‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 409 sur 452 · TUMEURS DES NERFS. — SECTION DU NERF CUBITAL · texte numérisé non relu

TUMEURS DES NERFS. — SECTION DU NERF CUBITAL

sont possibles Jiais faibles, les lombricanz ne partissent donc pas paralysés, mais le mouvement est incomplet et la malade ne peut fermer le poing.

Les doigts étant écartés, la malade ne peut les rap procher de Taxe do la main (paralysie des interosseux palmaires).

Il en est de môme des inter-osseux dorsaux, car les doigts ne peuvent s*écarter Tun de Tantre.

Enfin le mouvement de flexion des troisièmes phalanges des deux derniers doigts est aboli (paralysie des *2 faisceaux internes du fléchisseur profond).

On le constate facilement en fixant la deuxième phalange et en faisant fléchir la troisième. Le mouvement se fait facilement pour les trois doigts externes et est impossible pour les deux derniers.

Le 19 juin, il n'y a pas trace de grifl'e cubitale; la malade éprouve toujours dans la main des douleurs spontanées et à la pression. L'atrophie musculaire commence à se manifester au niveau de Téminence hypothénar et au niveau de la face palmaire, dont les tendons fléchisseurs sont pins apparents.

La peau est un peu luisante sur la face palmaire et sur la face dorsale ; le matin la main est gonflée et les mouvements sont raides.

En outre de ces troubles situés dans le territoire du nerf coupé, la malade accuse des douleurs dans tout le membre supérieur, dans le coude, dans Tcpaule, le long du bras et de Tavant-bras. Il semble qu'il y ait déjà des phénomènes de névrite ascendante et d'irritation centrale.

Examen de la tumeur, — Elle mesure 4 centimètres de long, 2 1/2 de large et cube 13 centimètres ; elle csi ovulaire. A la coupe elle est gris-jaunàtre, translucide par places, où Ton croit retrouver les caractères du myxome ; elle renferme des tractus fibreux, sa consistance est assez ferme.

L'examen histologique fait par Variot lui a permis de constater qu'un certain nombre de tubes à myéline parfaitement conservés étaient refoulés à la périphérie de la tumeur, c La masse, la gangue de la pièce est formée de tissu fibreux ou plutôt fibro^ filnstique, »

\^Sedion du nerf cubital et ses conséquences.)

Cette observation est un type de la paralysie truumalique du nerf cubital après section complète ; le traumatisme est bien précis et net : l'on sait que le nerf cubiHal seul a été lésé audessous du coude et (]u'aucune complication ne s*est ajoutée au traumatisme lui-même.

Quels sont donc, en effet, les symptômes de la section du nerf cubital ?

Celui-ci est un nerf mixte qui distribue la sensibilité et la motilité à certaines parties de la main et des doigts ; de plus, comme les autres nerfs rachidiens, il joue aussi un rôle dans la nutrition et ajoute son action à celle des vaso-moteurs du grand sympathique.

Quand le nerf est paralysé, les troubles que Ton observe sont dus, pour la plupart, à la cessation des fonctions de trois ordres que nous venons d'indiquer.

Parmi les symptômes, les uns sont communs à toutes les paralysies des nerfs mixtes, ce sont les troubles trophiques et les lésions nerveuses secondaires sur lesquels nous n'avons pas à revenir et que Ton trouvera décrits plus haut au chapitre des troubles consécutifs aux blessures des nerfs ; les symptômes propres à la paralysie de chaque nerf sont ceux qui portent sur les troubles de la sensibilité et de la motilité, eux seuls nécessitent une relation spéciale.

Le nerf cubital donne la sensibilité au tiers interne de la face palmaire et de la face dorsale de la main et à certains doigts.

Jusque dans ces derniers temps l'on admettait que ce nerf donnait cinq collatéraux dorsaux et trois palmaires, Richelot a montré que la branche dorsale du cubital fournissait seulement deux collatéraux dorsaux destinés au petit doigt; les trois autres rameaux dorsaux venant de la môme branche se perdent sur les deux côtés de la première phalange de Tannulaire et sur le côté interne de la première phalange du médius.

La branche palmaire du cubital fournit trois collatéraux palmaires dont le troisième ou collatéral palmaire interne de l'annulaire fournit le collatéral dorsal interne du môme doigt.

En résumé, d'après les recherches de Richelot, le nerf cubital donne la sensibilité au petit doigt, à la moitié interne de l'annulaire, à la moitié externe de la face dorsale de la première phalange de ce doigt et à la moitié interne de la face dorsale de la première phalange du médius.

Cette distribution anatomique du nerf nous indique quels seront les points anesthésiés après sa section et l'observation clinique avait déjà montré à Létiévant (1) que le plus souvent l'anesthésie était limitée à l'auriculaire et à une partie de l'annulaire ainsi que l'indiquent les figures suivantes de son Traité des sections nerveuses (fig. 1091 et 1092).

On y remarque que l'anesthésie a son maximum sur le bord interne A de la région hypothénar, son minimum B sur la bordure de la plaque et qu'il existe une zone intermédiaire C, où l'état de l'anesthésie tient le milieu entre ces deux extrêmes.

(1) E. Létiévant, Traité des sections nerveuses, physiologie pathologique^ indications^ procédés opératoires, Paris, 1873.

NICAISE. — MALADIES CHIRURGICALES DES .NERFS

lio

r dénommée tensi-

lolililë, ilsprésenieurs mouvements

Les modiBcatioos qu'on obaerve dans l'élcndue delà «me anesltiésiée tiennenl à la $miibiUU rieurraite d'Arloing el Triple biliti collatérak par Richelul.

Quant au\ troubles de la i tcnt de rimportanee, car plui des doigU sont abolis.

Le nerf cubital anime le muscle cubital antérieur, les deux faisceaux internes du fléchisseur profood, l'adducteur du pouce, les muscles de l'éminence hypothénar (palmaire cutané, adducteur, court fléchisseur et oppo-

sant du petit doigt), les interosieux doraaui et palmaires et les trobième et quatrième lombricaui. Si ces muscles ne sont pas volumineai, la perte de leur action g£ne singulièrement les mouvements des doigts.

Dans la parslisiedu muscle cubital antérienr, on sent moins la corde Tormée par son tendoa au-dessus du pisiforme; il est suppléé dans son action pour la flexion de la main, par les muscle s palmaires animés par le nerf médian, poor l'adduction de la main par le muscle cubital postérieur (nerr radial).

FiR. 1

Pli<l

■iicsUiésîi

Il du iicrf cubital .l^tio

La paralysie des deux Taisccaux internes du fléchisseur profond qui s'insèreril ii la dernière phulange ubolil la llexion de In troisième phalange de l'auriculaire et de l'annulaire.

Piirsuilc de la paralysie des muscles de l'éniinenec hjpolhénHr, le palmaire cutinié ne creuse plus de sillon sur la peuu, l'adduclion du petit doigt qui éloigne celui-ci de l'axe de In main est abolie, le mouvement d'oppositiun n'existe plus cl le petit doigt ne peut non plus se ilccliir sur In main, d'autant que les muscles inlcrosseux et loniliricuux qui Hocbisseul la preniitTO phalange sont paruljsé'.

Du côti^ du pouce, l'adducleur seul est paralysé i l'adduction est faite par l'opposant (nerf mé-

dian), mais il ï a un peu de rotatinn du puce sur son axe, il regarde plus en dedans par sa face palmaire.

Il MOUS reste \ examiner les mouvements de flexion, d'extension et de latéralité des doigts.

Ileniarquons d'abord que chaque phalange a son muscle fléchisseur, la troisit-me e>t lléihie pur lu lli-ctiissour profond, la seconde pur le fl(''cliisseur sublime, la proniièro par les muscles inicrosscux et les lombricaux.

Nous avons vu que la flexion de la troisième phalange de l'auriculaire et de l'annulaire ne se fait plus, par suite de In parahsie des deu\ faisceaux internes du fléchisseur profond.

Les secondes phalanges des quatre derniers

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