‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 36 sur 452 · ULCÈRE DE LA JAMBE · texte numérisé non relu

ULCÈRE DE LA JAMBE

La plus fréquente de ces suites est V ulcère de la jambe. L'eczéma de cette partie du corps, particulièrement après Tftge moyen de la vie, revêt très facilement la forme chronique, s'accompagne d'une infiltration cellulaire profonde, à la suite de laquelle le tégument devient fortement épaissi et induré. Par suite de la gêne de la circulation dans ces tissus malades et de la faiblesse naturelle du courant circulatoire dans le membre inférieur, ces tissus perdent en grande partie leur vitaUté et sont tout disposés à devenir le siège d'un travail d'ulcération. L'ulcère peut être produit, soit par la mortification d'une partie profonde du tégument malade, soit par l'impuissance où se trouve une peau aussi profondément infiltrée de renouveler les tissus superficiels emportés par une excoriation accidentelle ou autre. Une fois établi, les dimensions de l'ulcère et sa profondeur ne sont limitées que par l'étendue de la maladie primitive dont il occupe le siège.

Sa marche est toujours assez lente; il est souvent douloureux et s'accompagne de grandes démangeaisons dans la peau qui l'environne.

C'est peut-être la variété d'ulcère la plus fréquente dans la pratique de la consultation externe.

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