PLAIES PAR INSTRUMENT PIQUANT ET PAR INSTRUMENT TRANCHANT
Elles se terminenl d'ordinaire par suppuration avec oblitération de la cavité. Dans des condilions favorables, il est possible qu'elles puissent guérir immédiatement, ainsi que le font quelquefois les lésions semblables des articulations. Les plaies des bourses séreuses superficielles sont ordinairement de peu de conséquence. Le repos, un drainage bien fait, un pansement antiseptique, s'il est possible, ou un pansement quelconque analogue à celui qui conviendrait à toute blessure qui pénétre jusqu'au tissu cellulaire, voilà tout ce qu'il faut d'ordinaire. S'il survient de Tinflammation ou un érysipèle phlegmoneux, des lotions évaporatives froides, des irrigations d'eau phéniquée faible, des cataplasmes ou la boite de son — qui fournit un soutien et une compression uniformes et absorbe en même temps les liquides épanchés — sont parfaitement indiqués, ainsi que les incisions nécessaires pour assurer le libre écoulement des liquides de la plaie (1). Si, comme il n'est pas rare de l'observer, la bourse séreuse lésée communique avec une articulation, ce qu'on a véritablement à traiter, au point de vue pratique, c'est une lésion articulaire. En présence d'une plaie d'une bourse séreuse voisine d'une jointure, le diagnostic entre la simple lésion d'une bourse séreuse et une plaie d'articulation exige beaucoup d'attention, car, dans l'une comme dans l'autre, il y a écoulement de synovie. Si la blessure ne peut être explorée au moyen du doigt, le seul guide restant sera la direction et la prolondeur de la plaie, et la connaissance de la présence normale d'une bourse séreuse sur ^a trajet. Après s'être assuré que la bourse séreuse est seule atteinte, le point important qu'il s'agit de déterminer ensuite, c'est de savoir si cette poche communique ou non avec l'articulation. Cela ne peut être décidé que grâce à une connaissance exacte de l'anatomie normale <le la région, jointe au souvenir de ce fait d'ob- ^nration que plus le malade est âgé, plus il est probable que la bourse séreuse communique avec la jointure. Je dois insister surtout sur ce
ylj Voy. également, p. 109, le traitement général de l'IofUounation des bourses séreuses.
Encycl. de chirurgie.
point que, dans tous les cas, il vaut mieux se tromper dans le sens de la prudence et instituer le traitement comme s'il s'agissait d'une lésion articulaire, car une suppuration périartlculaire profonde finit souvent par des troubles de l'articulation même.
Traitement.
Le repos complet, un régime atténué tout d'abord, un drainage assuré, des pansements antiseptiques, les irrigations froides, tout, en résumé, ce qui peut favoriser une cicatrisation rapide, doit être mis en usage. Plus tard, si le pus se forme, on pratiquera de larges incisions et l'on prescrira en même temps les toniques et un régime approprié.