‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 27 sur 452 · GALE · texte numérisé non relu

GALE

Les symptômes qu'amène la présence sur la peau de l'inaecle de la gale {Sarcoptes hominù) sont de deux sortes : ceux qui sont causés par l'animal lui-mflme, elceux qui sont produits par le malade en se grattant. Les insectes mâles et les larves ne produisent qu'un simple petit trou dans l'épiderme ; ils s'y nourrissent, y subissent leurs métamorphoses et ne donnent lieu qu'aune petite papule ou vésicule. C'est la femelle fécondée (fig. 818et 819) seule qui produit la manifestalion pathognomonique de la gale, le sillon destiné è recevoir ses œufs. Ces sillons se montrent sous l'aspect d'ulcérations linéaires d'un tracé irréguiier, dont la surface présente des inégalités qui correspondent à la situation qu'occupent les œufs au dedans, et dont l'extrémité terminale est marquée par une petite proéminence indiquant la position occupée par l'animal au-dessous de l'épiderme. Chei les personnes qui ont des habitudes de propreté, lea salons sont généralement très reconnaisse-

JAMES C. WHITE. -, UAUDIES CHIRURGICALES DE LA. PEAU

blea à leur couleur blancbe ; mais cbei lea ouvriers, ils sont la plupart du temps teintés d'une couleur plus sombre par les poussières qu'ils retiennent. Leur longueur varie de I à 3 lignes k un demi-pouce (O^iOIS), mais, dans des cas excepUonnels, elle peut dépasser cette dimension . Leur direction eut un peu 6n zigiag ou curviligne, rarement tout à fait droite. Dans quelques cas, le sillon tout entier est soulevé

Flg, SIS. '-~ Sircopte de la gtlo Temelle, fica vantrale. — a, ton ouf (Lanquetin).

quantité de matière fécale rougefttrc en petites masses globuleuses.

En anglais, le nom de la maladie indique d'une manière assez claire la nature des s jmptfimes subjectifs qu'elle produit (the itth, la démangeaison). Le passage des insectes sur l'épiderme, leur travail pour creuser les sillons dans les' couches profondes et sensibles de l'épiderme, produisent une irritation si intolérable qu'elle oblige impérieusement 6 se gratter. Cela nous conduit aux phénomènes secondaires de l'affection, les manifestations éruptives de la gale. Au début de la maladie, la démangeaison est très légère, mois au bout de quinze jours, au moment où les jeunes sortent des sillons et commencent à se porter sur d'autres portions de la peau pour j former d'autres colonies, cette sensation augmente d'intensité et, vers la troisième semaine, les frictions superficielles ne BufOsent plus pour donner quelque répit. Une efflorescence de papules excoriées témoigne de l'action violente des ongles. Enfin, des vésicules, des pustules, des plaques ecEémaleusea humides et des manifestations ecthyroateuses se produisent. Ces phénomènes sont sur-

au-dessus du niveau de la Mirface par uneeuadation lons-jacente. Si l'on enlève, au mojen de ciseaux courbes, la portion d'épiderme lo sein de laquellele sillon se trouve situé et qu'on l'examine sous un faible groisiasemenl, on s'iperçoit que ce sillon suit une direction obltqiM de haut en bas etqnll contient un grand nonbre d'œufs à divers degrés de développement, des coquilles d'œufs brisés, et une grande

Flg. 819. — Saicopl« de la g*ie, fsMdomk (Lanquetin).

tout marqués sur certaines portions du corps: la poitrine, le ventre, les cuisses, les fesses, lu mains ; ce ne sont pas nécessatremeot celles oii les sillons sont en pins grand nombn, mûi celles que les ongles atteignent le plu aisément. Dans les cas anciens, outre Isa lésions précitées, on peut rencontrer des ulcères ecthymateux énormes, avec des taches fortement pigmentées, l'engorgement des glandes et les formes les plus variées d'efQorescence cutanée. 11 existe une forme rare et particulière de la maladie, dans laquelle les animaux vivent en colonies sous de larges croûtes, à la surface de la peau, au lieu des sillons épidermiques; on l'a désignée sous le nom de Gale norwigienne. Un pareil changement d'habitudes de la part des insectes est resté jusqu'à présent inexplicable.

Le siège favori des sillons est la face latérale des doigts, comme on le voit sur tes figures SÎO et 821) que nous empruntons & H. le professent Hardy (I), les poignets, les fesses, les replis de

CI) Hardy, article Galb, Nouveau Diet. de mtd. et de chir. pratiques. Paria, 18TI, tome XV, p. &7I.

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