I.NJECTIONS PARENCHYMATEUSES d'eHGOTINE
Elles parurent amener une amélioration marquée chez un malade de Dutoit, dont la guéri-
(1) Holmes, Lancet, feb.l2, 1876.
(2) Un fait de Dutoit, dans lequel la compression vient en aide à d'autres moyens, va être mentionné un peu plus bas.
(3) Le second fait de Fergusson ne saurait être regardé comme un succès de la malaxation.
RICHARD RARWELL. — ANËVRYSME.
son fut achevée par la compression indirecte (1). 11 s'agissait d'une dilatation fusiforme de la sous-clavière gauche, immédiatement avant son passage entre les scalènes. Dutoit employa des doses élevées, commençant par trois centigrammes, pour arriver rapidement à dix-huit centigrammes. Après la quatrième injection, la tumeur commença à diminuer, tandis que les tissus environnants devenaient extrêmement durs. Au bout d'environ trois semaines , la compression digitale était possible ; elle fut pratiquée pendant six jours, en tout vingt et une heures. L'anévrysme se solidifia. Mais on fit trois injections de plus et on employa une pelote en caoutchouc maintenue par un bandage. Le traitement demanda cinq mois. Ce fait fournit la preuve la plus évidente de Tefficacité possible de ces injections. Dans un fait de Langenbeck, où cette méthode fut employée pour la première fois, le résultat définitif fut douteux. Je if ai pas trouvé d'autre exemple d'un résultat favorable obtenu à l'aide de cette méthode, mais elle a été fréquemment mise en usage sans aucun succès.