MÉDICATION GÉNÉRALE
Elle s'adresse à la nature de la névralgie, qui est souvent, comme nous Tavons vu, sous la dépendance d'un étal constitutionnel. Il est nécessaire de modifier celui-ci, si l'on veut obtenir la disparition de l'attaque de névralgie et prévenir le retour de nouvelles attaques. Souvent la médication générale a réussi quand toutes les autres avaient échoué. Aussi, quand elle est indiquée, faut-il avoir soin de l'employer dès le début du traitement.
La médication varie selon la nature de l'étal constitutionnel, arthritisme, impadulisme, syphilis, etc.
A cette médication générale il faudra ajouter quelques règles générales d'hygiène : une alimentation non excitante, abstinence de café, Iht», alcool; repos intellectuel; rareté des rapports sexuels; faire de rexercice au grand air, de rh>drolb('rapie : prendre des bains calmants, des bains froiil^, des l)aiiis de mer dans certains cas.
Le mode de rb\drothérapie et la nature des liains varieront avec 1 état général douches chaudes, fnûties, douches écossaises, bains de >u[)eur, fumigations, étuves sèches, bains maure, etc. .
V" < uMUMTUK l'aI.TKUATION NKUVEL'SK LOCALE.
i;n mi^me temps que l'on administrera la médira lion grnérale, il est nécessaire de combattre l'altération iirrnu>e locale.
Une inlervenlion chirurgicale est nécessaire dès le début, si la névralgie a une cause mécanique, présence d'un corps étranger, compression et irritation du nerl" par une exostose, un cal (dégagement d'un nerf enclavé), une cicatrice, une tumeur du nerf ou de son voisinage.
Si la congestion ou la névrite existe seule ou persiste, on emploiera les ventouses scarifiées, |<*H révulsifs sur le trajet du nerf, les vésicatoires, b^H applications irritantes, les pointes de feu, les niutérisalioiïsàl'acidesulfurique, dont ilfaut être
sobre, etc., la douche locale, la douche filiforme. On a recommandé raquapuncture iSiredey], les injections sous-cutanées irritantes, injections de nitrate d'argent, de sel mario . Luton ; Télectricité peut être utilement enployée.
3* COMBATTRE LA DOULEl'R.
Aux deux médications prédédentes il faut ajouter celle qui a pour but de combattre la douleur.
Cette médication joue toujours un grand rôl« et quelquefois est seule employée quand on ne trouve ni état morbide constitutionnel ni altération locale ; on a généralement trop de tendance à insister sur cette médication, tandis qu'on néglige plus ou moins complètement les autres; elle rend de grands services, mais les premières sont seules vraiment curatives.
Contre la douleur on administre les calmants en injections sous-cutanées, en applications topiques, et à l'intérieur.
Les injections sous-cutanées les pi us employées sont celles de chlorhydrate de morphine, depuis 5 milligrammes ; les injections de chloroforme ^Bartholow, Besnien à la dose de 1 , 2, 3 grammes ; les injections d'atropine, à la dose de 1 à 2 milligrammes ; elles sont d'un emploi plus dangereux.
On a aussi administré la morphine par la méthode endermique, au mo>en d'un petit vésicatoire.
On a fait divers topiques à base d'opium, des liniments laudanisés, puis des applications sur la peau de chloroforme et d'éther, des pommades calmantes, pommades à la vératrine et à la morphine.
ArmaitigauU a obtenu des succès par l'emploi de révulsifs, vésicatoires, pointes de feu, etc., au niveau des points douloureux apophysaires. lluchard les combat par des pulvérisations d'cth«r sur la colonne vertébrale.
On a conseillé aussi l'acupuncture, l'éleclropunclure, les courants contiims fournis par une pile de dix à douze éléments, le pôle négatif étant placé à la sortie du tronc nerveux, le pùlo positif à la périphérie.
Bcard insiste sur le traitement de la névralgie par réleclricité soit faradique soit galvanique; celle-ci conviendrait mieux pour les névralgies vraies.
Beard considère la névralgie comme étant le plus souvent une maladie d'origine centrale: d'où pour lui la nécessité de faire passer le courant non-seulement sur le siège de la douleur, qui est mobile, mais aussi sur le système ner-