‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 206 sur 452 · CESSATION SPONTANÉE DES HÉMORRHAGIES ARTÉRIELLES · texte numérisé non relu

CESSATION SPONTANÉE DES HÉMORRHAGIES ARTÉRIELLES

talion, ajouté à celui de Tair el du froid, détermine une contraction des fibres musculaires des bouts sectionnés suffisante pour occlure complètement les pelits vaisseaux et diminuer considérablement les dimensions de tous. Tout ce qui entrave cetle contraction des vaisseaux prolonge et augmente Thémorrhagie. C*est pourquoi de fortes hémorrhagies ont quelquefois pour origine des vaisseaux comparativement petits qui traversent ou sont en rapport avec des tissus rigides ; il en est ainsi des petites artères des aponévroses et des fascia ou de celles qui en sont voisines, ou des artères des parties fermes de la peau, à la face, par exemple, etc. De même, dans les régions enflammées ou voisines d'un foyer morbide, les vaisseaux dilatés saignent abondamment et longtemps, & cause de la perte du pouvoir contractile de leurs tuniques musculaires.

Graduellement, avec ou sans l'intervention du chlrargien, tous les vaisseaux divisés dans une opération ou accidentellement se referment et cessent de saigner ; très fréquemment ce résultâtes! facilité considérablement dans les grosses artères par la rétraction de leurs extrémités au sein du tissu connectif intermusculaire et plus encore par la formation de caillots à Tintérieur ou au-devant de leurs orifices contractés, et par k diminution dans Ténergie des battements du cœur et dans la force de la pression sanguine, résultat de la prolongation de lliémorrhagie. En même temps le sang devient graduellement plus clair et plus pâle. Et si la plaie reste ouverte après la cessation de Técoulement du sang pur, il se fait un suintement d*un liquide 8éro-sanguinolent, qui est graduellement suivi de Técoulement d'un liquide plus pâle, qui s'amasse en partie à la surface de la plaie sous l'aspect d'un vernis blanchâtre. Cette couche fluide contient un très grand nombre de globu- ^s blancs emprisonnés en apparence dans de la flbrine (Paget).

L'trrét spontané des hémorrhagies artérielles ttt attribué aux agents suivants :

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