DU CŒUR
La diminution de la force des contractions du cœur, à mesure que rhémorrhagie continue, facilite beaucoup aussi Thémostase naturelle. La vigueur avec laquelle le jet de sang est lancé & chaque contraction du ventricule gaucho oHt le principal obstacle & la formation d'un caillot autour et à l'intérieur du vaisseau soctiunné; car non seulement le mouvement du sang prévient la coagulation, mais, tant que le jet est plus puissant que la cohésion du caillot, il i>alaye le cuagulum. A mesure que le sang s'écoule et que l'impulsion cardiaque diminue de force, le jet diminue de plus en phiH jusqu'à ce qu'enfin, au moment de la syncope, il s'aiTÔlc presque entièrement; un caillot a alors le tcMnps de se former et de se consolider, caillot qui va fermer d'une manière permanente l'orifice de l'artère mentionnée.
l'Uh.NoiiKNEs gui accoiipa(mNknt l'uémostase
AATÊHIELI.E SPONTANÉR.
L'urr<M spontané des hémorrhagics d'artères toiles que la radiale et la cubitale est accompagné des phénomènes suivants :
t. DaiiK un grand nombre d'amputations da poignet \\{ Un \'û\siul-\)rnh, » dit Guthrio, a dans lesquelles Je Utialrais quu lo malade perdit une certaine quantité Uu aang, Ju laisiaU l'artère radiale ou la cubitale sai- Ifcuur Jusqu'à Cl', quo l'bâmorrbagie cessât d'elle-même. l'uut d'abord c'i'Nt un Ji't Interrompu, qui devient en- «U4|tt continu, bien que présentant un redoublemeot
de force à chaqae systole da ccstir. A mature qoe Torifice se contracte, le flot sanguin devient plas é§Ê.U il est projeté à une distance moindre, est de dimeusions plus petite»^ et va en dlmianant Jusqu'à se transformer en un pur suintement, puis cesse, Teitrémité du vaisseau étant couverte d*une couche de saog coagulé plus ou moins épaisse. L'expérience peut so faire tous les Jours sur Tartère temporale ; quand Técoulement diminue de force, il sufBt, pour le rendre un peu plus abondant, de donner une chlqaenaade sur le bout du vaisseau ; on peut renouveler Texpérience plusieurs fois, Jusqu*à ce qu'elle cesse de produire aucun effet ; alors rhémorrhagie s'arrête. Dans ancno de ces cas il n'est possible d'apprécier la rétnctiou de l'artère, bien que l'analogie et l'observation de ci qui se passe dans d'autres cas montre qu'elle doit se produire à un certain degré. Dans des cas similaires, quand J'ai eu l'occasion d'examiner les choses après la mort ou après une amputation, la contraction (mais non la rétraction) du vaisseau était évidente, ainsi que la formation d'un très petit caillot externe, s'étendant dans le canal de Tartère. La gaine de l'artère m pouvait Jouer aucun réle^ puisqu'elle n'existait pas, non plus que le caillot interne, qui à cette pérMe n'existe pas à proprement parler. Dans les petits vaisseaux tels que les artères radiale et cubitale. Je m crois pas que la diminution de la force du corar Joee aucun rôle ; mais quand les artères axillaire et féoorale sont divisées, le shock traumatique et la peitt de sang contribuent puissamment à la suppressioa ds i'bémorrhagie (1). »
Les observations de Gulhrie sur Tabsence de rétraction des artères telles que la radiale et h cubitale au tiers inférieur de Tavant-bras, ainsi que de la temporale antérieure et de la faciale, etc., s'accordent entièrement avec ce que j'ii vu moi-même. Mais quand de grosses artères pourvues de gaines et plongées dans un tissa conjonctif lâche, par exemple les artères bnchiale, axillaire et fémorale, etc., sont complètement sectionnées dans les plaies par armes â feu, et qu'elles cessent spontanément de donner du sang, ce qui arrive quelquefois, etcedopl nous donnerons plus tard des exemples, la rétraction des bouts est très marquée et très notable. Le D' Jones a donné de ces cas uneeiccUente description :
Un jet de sang impétueux, une rétraction sabit< et énergique de Tartère dans sa gaine, ainsi qa'ofl* légère contraction de ses extrémités, tels sont le* effets immédiats et presque simultanés de la section du vaisseau . Pourtant l'impulsion naturelle avec Uquelle le sang est projeté s'oppose dans une certaioe mesure à la rétraction et résiste à la contractioa à»
(l)Guthrie, Diseases and injuries ofarteriHi^' 225-226.