‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 368 sur 452 · PORTION · texte numérisé non relu

PORTION

Si la sec(mde portion de la sous-claviùre a été si rarement liée pour cause d'anévrysme, cela tient probablement à l'idée exagérée que l'on se fait des difficultés de cette opération. Je ne puis m'empécher de croire que cette ligature pourfait, avec avantage, être substituée à celle de la troisième portion dans un nombre considérable de faits, car, ainsi que je l'ai déjà remarqué, le vaisseau est moins souvent malade au point où il est soutenu par les muscles que partout aiUears, et d'ordinaire, il ne natt de cette portion qu'une seule branche collatérale. Je ne puis trouver que neuf faits se rapportant à cette opération, avec quatre guérisons seulement, et cinq morts. En analysant les causes de la mort, nous voyons qu'un seul opéré mourut d'hémorrhagie secondaire (Liston); un autre fut emporté par des troubles cérébraux, dont la cause demeure obscure; dans deux faits d'anévrysme traumatique diffus (3), la terminaison fatale re-

eonsécative de U tète humérale furent pratiquées pour ane hémorrhtgie secondaire après ligature de la seconde portion de Tartère, plutôt que pour Tanévrysme sous-clavier; la malade guérit.

(t) Un des faits de M. Poland se rapporte en réalité à la ligature de la secondé portion, et Je trouve, postérieurement au mémoire de ce chirurgien, un autre fait qui a été aussi classé inexactement.

(2) La difflculté qn*on éprouve à déterminer^ avant la mise à nu de Tartère, la hauteur exacte à laquelle i*arrète la maladie, ne saurait être contestée ; mais, une fols le vaisseau à nu, le chirurgien est maître do placer la ligature en arrière du scalène.

(8) n 8*agissait en réalité d*une plaie artérielle; c'est sur Tabsence relative de Thémorrhagie, cette cause ordinaire de la mort dans les opérations pratiquées plus près du cœur, que je m*appuierais surtout pour soutenir les préceptes formulés dans le texte.

connut pour cause des accidents de pyoémie ; un autre opéré mourut à la suite d'excès de boisson, quand il était presque guéri (Gay). Ainsi quatre morts sur cinq peuvent être considérées comme n'ayant aucun rapport intime avec l'opératioii, et nous pouvons, par suite, les regarder comme à peu près accidentelles.

11 nous faut encore citer sept fails, dans lesquels le sac anévrysmal recouvrait Turlère de tellefaçon qu'on ne pouvaitarriver sur le vaisseau sans exposer le malade à un injustifiable danger. Sur ce nombre de faits, où l'opération fut commencée pour être abandonnée avant son achèvement, cinq se terminèrent par la mort; un autre fut suivi de guérison (probablement à la suite de la malaxation faite involontairement pendant l'opération); dans un cas, le résultat n'est pas connu.

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