AIES DES VEINES ILIAQUES
iblié pendant la dernière guerre civile :as dans lesquels les lésions traumaveines pelviennes étaient les complis plus importantes. Les plaies de la ue primitive ou de ces deux branches s déterminent rapidement la mort par gie primitive. On a rapporté pourtant section de la veine iliaque interne par dans lequel le blessé survécut plus de tre heures. On trouva & Tautopsie la iominale pleine de sang (3). Dans les A veine iliaque externe ou de la veine au voisinage de son entrée dans la caenne, quand l'hémorrhagie primitive ^ la gangrène du membre corresponpas fatale, comme je Tai déjà montré ies plaies des veines.
Symptômes.
ptômes d'un épanchement de sang in- 1 modéré peuvent être obscurs et faire iéfaut. Baudens, cependant, indique
and surg, hist, etc., sec. surg. vol., PP- 332,
comme un signe caractéristique une envie incessante et insupportable d'uriner, due à la pression exercée sur la vessie, et qui existe môme en l'absence d'urine.
Dans quelques cas on peut avoir des renseignements précieux en introduisant la main dans le tectum, comme l'a fait le professeur Sands dans deux cas (i). On peut aussi explorer la partie inférieure de l'aorte abdominale et des artères iliaques primitive, interne et externe. On peut faire aussi la compression directe sur l'artère iliaque primitive, de même que sur les iliaques externe et interne, comme l'a montré le D' Woodbury (2). L'intestin doit être vidé au moyen d'un grand lavement d'eau chaude. La main, enduite d'un corps gras, et les doigts disposés en cône (le blessé endormi), est introduite doucement dans le rectum, la face dorsale tournée vers le sacrum, jusqu'à ce qu'elle atteigne l'S iliaque ; la main est alors portée en pronation, et les vaisseaux se trouvant placés directement sous les doigts peuvent être explorés ou comprimés & volonté. Le sphincter retrouve sa tonicité au bout de quelques jours, et si la main a été introduite avec précaution, il ne se produit pas de déchirures.
Pour arrêter l'hémorrhagie de la veine iliaque externe, il est nécessaire en général, comme dans les cas de plaie de la veine fémorale, de lier l'artère fémorale primitive correspondante.
J'ai déjà indiqué le moyen de comprimer l'aorte abdominale ou les iliaques primitives au moyen du compresseur de Lister ou d'Erichsen, ou du tourniquet abdominal de Skey ou de Pancoast. Il faut pousser l'opération aussi loin que la prudence le permet dans les plaies d'artères pelviennes. Dans les plaies par armes à feu pénétrantes du bassin, on devra toujours avoir présente & l'esprit la possibilité d'une hémorrhagie secondaire par contusion de l'artère iliaque interne ou de ses branches.
L'application opportune de la compression de l'artère iliaque primitive faite à l'aide d'instruments, ainsi que l'immobilité absolue du blessé, quand la ligature est impossible, peuvent arrêter l'hémorrhagie, permettre la formation d'un caillot obturateur, ou du moins le développement d'un anévrysme, qu'on pourra traiter ensuite.
(1) Sands, Am. jouim. med. scitncest avril XSSl, pp. 366-373.
(2) /6i(/., janvier 1874.
JOON A. LroELL. — PUIES DES VAISSEAUX SANGUINS.