Cheren provenant do parties atteintes de rmi
, commencement de la lige ; b, souclie ; c , Ibrei loDgiiudinalei onLro leaquellea e) eru; e, striei iranaverseaï f, aporulea i ; g, aporulca sur le bouton ; h, filaments tubui»iin, A/feclions culaniet parasitaires, pi. 11),
laucoupplus sérieux. Les cheveux (Hg, 808) lent pas à changer de couleur, passent au j au blanc, perdent leur brillant, devienaides, cassants et, au bout de quelque , M brisent au niveau de la peau ou se Dt lejfltés par la suppuration avec ta
masse favense qui les environne. La maladie ■'étend en peu de temps k tout le cuir chevelu, les cheveux tombent, en général, en commençant par le front et les régions latérales de la tète. La calvitie peut n'être que temporaire, mais, dans les cas chroniques, les papilles et les organes folliculaires peuvent être détruits en totalité par l'atrophie ou par l'inOammalion qu'entraîne la présence du parasite dans leur cavité. C'est de cette fagon qu'est amené l'élet de poli, de blancheur et ds dureté qu'affecte ' la peau du crflne et qui est si caractéristique des cas anciens de favus. Dans quelques cas même, on a observé l'atrophie des os du crftne.
Il est facile de comprendre comment la matière faveuse peut être transplantée d'un point à un autre du cuir chevelu par l'usage du peigne, par les grattages ou par tout autre mode de rupture des croules, ainsi que par l'emploi des bandages et des bonnets destinés à cacher la maladie.
Le favus n'a que peu ou point d'effet sur l'é' tat général. On l'observe souvent chei les enfants d'apparence maladive, mais cette coïncidence n'indique pas autre chose qu'un abandon qui favorise à la fois les progrès du mal local et ceux de l'affection générale. Il est possible que le parasite végète plus vigoureusement sur les tissus épidermiques de vitalité diminuée d'une personne affaiblie par la maladie, mais il sa montre aussi sur des gens robustes en pleine santé.
La favus atteint également quelquefois les ongles-, c'est, en général, chei les personnes qui portent déjà le mal sur quelque autre portion de la peau, ou chec celles qui sont chargées de donner des soins h d'autres malades.
La substance unguéale devient jaune, opaque, fortement épaissie et la surface en est rugueuse. Cne croûte faveuse bien caractérisée peut quelquefois se former au-dessous.
Si l'on examine, sous le microscope, la matière qui constitue une croûte de favus, de quelque partie du corps qu'elle provienne, on trouve, indépendamment des cellules épithéliales altérées (fig. 809, SIO, 811, £12):
1° D'innombrables peliles cellules, d'une forme irrégulièrement ovoïde, attachées les unes aux autres en groupes ou en cercles, et d'environ 8 à 9 ^ de diamètre;
1" D'autres cellules plus ou moins gonflées, allongées, subdivisées ou ramifiées ;
3° Des tubes longs et très minces, parlant des groupes de cellules et plus ou moins subdivisés par des cloisons et ramifiés ;
4* Une matière composée d'éléments si petits
JAMES C. WHITE. ~ MAL.iDlES CHIRURGICALES DE LA PEAU.
qu'on ne leur reconnaît pas de Torme», quelle qne soit la puissance de l'objeclir sous lequel on les étudie
Les deux premiers éléments sont les spores ou conidies le troisième est le mycélium et le dernier, le micrococcus Les spores dominent au
Fig. 809 — Pireellei de fiTDB (')-
(*) a, sporules isolées ; b, sporulei rduoies ; e, clialne de sporules ; d, tubes lidea ; /, HUmcnts (ubuleui réunis; g, granules (3uln).
centre de la croûte, tandis que le mj'cérinm se rencontre en plus grand nombre à la périphérie, d'où il s'étend jusque dans l'épiderme environnant qui le retient enveloppé. Si l'on enlève le poil qui traverse le centre de la croule, àlaquelle adbèrentses gaines, on constate que les parois de ces dernières sont distendues par d'innombrables spores et que le mycélium pousse jusque dans les tissus environnants. Si le poil a été assez longtemps malade pour pré-
Fig. 810. — Poussiire tayeai (*).
(') a, sporules isolées ; b, spores en cligpelet-, e, tube formé de Hporulea réunies bout à bout (Bsiin).
senler l'aspect ci-dessus décrit et qu'on l'examine au microscope, après macération dans une solution de potasse, on le trouve creusé de canaux qui passent longiludlnalement entre ses Sbres et on y constate des tubes en chapelet, disposés longitudjnalcment aussi dans sa substance. On peut voir ëgalemcnl des cercles de conidies entourant le tube du cheveu.
Le favus est une affection rare comparativement aux autres maladies d'origine végétale. On le rencontre le plus souvent sur la tête d'enfants pauvres, car ses éléments réussissent bien ra-
rement k s'établir sur les surfaces fréquemment lavées et brossées.
Quoique positivement conlagieui, le rin»
l'est beaucoup moins que la teigne tonBurante (r. Irickophytina) et ne se propage pas dsD) les écoles et les asiles bu même degré que ccUg dernière affection. On l'observe fréquemmeat
Fig. 811. — Filamenti sporitéres ramifiés non irttcnléi sjuit O^^iOOS do diimètre, mycélinm ds l'ichorioii (Cil. Bobio, Végétaux parasilet).
sur les divers membres d'une même famille, il affecte les enfants plus fréquemment qne lu
Fig. 813. — Filaments sporophotes de l'Acliorion viriml de O^.OOi ï O^^.OOj de largeur, da longueur variible, composés entièroment ou en partie de cellules oviles ou arrondies, articulées bout k boni (n.a) ; quelqnofols non srliculées, msls renfermant dp petits globules sphëriques de O^iOO! il 0"°,OO3 enviroo qui sont probïblomenl de» spores en voie de développement (6,i). Ils sont quelquefois nmlQéB(Ch. Hebin).
adulles, il est plus commun peut-être à la campagne qu'à la ville.
On le rencontre également sur les animaux domestiques, surtout chei la souris, où les croûtes atteignent parfois de telles dimensions qu'elles cachent presque entièrement la tête. Les chats qui prennent les souris ainsi affectées présentent aux pattes des croûtes bien caracté-
PARASITES VÉGÉTAUX. — TftAlTEMENT DU FAVUS.
risées et communiquent parfois le mal à leurs petits. Les chiens qui prennent également de pareilles souris présentent le favus sur les pattes de devant. On a cité de nombreux exemples dans lesquels rafTection était passée de ces animaax aux enfants qui jouaient avec eux. La maladie a été observée également chez les poules 6t a été cultivée avec succès sur les lapins. La présence de Taffection sur ces animaux est facile à reconnaître, on peut donc se prémunir contre le danger d*une telle transmission. . La marche de la maladie est toujours lente. Abandonnée à elle-même, sur le crftne, elle peut durer toute la vie ou du moins jusqu'à ce qu'elle ait détruit tous les cheveux. Sûr les autres parties du corps, sa durée n'est pas aussi longue, par suite de la petitesse des follicules pileux.
Traitement da fa vas.
Dans toutes les affeclions parasitaires d'origine végétale, il est nécessaire d'appliquer, sur les parties affectées, des substances capables de dèlraire les productions fongoîdes, sans exercer une action trop forte sur les tissus animaux euxm^mes. Cette difficulté prolonge beaucoup la dorée du traitement de ces maladies. Le nombre des substances parasiticides est loin d'être petit ; l^ plus puissantes sont les préparations de wufrc et de mercure, le goudron, la créosote, l'acide phénique et Tacide chrysopha nique. — On peut souvent les combiner avec avantage. Sur la peau, en général, il faut d'abord faire tomber les croûtes, en les ramollissant au moyen de corps gras et de cataplasmes et en faisant un lavage complet par l'eau et le savon. Lorsque la peau se trouve ainsi dégagée, on peut 7 appliquer, une ou deux fois par jour, la pommade suivante, qui ne produit que peu ou point d'irritation :
Ongaent citrin 8 grammes
Soufre 8 —
Créosote XV gouttes
Axonge \b grammes
Comme cette pommade tache la peau, il ne fant pas en faire usage sur les parties exposées à la vue. L'huile d'olives peut être employée en frictions sur les parties malades, ou l'on peut les badigeonner avec de la teinture d'iode additioDnée de créosote. On peut utiliser encore la pommade à l'acide chrysophanique :
Acide chrysoptianiquo 4 grammes
Aïonge 30 grammes
f mais avec précaution, tout d'abord, à cause de ses effets irritants, et jamais sur les parties visibles, à cause des taches que produit cet acide. On peut imbiber la peau aussi large* ment et aussi souvent qu'il est possible avec une forte solution d'acide sulfureux.
Plusieurs de ces modes de traitement peuvent être avantageusement employés en môme temps ou alternativement ; on peut, par exemple, appliquer les pommades le soir et les lotions le matin, et cela aussi largement et sous des formes aussi concentrées que la peau pourra le supporter sans inflammation. On ne peut évidemment pas, sans danger, appliquer les préparations de mercure sur de vastes surfaces, ni pendant un temps prolongé. Le traitement doit être continué longtemps dans tous les cas; il est sage, en effets de ne considérer le malade que comme à demi guéri alors même que les manifestations extérieures de la maladie ont complètement disparu, car le végétal a gardé toute sa vitalité dans les couches profondes de l'épiderme, alors môme que toute production artificielle a été détruite. Cette règle est vraie pour toute celle classe d'affections parasitaires.
Sur le cuir chevelu, à ces mesures il est nécessaire d'en ajouter d'autres, parce que les follicules pileux y sont plus grands et qu'ils sont remplis jusqu'à l'orifice externe par les productions fongoîdes, et enfin parce que la présence du cheveu empoche la pénétration des parasiticides dans ces réservoirs où s'emmagasine le danger. Il est, par conséquent, nécessaire d'enlever .les cheveux. L'épilation est plus facile avec de larges pinces. Les cheveux malades et les tronçons de ceux qui se sont brisés viennent facilement, sans grande douleur. Il faut en arracher le plus grand nombre possible, une ou deux fois par jour, après avoir enlevé les croûtes, et celle épilation doit porter sur des surfaces dépassant un peu de toutes parts l'étendue des parties affectées, afin d'y atteindre lous les cheveux qui peuvent se trouver malades. Après chaque séance, les parties doivent être lavées au savon fort et recevoir ensuite quelqu'une des applications ci-dessus mentionnées. Il faut appliquer une pommade pendant une partie au moins de la journée, parce que ces préparations ont une action plus profonde et plus soutenue que les lotions. Les cheveux arrachés seront brûlés et Ton prendra toutes les précautions convenables pour que les serviettes, le savon, les brosses, peignes, etc., du malade, ainsi que sa coiffure, ne puissent être employés par aucun autre membre de la fa-
JAMES C. WilITE. — MALADIES CHIRURGICALES DE LA PEAU.
mille. L'épilation doit être renouvelée à mesure que les cheveux se reproduisent, jusqu'à ce que ces poils présentent Faspect sain et ne contiennent plus aucun élément fongoïde.
En général, le traitement doit être prolongé pendant plusieurs mois, pour assurer Textermination complète du mal.
TEIGNE TRICHOPHTTINE.
Cette maladie se présente sous des aspects si différents suivant le siège qu'elle occupe, que ses diverses va^iélés ont souvent été considérées comme des affections distinctes et ont reçu des dénominations différentes. V Herpès tonsuram ou Tinea tonsurans du cuir chevelu, VHerpes circincUus de la peau du corps, le Sycosis du menton, connu également sous beaucoup d'autres noms, YEczema marginatum, affection particulière à certaines parties du corps, et désignée ainsi par Hebra dans sa description originale ; la plupart des cas de la maladie parasitaire des ongles appelée Onychomykosis; toutes ces affections sont le résultat de la présence d'un seul et même parasite. On peut les ranger comme suit :
A. de la peau en ( Teigne circinée.
général ( Eczéma marginé.
B. du cuir chevelu. | Teigne tonsurante.
I Teigne circinée.
Sycosis parasitique T. Sycosis.
D. des ongles.... | Onychomykosis.
Teigne trichophytine.
TEIGNE CIRCISÉE.
La forme circinée, ou herpès circiné de la peau en général, est familière à tout le monde.
Elle commence par une tache rouge, légèrement surélevée au-dessus du niveau de la peau qui l'environne, se couvrant en quelques jours de très petites papules ou de squames blanchâtres. Cette tache s'accroît rapidement, se déprime au centre à mesure qu'elle s'étend, de manière à former une plaque circulaire dont le bord surélevé est formé d'un anneau d'environ 3 à 6 millimètres d'épaisseur,- constitué par ces mêmes papules et squames blanchâtres, tandis que la portion centrale reste squameuse et d'une teinte rouge terne. Celte plaque va ainsi en augmentant, formant parfois un cercle complet de 15 centimètres de diamètre ou môme davantage, mais qui se montre alors sous l'aspect d'un simple anneau, parce que la rougeur et l'élat squameux de la partie centrale disparaissent au bout d'un certain temps.
Quelquefois le mal recommence de nouveau à Tintérieur du cercle qu'il a déjà parcouru, «i c'est ainsi que se forment, l'un après l'autre, des anneaux concentriques.
En général, après avoir atteint des dimensions assez considérables, la maladie s'éteint en certaines parties du rebord, par suite d'm défaut de nutrition convenable du parasite on parce que le sol favorable vient k lui manquer, il ne reste alors que des segments d'anneam plus ou moins interrompus^ qui continuent à s'avancer sur les régions de la peau qui n'onj point encore été envahies. Généralement aussi, des taches nouvelles, résultats d'inoculatiotti spontanées, apparaissent dès que la maladie t duré quelque temps et suivent la même marche que les précédentes.
L'herpès circiné siège le plus ordinairement sur le cou et la face, et ces régions sont cdlei qui ont le plus de chances d'être atteintes, parce que ce sont les plus exposées ; mais d vastes régions du corps peuvent être successivement parcourues par le mal, avant qu'on ne soit pa^ venu à l'exterminer, ou peuvent présenter en même temps les signes qui le caractérisent. Chez les enfants, pendant qu'il siège à la face et au cou, il peut se propager au cuir chevelu et donner ainsi naissance à l'une des variétés désignées plus haut ; chez l'homme fait, il peut gagner la barbe et y produire des manifestations semblables à celles qu'il amène sur la tète des enfants, il peut enfin s'y terminer en prenant une autre forme, celle du sycosis.
Il peut, cependant, affecter longtemps les parties pourvues de poils du crâne et da visage, sans cesser de se manifester par les anneaux caractéristiques et sans dépasser la phase circinée. Dans ce dernier cas» les follicules pileux ne sont pas profondément alTectés et, par conséquent, les caractères comme It marche de la maladie restent les mêmes que sur les parties dépourvues de poils.
Quelquefois cependant on observe simultanément ces deux variétés sur une seule personne et l'on peut môme parfois y constater d^une manière non douteuse la transformation de l'une en l'autre de ces variétés. Les sensations qui les accompagnent sont des démangeaisons ou des sensations de brûlure plus ou moins vives.