‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 84 sur 452 · BOURSE SÉREUSE DU PSOAS-ILIAQUE · texte numérisé non relu

BOURSE SÉREUSE DU PSOAS-ILIAQUE

Lorsqu'elle est dilatée, elle se présente sous l'aspect d'une tumeur fluctuante située à la partie antérieure et interne de la cuisse. Elle peut atteindre un grand volume, jusqu'à celui d'une tête d'enfant, et quelques-unes de ses parties peuvent être dures au toucher. Lorsque la suppuration se produit, le pus pointe au-dessous, soit au bord du muscle grand fessier, soit au côté externe des vaisseaux fémoraux ou dans l'un et l'autre point. Dans l'un des cas qui ont été publiés, les os iliaques sous-jacents étaient nécronés. Le membre est fléchi par suite de l'irritation du psoas et pour éviter la pression du sac enflammé ; il en résulte un certain degré de claudication.

Diagnostic.

Cette affection ne peut guère être confondue avec aucune autre, si ce n'est avec la coxalgie; le diagnostic différentiel de ces deux maladies sera étudié tout à l'heure. On distingue la bourse séreuse distendue d'une hernie crurale par l'absence d'impulsion à la toux, de sonorité à la percussion, et de la sensation caractéristique qui accompagne la réduction — en supposant qu'il fût possible, dans un cas donné, où le liquide serait en très petite quantité, de le refouler dans l'articulation coxo-fémorale, — et par la situation qu'occupent les vaisseaux fémoraux au côté interne de la tumeur. On la distingue de la psoitis suppurée par l'absence de signes de carie des vertèbres et par l'histoire de la maladie. On la distingue de la coxalgie par l'absence de douleur à la pression sur la face externe et sur la face postérieure du grand trochanter, et par ce fait que, en allant avec pré- ' caution, on peut, sans difficulté, opérer la \ flexion de la cuisse sans soulever le bassin. Cela ne se peut pas dans la coxalgie, car, dans cette affection, dès qu'un certain degré très limité de flexion a été obtenu, le bassin se meut avec le fémur. Si le muscle psoas-iliaque est dans le relâchement, il n'y a pas de douleur dans rinflammation de la bourse séreuse quand on presse la tête du fémur contre la cavité, soit directement, en frappant sur le grand trochanler, soit indirectement en appliquant la force sur le genou. Il est clair qu'en faisant mouvoir l'articulation on ne saurait réussir à déterminer aucune espèce de craquement, même si l'on emploie l'anesthésie. La douleur n'est jamais reportée au genou.

Barwell (t) appelle l'attention sur la douleur qui se fait sentir à l'insertion du droit interne et des adducteurs, et qui est commune à la fois à l'inQammation de la bourse séreuse dont il s'agit et à la fracture avec engrènement du col du fémur. J'ai peine à croire qu'il y ait des chances pour que ces deux affections puissent être confondues, et je fais cette allusion uniquement parce qu'une aussi importante autorité que Barwell a regardé la méprise comme possible.

(1) Diseases of Joints, 1881, p. 489.

DIAGNOSTIC

Traitement.

i cette bourse séreuse communique ment avec l'articulation coxo-fc morale, )n est le seul moyen auquel on doive on le fera suivre de l'application de es et de compression. Si le pus se chemine d'une manière évidente vers 3 et que l'aspiration ne réussisse pas, pratiquer une large ouverture, mais précautions antiseptiques les plus ris (i). Les fistules, nécroses, etc., qui en résulter, devront être traitées d'arègles générales, sans jamais perdre proximité de l'articulation coxo-fémofacilité avec laquelle l'articulation peut hie.

Page 1