PULSATION
Le signe le plus marqué et le plus caractéristique de l'anévrNsme accessible aux mains du chirurgien est l'existence, sur le trajet d'une artère, d'une tumeur pulsatile. Si cette tumeur
(1) Jus(|u*aui dornièros années, les anévrysmes interucs, h l*e\coption do quelques anévrysmes abdomhiaux, nMntoressaicnt que le médecin; mais des travaux récents, surtout dus au D' Cocklc, à M. lleath, M. Holmes, et à moi-même, ont fait rentrer les anévrysmes tlioraciquos dans le domaine de rintenrentiou chirurgicale.
présente une forme allongée et que les battements, perçus sur un espace étroit et a?ec une force décroissante, s'étendent aune disluice considérable, en haut et en bas du membre, rané?rysmc appartient à la variété fasiforme; si la tumeur est arrondie ou ovalaire, et nettement séparée des parties voisines, tandis qne Ton ne peut sentir immédiatement au-dessus et au-dessous le battement séparé de l'artère, on peut soupçonner que Ton a affaire à un anévrysme sacciforme. Je dis soupçonner, parce que toutes les tumeurs qui battent ne sont pas de nature anévrysmale; la pulsation doit présenter le caractère particulier que ron désigne sous le nom d'expansion. C'est-à-dire, quand on saisit la tumeur entre les doigts d'une ou des deux mains, le battement doit avoir Tabr d'écarter les doigts opposés ; il ne doit pas seulement soulever la main comme par une impulsion venant de la profondeur, mais il faut sentir la tumeur se dilater et augmenter de volume à chaque battement du cœur. Quand le siège de FanéTrisiiie permet de comprimer l'artère au-dessus, la pidsaUon cesse pendant la compression, et la tumeur devient flasque et diminue de volume; elle peut même disparaître presque entièrement; une pression exercée directement sur le sac peut encore, s'il ne contient pas une grande quantité de caillots, achever de le vider (i). Le chirurgien doit alors remarquer soigneusement le volume de la dilatation vasculaire, puis il cesse brusquement la compression audessus : à ce moment il peut constater, à l'œil nu ou par le toucher, la réapparition plus ou moins brusque de la tumeur, à mesure que le sac se remplit. Dans quelques cas, c'est-à-dire quand ranévrysme communique avec l'artère par un large orifice, cette réapparition se fait très soudainement : un battement du cœur suffît à remplir tout le sac d'un coup; quand l'orifice de communication est étroit, il faut plusieurs pulsations, parfaitement visibles et distinctes ; mais je veux appeler spécialement l'attention sur ce fait que les pulsations du début sont aussi fortes ou presque aussi fortes que les battements ordinaires de la tumeur. Elles ne débutent pas faiblement pour augmenter peu à peu. Quelquefois, daus les anévr\s-
{P Cette méthode d'examen doit être employée arec de très grandes précautions, ai même elle mérite d'être employée, car les caillots qui peaveot s'être formés sont alors exposes & se déplacer, ce qui lapprime leur action farorablo et fait courir le risque d'une embolie.