‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 284 sur 452 · THROMBOSE ARTÉRIELLE ET EMBOLIE. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

THROMBOSE ARTÉRIELLE ET EMBOLIE. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

dbleise de l'actioa cardiaque ; i

(Hopression portant sur une arlère et la

ssanL

^thologlo de la thrombose a ét£ exposés ,

!i section relative à la phlébite. |

Anatomie pathologlqBs.

Dans les artères, le processus est loat à bit analogue à ce qu'il est dans les veines.

Fig. lOTt. — Coope d'un thtMmbm ■ndiiel datant de

tonique moyenne (lei eonchei internée lentement) ; b, limite ei las interne t d, limite de l« ttinique tateme et du ttironibu ; • GroulMement, 100 diunitrei.

re les tnnlqnei mojenne et interne; , tlirombua; f, Tiisveani msc épltii^

ample le pins parfait de thrombose con- 1 voit après la ligature d'une artère (fig. 10X3, 10S4 re à uoe artérite aiguë traumatlque se I et 1025).

F\g. 10!5. — Coupa d'un thromliufl en Toie de ramoHiHcment (*).

r; à, cOQCbet Ineolorei totiaéw piF des globules blancs fbrtemsut réasis eniemble; ;, UTitâ de nmalllHemant. — Groadsiemant, 100 diamitras4

irH du conraDt sanguin

ion I deVéquilibre^normalentrele sang et lesJlraiB'

«i JOHN A. WYETH. — AFFECTIONS CHIRURGiCA.LES DU SYSTÈME VASCDLAIRE. [Il

seaux qui le coatiennent, causent la coagnlatîoa du liquide au-dessus de la ligature. Dans la règle, le caillot s'éteud en arrière jusqu'à la plus ptocliaÎMe branche collatérale. Immédlatament après la li gature, riaflammation commence ; c'est une véritable arlérite. 11 n'est pas nécessaire pour cela que l'artère ait été serrée au point de déchirer la tunique moyenne ou Interne, oa tontes deux. Je possède des préparations proTenant de carotides et de Rous-«Iaviëres d'homme, de cheval et de chien, que j'ai liées moi-même, et snr lesquelles on constate l'obluration totale da vaisseau sans qu'aucune des trois tuniqnes ait été rompue.

Fig. I(R0. — Coape longitadinils de l'eitrémlté liée de l'utèrD crurale d'un chien, 50 Jour* «près li ligatura. InjeeUaa da c^ot. GroaiIsgemaDt, 40 diamètres 0-

(*] TA, ttirombni; Jf/, tunique nscalUre moyenne; Z, tunique Biterns. (D'sprèi 0. Wober.)

11 y a déjà longtemps Scarpa avait avancé cette proposition, mais en général les chirurgiens oe l'avaient pas admise. Elle n'en est pas moins vraie, et je suis parrailement convaincu qu'il est plussArde peu serrer le fil que de vouloir obtenir larupturedes tuniques en entourant Tortement le vaisseau d'une ligature mince cl coupante (t).

(I) Voir lei obMrrstioni de l'iu^r in Archive* of Mediem. New York, Juin 1881.

Le thrombus qui suit la ligature disparaît par dégénérescence graisseuse. L'obturation définitive est due à un tissu nouveau qui paît 4m cellules de la tunique interne. 0. Weber pensai! que le caillot Ini-mème se transforma en an tissu conjoncUT dans lequel des vaisseaux m développent depuis les va$a vatorum (flg. 1026}. Cornil et Ranvieront renversé depuis longtempi cette théorie. Bnhnoff avait cru constater que les leucocytes émigrent h travers les parois da vaisseau, passent dans le caillot et président t son organisation. Durante (Comil et Ranvier) a démontré cependant que les leucocvtes ne traversent la paroi artéridlequesielle a été liée en deux points, de façon à causer la mort du tissu compris dans les ligatures. Us traversent bien ce tissu nécrosé, mais non point les parois d'une artère saine entourée d'une seule ligature.

La prolifération cellulaire se fait rapidement dans la tnnique interne; des bourgeons s'avancent bientat dans le caillot. Des capiRoires, partis des vasa vatorum, sillonnent la masse embryonnaire, entrent dans le caillot, rejoignent les capillaires venus du cAté opposée! forment ainsi un circuit vasculaire complet. Le tissa embryonnaire s'organise et se rétracte pea k peu (processus de cicatrisation), et le vaisseau est obturé définitivement parunbonchonfibrenx. Plus tard les capillaires disparaissent pour la plupart, étant eux-mêmes oblitérés par la rétraction du tissu ambiant.

La figure 996 (coupe de la carotide d'un cheval) montre que la prolifération rapide des cellules en dothéli aies a lieu même quand la tnnique interne n'a pas été rompue. La tunique n'avait subi dans ce cas qu'une simple irritation, une contusion, résultaol du pincement des surfaces opposées de la paroi serrées par un large lien.

Enfin, voici unargument péremptoire, s'il en faut un, pour démontrer l'inutilité de la déchirure des tuniques par la ligature : dans quelques cas de périartérite, le processus de prolifération de la tunique interne et la production des bourgeons sont tels que l'oblitérât ion par thrombose a Ueu. n n'existe ici pas trace de déchirure d'une tunique, les surfaces opposées ne sont même pas mises en contact, mais il survient une inflammation de la tunique interne résultant de la péri-artérite préexistante.

La thrombose est rarement la suite d'une artérite aiguë ; au contraire, elle survient asset souvent après l'artérite chronique. L'artérite syphilitique amène la thrombose des artères cérébrales.

THROMBOSE ARTÉRIELLE ET EMBOUE. - ANATOMIE PATHOLOGIQUE, ri g. loîs.

srdanto; fi, ïïltulc sigmoWe tODïerle de concrétion» vemiqueiiMs ; c, caiUol .1 dtint de la valvule sigmolde ra caUlot obturatonr de l'artère llîaqae prlmitlTS. ■t. — aa, aorte abdominale ; b, calllol oblitérant l'artère iliaque primitive àa cùli droit; 1, portion ■t dn C*illot ; :, portion aalocbtone se continuant aiec le caillot de l'aorte : 3, portion «utochtone ■ OoittDt dans l'artËre iliaque externe ; 4, autre portion aatoctilono (luttant dam l'artère liypogaairiqQe; ■UlUnntt'artère iliaque interne ou hj'pogasirlque du cAlé gauche; S, portion embolique de ce catltot; ^ avtocIitDne ; d, artère iliaque eitsme et son caillot obturateur ; 7, portion embolique du caillot se ÉDt par doux bifurcations dans l'artère crurale / et dans l'artère Témarale profendet Si portion ne do même caillot [Uipp, Bourdon).

4» JOHN A. WTETH. — AFFECTIONS CHIRURGICALES DU SYSltHE TASCOLAIRE. [il

La thromboiie artérielle (à part celle des viisseaax du cerveau et du muscle cardiaque) n'est pas aussi redoutable pour l'existence que la thrombose veineuse.

Hipp. Bourdon (1) a publié an cas remarquable de thrombose artérielle observé sur une femme de S5 ans, qui afproduit la gan^ne du membre (flg. (027 et|<02S).

En général, le tbrombus se forme pen k pea. si bien que la circulation coUaténle a le temp de se développer avant l'obliUration du Uoik principal. Ce dernier fait peut marne échapper à l'observateur, jnsqa'à ce que le développement insolite des artères snperflciellat iBin son attention.

J'ai publié ailleurs une obfamtkm à F^

Fig. 1019. — Hâte d'une Jeune fomoie morte d'endocardite nicéreuse (Leranvre) (*).

(') a, inftrciuB jaune flbreui; b, bjperitale collitértte et valtsetui de nouvelle romuttoa ; b vht 1» IririrctUH gangreneui contenant 'an liquide purirorme et des bourbillons noira; d, boarbilton* Min P"?** neu< ; e, artère spléniqne ; f, caillots ablitérateara Pinbollqaes, terminés en pointe.

de cette assertion; il s'agit d'une oblitération artérielle résultant d'une artcrile chronique avec infiltration calcaire. L'artf^re poplilée était thrombosée depuis sa bifurcation en tibiale antérieure et tronc tibio-péronier jusqu'au point de départ des rameaux articulaires supérieurs. Il restait une possibilié, l'établissement d'une circulation collatérale par l'artrre grande anastomolique et la récurrente tibiale, ainsi que par un rameau musculaire sortant de la partie supérieur de la poplitëe. Cette possiliililc Tut réalisée et la circulation nouvelle fut parfaite et sufflsante.

Le thrombus formé dans ces conditions diiTére du thrombus consécutif à la ligature en un point: lecourantsanguin fournit des leucocytes qui précipitent la fibrine. Celle-ci forme un dépôt an flir et à mesure de sa production, phénomène qui ne peut avoir lieu quand il y a une ligature autour du vaisseau.

(I) HIpp. Bourdon, Union mi'Ikti'e. W '.

Le départ de fragments du thrombu*. Im-

bolic et les accidents qui en résullent n'^ppi'' tiennent pas au présent chapitre. On troo«n l'exposé de ces phénomènes dans les articles* lapyobémie (1], la gangrène (2), etc.

Nous nous contenterons de mettre souIh jeux du lecteur quelques exemples remirqnc blés de localisation des caillots embolie (6g. f029à 1034) d'après Virchow (3), Ufeuvrtiil, Fellz (5), et Yvan Poumeau (C). :

(1) Voit Encyclùpédie de Mrw-gie, 1. 1, p.»l«W

(2) iiid., u II, p. 778.

(3) Vireliow, la Pathologie celiuiaire, t' ***•■ Paria, 1874.

(1) Ch. Lefeuvre, Elmlet physiologiques ei fi!^ logiques sur les infarclus viscéraux. ThÈ«», 1**^

(5) relu, Traité clinique et expérimental ia"bolies capillairei. 2> édition. Pari». 1870.

(6) ïï«n Poumeau, Du râle de rinlbunnialim^" le ramollisiemenl çirébral. Tbè«e, Parii, I*'

^] TIIHOMBOSE ARTÉlUELLt; ET EMBULIE. - ANATOMIE PATHOLOGIIJLE.

IUJ3.

iri d'inrectton purulente, I

1ic)iiide purirorme et

Fig. IMO. — Coupo dn lu mi'ma rate au niïeaii de rinfarclu» jiuiic {"l.

Flg, IMl, — Abcès méiaiWiiiiUB pris dans un fragment ilu poumon d'un iiidivii

Amour de cet «bci'i so irouri» noa aréole irÈs rouge. Ce> «bcûs renfermaiei

d«bH« pulmonirreB [Felli. I8U8}, Fi|. 10S2. — Lobo aupérieur du poumon de la femme dont il e»i quealion d*nt la figurp ]05^. L'trièM i

pulmonaire Duterto motiirs des caillots de diflérsntes grosseurs, occupant les deuiième et iroUitme divisiont 1

de l'arbre drculatoïre, dont les uns nnl contracté des adhirencfis arec les pirois (lu isiBi

anlrei aonl libres de toute adliércnce. Les premiers, comme les derniers, ont la mâoie s

IDtnenr* de la f lande thyroïde et de la leine jugulaire (Felti, ISUH^ flf. 1033- — Carotide droite avec caillot embotique arrêté au niveau de la bifuication et enroyaiii un prolon»

gement récent ("j.

)%■ I0J4. — Embolie de l'artèrs pulmonaire ("'J.

vaisseau de nouvelle Tormation pânétrint I la face alterne de t'organo ; il, orif de l'infarctus.

(*) a, cotipe de l'inrarctai ; b, liyperémle collatérale profonde, rinhrctui; c, cavité d'un autre fojor B»ngren«ui situé alalre* et autre» trace» de la trame splénique conservées au m ► f^fl, dan* la carotide interne s 6, dans li carotide primiiiva (Ivan Poumeau).

k r**) P. rameau moyen de l'artère pulmonaire ; E, l'ambolus chevauchant sur l'éperon d'une subdivision «rté- "^ ', t', thrombus engainant (secondaire); I. portion de tlirombus située en avant de l'embolu* et aUei-

> ralat^au collatéral c le plus voisin ; f, portions de tlirombus situées derriûro l'embolus, remplissant *a grande panlu les rameaut >'. <*' et se terminant en cùne (Vircliow).

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