I. — Contra cTiOiN de l'artère
U contraction de l'artère au point divisé se produit immédiatement. Elle a pour consé- <iuence soit l'occlusion complète de l'orifice, ce ^i se produit généralement pour les petites altères, soit Focclusion partielle, c'est-à-dire la «>Mtriction de cet orifice, résultat assez géné- ^ quand il s'agit de grosses artères. Cette ^clusion ou cette contraction de l'orifice sai-
gnant, qui suit presque invariablement la division complète des petites artères, est due & la contraction des fibres musculaires et élastiques des difl'érentes tuniques artérielles qui entourent immédiatement l'orifice; elle est due à l'excitation de la plaie elle-même ou de l'air atmosphérique ou du froid extérieur auquel elle est exposée. De plus, le chirurgien est assez souvent appelé & aider la nature en ouvrant et en lavant la plaie^ de façon à mettre complètement les ouvertures saignantes au contact de l'air froid, de l'eau fraîche, de la glace, etc. ; on peut obtenir ainsi immédiatement la contraction & fond de ces fibres musculaires et l'occlusion consécutive des orifices artériels.
IL — Rétraction de l'artère.
Immédiatement après la section, les bouts de l'artère se rétractent dans leur gaine et dans le tissu connectif lâche qui assez souvent l'entoure. Mais cette rétraction est loin de se produire avec la même uniformité que la contraction des bouts de l'artère. Souvent elle n'est pas considérable, et quelquefois même elle ne se produit pas. Ainsi j'ai vu dans une plaie de la paume de la main avec section d'une branche de l'artère radiale, les deux extrémités du vaisseau, loin de se rétracter, faire saillie à la surface, de manière k pouvoir facilement être saisies et liées. J'ai vu également quelque chose d'à peu près analogue dans les plaies du crâne et de la face. Mais quand l'artère n'est pas entourée de tissus serrés, quand elle est située entre les muscles et non à l'intérieur de l'un d'entre eux, et que le tissu connectif qui l'entoure est très lâche, alors les deux bouts subissent une rétraction très sensible et s'enfouissent, pour ainsi dire. Quand il se produit une rétraction aussi complète, l'issue du sang est rendue beaucoup plus difficile, et cette rétraction contribue matériellement à arrêter Ihémorrhagie. La rétraction des artères sectionnées est due seulement à l'action du tissu musculaire et élastique de leurs tuniques, et généralement il ne se produit pas si tôt ni si promplement que la constriction des bouts de l'artère.