‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 271 sur 452 · PHLÉBITE. - ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PHLÉBITE. - ANATOMIE PATHOLOGIQUE

la plus interne des deux. La compliuaencore plus grande dans les veines sales couches musculaires internes sont inales, et en dehors de celles-ci se troucertain nombre de couches circulaires t avec des fibres longitudinales, ime élastique, située immédiatement >rs de la membrane Tondamentale qui ; l'endothélium, est assez distincte et isoler. De la face externe de cette détache un réseau de Bbres élastiques mailles entourent les fibres musculaires îctiïes.

isrt vaforum suivent les faisceaux de lissu 'e pour se distribuer avec eux dans les couches de la paroi veineuse, jusqu'à élastique. Dans les grosses veines, on a ré l'existence de nerfs dépendant du sjmpal bique.

■alvules (fig. 979) sont constituées par délicats de la tunique interne ; elles pos- )n réseau élastique bien distinct, s pé ci asur leur bord libre et convexe (Heitiet des fibres musculaires à leur point on sur la paroi veineuse.

Aaatomle pathologliine.

■ocessus inflammatoires s'attaquent tout à la zone vascutaire, savoir aux tuniques

et moyenne. La couche endothéliale linée plus tard dans le processus, à la s modifications qui se produisent dans !s tuniques : elle est alors terne, épaisse,

et peut être enlevée par lambeaux

la zone vasculaire, au début de l'inion, les capillaires des «osa vasorum se

les leucocytes émigrent dans les espa- 'vasculaircs, et les cellules normales du njonctif subissent une prolifération rarésultat final, c'est l' épaississe ment de due à l'hyperémie intense et à la prés cellules embryonnaires. De même que rtérite, la vitalité de l'endothélium est ; il fuit aussi plus ou moins saillie dans

En même temps ses cellules prolifène façon exagérée. Quelques jours plus i granulations apparaissent dans le tissu maire ainsi fonué, de nouveaux capilt développent dans ces masses, bour- .tes, s'anastomosent entre eux en se ntau système circulatoire des vasaviuomtaie temps ils arrivent jusque dans le oiocca^ la lumière delà veine(fig. 980). taejel, de chirurgie.

A la limite de la face externe de la couche endothéliale ainsi épaissie et de la face interne de la tunique mayenne se forment de grands sinus, qui reçoivent le sang des capillaires de celle-ci. Ces sinus sont tapissés d'un endolhélium qui repose sur le tissu cellulaire ambiant. Do ces

Fig. 9S0. — CullDt on thrombus veineni récent (*].

(*) L> surface eit rMOuverte de llbrine récemment cotgDldei le milieu est craorique et foncé. L'extrémité SDpérienre est arrondie, les extrémité! UDlenlées (I).

larges réservoirs partent des capillaires déliés, qui se ramifient dans la tunique interne ; quelques-uns d'entre eux arrivent jusque dans le thrombus en voie d'organisation.

En examinant à l'état frais le thrombus résultant de la coagulation subite du sang dans une veine, on voit qu'il se compose de couches successives de fibrine et de corpuscules sanguinsj et que les couches les plus récentes sont situées à l'extérieur. Au moment où la Tsine rient d'etf e obstruée par la coagulation rapide du sang, la pression i tergo est si forte que le caillot subit une compression concentrique. Le courant sanguin, de plus en plus gêné dans sa marche, passe entre la surface du caillot et la face in-

[]) Ubonlbène, Noutema: ilémtnU d'cnalomie pa- Ihitogique. Paris, I81S, p. «48.

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418 JOHN A. WYETII. — AFFECTIONS CfllRURGrCALES DU SYSTÈME VASCULAIBE. [(

terne du vaisseau, ajoutant au thrombus de nouveaux dépôts, couche nprcs eouuhe. 1,'eiamen microscopique d'un Ihrombus de ce genre fait voir un grand nombre de leucocytes à toutes les périodes de la dégénérescence graisseuse, séparés par dus couches de fibrine.

Les dangers qui résultent de cet étal de choses seraient insignifiants, sans ta présence du sang qui circule en contact avec la surface d'une veine en pleins inflammation. L'intégrité du sang, est-il besoin de le rappeler, est indispensable à la Tie et à la santé de tous le^ tissus.

Fig, 9SI. — ThromlHise de li

[') S, teine uphène ; T, tlirombui ; v,v\ tlirombui nlTuliIrei 80 ttmaltisuat et rdanis par de» ciilloia plus minces ; C, Itonchon continuant te thrombns et hisaat Mîiiie hors de l'embouchure de la uphèna dans la crnrale C (Vtrchow).

L'expérimentation a démontré que l'inflammation de la tunique interne produit des modiflcations circulatoires Tavorablesàla stase sanguine. Hais en outre il se Tait un dangereux courant endosmolique dans le sang; des matières septiques s'introduisent dans le torrent circulatoire, sont entraînées et fixées dans divers organe» [embolin] et y produisent des infarctus, des abcès et presque toujours des lésions irrepu. rables.

L'adhérence de la tunique interne et la formation du bouchon fibrincux qui obture complètement le vaisseau (occtusi'on thrombotique] ou tapisse simplement l'endothélium {thmtnbm •péi-iphérUjvt), aont des efforts de la nature, souvent infructueux, pour prévenir l'endosmose des produits infectieux dans le sang.

Après la phlébite, la réparation des tissus qui ont pu résister à l'inflammation se fait par organisation des cellules embryonnaires, production d'un tissu fibreux et rétraction subséquente de ce tissu. L'occlusion de la veine, partielle ou totale, tel est le résultat définitif. Uuand la vitalité des tissus est faible ou nulle, la phlébite aboutit rapidement à la suppuration et se ter-

mine ordinairement par la septicémie et la mort. Dans les cas de ce genre, l'examen mi' croscopique prouve que les leucocytes et les cellules embryonnaires ont éprouvé des modifications régressives; les tissus sont infiltrés de corpuscules de pus produits par ces cellules. Quelquefois on distingue sur la paroi veineuse des portions gangrenées : parfois même la gangrène a entrainé la perforation de la veine, ce qui donne lieu à des hémorrhagies et permet la résorption des produits septiques.

La phlébite étant fréquemment la cause delà

Fig. U8Ï. — Tlirombui lutocbiliunes et prolongni',.

C) Cl', petit! rameaux variqueui iatiiraui (offle rècumfltXK leucoria) remplis de ilirombus luIocUtlwnos arrivant dans la veîuG crurale et dépassant l'orifice du rameau; f, thrombus prolongé, formé pai l'apposition concentrique du sang; 1', aspect d'un thrombu prolongé après que l'ombolui s'est détaché (Vtrtba«S

thrombose et celle-ci étant à son tour la forme la plus fréquente de coagulation inlravasculaire, il est nécessaire de considérer ici la pathogénie et la pathologie de ce dernier processus. Vircbow (1) s'est efTorcé de démontrer que la phlébite primitive est très rare ; quand un caillot se trouve dans une veine enflammée, il admet que la coagulation du sang a précédé l'inflammation plutôt qu'elle ne l'a suivie (fig. 981 et 988).

Cornil et Ranvier (2), auxquels noua avons emprunté le résumé précédent, n'acceptent pas celte théorie.

(1) Virchow, la Pathologie cellulaire basét mr [élude pliijsiologique et pathologique des litns, 4' édition. Paris, 187t.

{l)C<irailatRutJieT,TraiUd'AiUoiûgiepalholt>gijM.

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