BOURSES SÉREUSES SUPRA-THYROIDIENNE
tiques auxquelles les hommes sont généralement indifférents. Le volume de ces hygromas antéthyroïdiens varie de celui d'un œuf de poule à celui d'une petite orange. Ils sont sous-cutanés, lisses, à parois minces, élastiques, solidement fixés au larynx et contiennent ordinairement une sérosité jaunâtre claire. Presque invariablement placé exactement sur la ligne médiane, leur siège change d*un point situé immédiatement au-dessus du cartilage thyroïde à un autre point placé au-dessus du cartilage cricoîde. Ils peuvent disparaître temporairement pour reparaître ensuite, ou, dans des cas très rares, la tumeur peut ne plus se remplir. Une terminaison qui s'observe quelquefois, dans ce cas ainsi que dans les deux autres variétés, c'est l'ouvepture spontanée dans le larynx. Ces tumeurs sont toujours lentes à se développer, et leur étiologie est obscure. J*ai vu une inflammation subaiguë de cette bourse séreuse causée par une chute sur les fesses, le choc en retour du tronc amenant forcément Textension delà tète.
BOURSE SÉREUSE INFRA-HYOÏDIENNE (HY- GROMA SOUS-UYOIDIEN OU THYRO-HYOI- DIEN, GRENOUILLETTË SOUS-UYOIDIENNE).
Sauf en ce qui dépend de leur situation plus élevée et un peu moins superficielle, et des troubles qu'elles peuvent amener à l'occasion dans la respiration et la déghitition, Thisloire et les symptômes des tumeurs de ce sac correspondent rigoureusement à ceux de la bourse anté-thyroïdienne.
Diagnostic des tumeurs formées par les 'bourses séreuses anté-thyroTdiennes et infra- hyoïdiennes.
Comme ces deux bourses séreuses se meuvent dans l'acte de la respiration et dans celui de la déglutition, il y a risque de confondre ces tumeurs avec les kystes de la glande thyroïde. Leur histoire, l'état évidemment sain de la glande, les caractères du liquide évacué par l'aiguille exploratrice, lequel est sanguinolent et granuleux, rendent le diagnostic évident. La
question de savoir laquelle des deux bourses
séreuses est affectée n'a aucune importance
pratique.
^ne injection de teinture d'iode, à la suite ^e la ponction, est probablement le meilleur et
le plus sûr mode de traitement. L'incision, à la suite de laquelle on bourre la plaie de charpie, amènera une guérison à la fois prompte et sûre (1). L'excision, dans beaucoup de cas, est difficile, dangereuse môme et quelquefois impossible à conduire à bonne fin. Cette opération est souvent, en outre, suivie de fistules incommodes et difficiles à guérir. J.-H. Pooley (2) a émis l'opinion que certaines fistules médianes congénitales pourraient être la conséquence d'affections de ces bourses séreuses qui se seraient produites avant la naissance. Ces fistules médianes n'ont d'ailleurs absolument rien de commun et contrastent au contraire avec les arrêts de développement qui ressemblent aux ouvertures branchiales (fistules branchiales) et qui siègent toujours latéralement (3).