‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 214 sur 452 · IV. — Perchlofure et pei'sulfate de fer · texte numérisé non relu

IV. — Perchlofure et pei'sulfate de fer

a beaucoup employé ces sels en solution irréter les hémorrhagies. Ces deux corps es astringents et des hémostatiques puis- Le perchlorure est le plus irritant. Il est ssant de connaître quel est son mode d*ac- ADS aucun doute il coagule le sang. Quand t saigner une petite artère dans un vase lant un mélange de deux parties de perire de fer liquide et d'une partie d'eau, lolution convertit presque instantanément ( à huit fois son volume de sang en un t dur, coriace, et le préserve de la putréa pendant quelque temps. Mais Broca (i) a ré que cette action coagulante n'est pas itanée, qu'elle exige environ trente secon- 3ar s'accomplir; de façon que si ce méoa toute autre solution de perchlorure de t appliquée sur une partie saignant abonleDt, son influence styptique ne peut cer sur les vaisseaux eux-mêmes d'où part ig. Or une telle influence est essentielle urréter l'hémorrhagie d'une manière satiste. Le D' Barnes, qui le premier mit ce le en vogue, se servait d'une partie de m forte de perchlorure dans trois parties , qu'il injectait disectement sur la surface térus au moyen d'un tube. Pour l'usage € on peut se servir d'une solution de cinq i de sel dans cent parties d'eau distillée ; impe de la charpie dans cette solution applique sur la surface saignante.

I la solution de persulfate de fer de Monsel

if uticle Perehloride of Iron^ in Me Cyclotf frmtUeal Sttrgery, London, 1861, in -8^ tome

a probablement été employée, en Amérique au moins, comme hémostatique local, beaucoup plus que le perchlorure de fer. Il a l'avantage d'être moins irritant que les autres sels acides de fer. On l'a appliqué au moyen d'une brosse rude ou d'un morceau d'épongé compacte, ou en portant sur la plaie un bourdonnet de charpie imbibé de la solution .

Ces deux préparations ont eu pourtant beaucoup plus de popularité qu'elles n'en méritaient* Aucune d'elles ne fait contracter les vaisseaut directement ou immédiatement Toutes deux, ainsi que les autres sels acides de fer, produis sent un caillot dur, insoluble, très difficile & dé^ tacher et qui gène considérablement la fermeture et la^ guérison de toutes les plaies profondes sur lesquelles ces substances ont été appliquées. Leur emploi doit donc être déconseillé dans toutes les hémorrhagies chirurgicales sauf celles des téguments ou les hémorrhagies superficielles, comme celles dues aux sangsues ; mais dans ces cas les solutions de sels de fer peuvent être employées avec avantage. On peut aussi s'en servir avec beaucoup de succès dans les hémorrhagies parenchymateuses qui ont pour siège des plaies ouvertes.

Il y a beaucoup d'autres substances astringentes qui coagulent le sang et peuvent sup*primer une hémorrhagie en remplissant la plaie d'un caillot et en bouchant les vaisseaux. Parmi ces substances les plus importantes sont les acides tannique et galUque, l'a/tcn, le nilrate d'ar» gent et le chlorure de zinc. Mais on peut faire à toutes les mêmes objections qu'aux sels acides de fer. L'alun est le corps auquel on peut en faire le moins. Il doit être dissous dans l'eau chaude, appliqué tiède, car alors il se dépose en fins cristaux sur les orifices des vaisseaux. On peut aussi appliquer avec avantage la pointe d'un crayon de nitrate d'argent pour arrêter les hémorrhagies dues aux morsures de sangsues. Mais je crois que dans toutes les plaies profondes, l'emploi des astringents, minéraux ou végétaux, sauf peut-être l'alun et l'alcool, doit être proscrit, parce que les caillots qu'ils produisent sont un grand obstacle à l'occlusion et à la guérison de ces plaies.

Outre l'essence de térébenthine, il y a plusieurs autres agents, qui, donnés à l'intérieur, sont utiles pour supprimer les hémorrhagies. Nous voulons parler de l'essence d'éngeron^ de Vacétate de plomb, de l'optum, de Vacide sulfurique dilué ou aromatique, et de Vergot, Ces corps agissent en provoquant la contraction des vaisseaux. L'huile d'erigeron canadensis est un

JOHN A. LIDELL. — PLAIES DES VAISSEAUX SANGUINS

axciUiU narvo-vaicuUire, qui peut être adminiitrA à la doia de dix à quinxe gouttes toutes las deux ou trois heures. L'acétate de plomb est très employé et très efficace comme hémostatique iiiteriio. La dose dans ce cas ne doit pas être moindre de deux grains par heure ; et en général il doit être associé à Topium. On a donné avec succès et sans nul dommage cinq grains par heure. L'opium est utile en diminuant la douleur et Texcitabilité nenreuse ainsi qu'en provoquant la (H>ntraction Tasculaire. 11 t^wX le donner à petites doses à de courts intervallest par exemple» un demi-grain toutes les deux heures. L'acide sulfurique dilué et aroroalique a souvent èlè donné avec succès dans les hén\orrhagies du sy^j^t^me de la veine porte, à la dose de quinte gouttes diluées dans Teau toutes les deux ou tr\ù« heuree». L ergot est po* pulaire coiiuue hémostatique. La meilleure préparation est l extrait tluide, dont on peut donner trente a quarante gouttes toutes les demi-heures Jusqu'il effet obtenu*

Nous de\Tirona dans ce chapitre les movens tne\'aniques enipK\ves pour arn^ter les hênK>rrhagios. i.es nio\ens sont : 1^ la portion; t» la loiniires^iou ; .^ U ligature; k* la torsion ; 5* la ioi»*lriolion; i>* lacu pressure ; T»* Tartèri^ érosion el S^* Li cuutorisation.

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