‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 307 sur 452 · CONTENU · texte numérisé non relu

CONTENU

Le contenu d*un sac anévrysmal est toujours constitué pur du sang; mais ce sang n'est pas toujours dans le môme état, car il peut é\ie entièrement liquide, comme c'est ordinairement le cas pour les anévrysmes fusi formes, ou se montrer sous forme de caillots mous, peu consistants, analogues au caillot ordinaire que produit le sang fourni par une plaie. Cette sorte de coagulum demi-solidifié a reçu de Broca(l)le nom de cnillot passif ; ou encore la cavité peut être tapissée sur quelques points, ou dans toute son étendue, par une couche de fibrine résistante de couleur jaune-chamois, ne renfermant pas de globules dans son épaisseur. La plupart des anévrysmes sacciformes sont ainsi tapissés, au moins dans les parties où la circulation est la plus lente ; par suite, ce

(1) Broca, D's anévrysme^ y Pari», 1856.

DES ANÉVHYSMES EN GËNËRAL. — STRUCTURE.

revêtement Atainflax est aurlout étendu dsns les «nényames qui, toutes choses égalna d'ailleurs, n'ont avec l'artëre qu'un oriSce de communicatkn étroit; réaoltant de dépAta successifs (i), il tat fermé de lamelles et présente une disposition concentfiqne (Sg. 1055). Broca a donné fc cet amai de fibrine le nom de caillot actif. Nous

verrons que cette accumulation de fibrine peut amener la guérison spontanée de l'anévrysme; que nos méthodes de traitement les plus heureuses se proposent de favoriser cette accumulation; et que, dans certains cas, le choix des procédés à employer se base sur l'éraluation de la quantité de caillots actirs dont la nature

Kg. I05S. — AnéTryiDio d« U crotsc

lillot Hliriaeui, actif i'

(*) A, orISce lorienlD-tentiCDliire ; B, linas uirtlqae,' CC, poche tndTrfsintIo; DD, caillai Bbrlnsux Umol- Hltamia, lueisé p«r le milieu pour peniietu« de bien voir sa disposition stnttSde; E, orlBce conduiMnt de 1t p«Aa ■oérrysaiila dam l'aorte; F, aorte IRichot, articio Anïvrybmb du Nouveau DicHonnaire de médecine et de ehimrgit pratiques. Parii, 18SS,I. II, p. i'Cj.

B déjà amené la Tormation dans le sac. En outre, il est boD de remarquer que cette couche de fibrine résistante et élastique sert t régularieer la pression du sang, qu'elle protège la paroi de la tumeur et, suivant son épaisseur, l'empêche de se distendre davantage et de se rompre. Les anévrrsmes qui présentent ce rc- Tétement fibrineux ont, à conditions égales,

(IJ On aprétenda qnececaillot Ëuit un produit do téeréticKi d«s TÙneani ; mali, pour rôfuter cette tliéorie, U nfflt d'olsserrer qae, éans la plopart des eu, le caillot adhère t peine k 1* paroi interne du sac.

une marche plus lente que ceux o pas de caillots actifs,

Il peut être constitué eu entier par les tuniques artérielles : les truis tuniques se retrouvent dans la variété fusiformc, à moins que la tumeur n'ait un volume exceptionnel, tandis que, dans la variété saccirorme,à moins que la tumeur vienne seulement d'apparaître, les tuniques interne et moyenne manquent sur une grande partie du sac. Hais, dans lieaucoup de

RICHARD BARWELL. — ANÉVRYSME.

cas, les trois tuniques font ii la fois défaut sur une certaine étendue. Le sac est alors formé en partie par des caillots fibrineux stratifiés, en partie par les tissus voisins. Les anévrysmes thoraciques, qui pressent contre les parois de la cavité où ils siègent, ont une partie de leur sac représentée par le rachis, le sternum, les côtes ou leurs cartilages. Les tuniques artérielles distendues, qui contribuent à former le sac, ont en générul, quand il s'agit d'anévrysmes volumineux, subi la dégénérescence athéromateuse ou la dégénérescence calcaire, ou les deux à la fois. On trouve même quelquefois des plaques d*os véritable, mais le fait est rare.

Ssrmptômes de ranéTrysme.

Les symptômes de l'nnàvrysme sont quelquesuns intrinsèques ou directs ; les autres extrinsèques ou indirects.

Les symptômes intrinsèques sont des caractères inhérents à ranévrysnie lui-même. Si la pathologie était toujours absolument logique, nous pourrions les décrire comme faisant partie intégrale et nécessaire de la maladie, mais le corps humain n'est pas une machine de précision, et Tun ou Tautre de ces symptômes peut manquer.

Les symptômes extrinsèques sont dus à Tinlluencc de ranévrysinc sur les parties voisines, et doi\ent surtout ôtre regardés comme les etl'ets d'une pression mécanique. Ils varient donc avec la fonction de la partie comprimée. Dans certaines régions, les signes intrinsèques ne peuvent être constatés, ou du moins demeurent singulièrement obscurs, en raison du siège de la tumeur à rintérieur d'une cavité dont les parois sont plus ou moins résistantes. Dans les cas de ce genre, ce sont les symptômes extrinsèques qui peuvent mettre le chirurgien en état d'aflirnier l'existence d'un anévrysme (1).

Page 1