VARICES LYMPHATIQUES
(Synonymes : — Lymphangeiomes. — Lymphangiectasie,)
Grâce à la disposition analomique différente des vaisseaux et des réseaux lymphatiques, la dilatation produit des effets variables suivant qu'elle s'exerce sur les uns ou sur les autres. La dilatation des réseaux s'observe fréquemment à la partie interne de la cuisse, aux parties génitales externes, et sur les parties latérales de Tabdomen. Cet état est facile à reconnaître ; des éminences ressemblant à des grains de sagou bouillis forment de petites saillies translucides qu'on peut vider par la pression ou dont on peut faire sourdre la lymphe par une ponction.
La dilatation des vaisseaux superficiels est plus fréquente que celle des réseaux, et en diffère en apparence ; en effet, comme on pouvait le prévoir, ces vaisseaux présentent une forme ampuUaire, et presque toujours on ren-
contre en môme temps un œdème des parties sous-jacentes. Pour ce qui est de la varicositë des troncs lymphatiques profondément situés, il est presque certain que c'est le point de départ du lymphangeiome, maladie relativement rare, intimement unie à Tangeiome, et n'en différant que par le contenu des cavités élargies qui renferment de la lymphe au lieu de sang.
On trouve des dilatations globuleuses des lymphatiques dans la langue (macroglossa), dans les lèvres (macrochilia), dans le cou (hydroma). On a encore rencontré ces cavités dans d'autres parties du corps, particulièrement dans l'aine et dans l'aisselle.
Pour ce qui regarde la macroglossie, il semble qu'il y a là tantôt une lymphangiectasie, tantôt un lymphangeiome, et tantôt la transition de ce
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