais sans phénomènes raux.
L'inflammation commence au point oi nica a été appliqué, après un intervalle q rie de quelques heures à plusieurs jours peut se propoger de ce point, comme centre, à de plus larges surfares, à la favf grattements exercés par le malade, ou encore se développer sur des régions éloi mises en cunlacl direct avec l'arnica pai lermédinire des mains. L'afTectiou suil marche très régulière, au point de tu caractères, de la distribution et de la dm ses lésions; différant en cela, et d'une mt considérable, des manifestations capricl particulières k l'action des sumacs. De I que ces derniers, l'arnica doit être tt comme un poison Irritant pour la peau, son action Kit à la fois moins intense et i sûre. Ses propriétés sont dues ù la pré d'une résine Acre et d'une huile rolatile.
Les manifestations qui suivent son e sont bien souvent, sans doule, confondue! les effets immâdials ou avec les rons'>qu de la blessure ou do ralf'.'! ii ■ ■ Le médecin lui-même ne ilu nature artillciclle de l'^' i Irailer el ne songe pas n
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