‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 85 sur 452 · SE SEREUSE DU GRAND FESSIER · texte numérisé non relu

SE SEREUSE DU GRAND FESSIER

rtance du diagnostic des affections de rse séreuse deviendra évidente lorsque lies auront été décrites, il est probable irie du grand trocbanter est quelquenséquence de la suppuration de cette ). Le malade rapportera probablement de sa maladie à un coup violent porté temps auparavant sur le grand troayant amené une douleur passagère idication, et suivi d'une inflammation 3, d'atrophie de la cuisse et d'aplatisse* la fesse. Au moment où le malade se au chirurgien, la cuisse est ordinaires l'adduction (3j et fléchie sur le bassin les mouvements que Ton imprime au ms certains cas, il y a certainement alit apparent du membre : le grand tro-^ st saillant et semble plus bas du côté e du côté sain* L'extension ou la rodedans, qui tend les muscles fessiers, t une douleur immédiate, non pas iculation, mais sur le trocbanter et à upérieure de la cuisse. On ne parvient de la douleur dans la Jointure, ni en

ffer rapporte {Centralblatt f. Chir., 1880, 433) un cas de suppuration de la bourse psoas illaque, où le sac s'ouvrait dans Tarît dans lequel le traitement par Tincision tge fut suivi d*une guérison complète avec Q des mouvements de l'articulation . Je n'ai émoire original, mais seulement un extrait es faits comme ils viennent d*6tre énoncés. Teale, Lancet, 1870.

Vab, Lancet, Nov. 1?, 1870. I

Encycl. de chirurgie.

pressant les surfaces articulaires l'une contre l'autre en appuyant sur le trocbanter, ni en imprimant à la tête du fémur une impulsion de bas en haut au moyen de coups, etc., portés sur le genou, bien que des douleurs plus ou moins violentes puissent être ressenties au niveau du trochanter quand on y exerce une pression. La suppuration se produit lentement et s'accumule souvent en vastes collections qui finissent par se faire jour en déterminant une amélioration marquée de tous les symptômes. Dans quelques cas, tous les mouvements de l'articulation deviennent alors possibles et indolores, et le malade guérit rapidement et définitivement. Dans d'autres cas, ou bien la guérison s'opère avec lenteur et difficulté, ou bien, une fistule se produisant, l'afi'ection simule de très près un cas de coxalgie.

Diagnostic.

Bien qu*une recherche soigneuse de tous les caractères qui viennent d'être énumérés devrait toujours amener une appréciation juste, il y a eu, cependant, des cas où des chirurgiens expérimentés ont pris cette afi'ection pour une coxalgie ; il convient donc de récapituler les symptômes déjà énumérés, en y ajoutant l'étude de quelques points particuliers. Il y a toujours souvenir d'un coup violent reçu sur le trochanter, rapidement suivi d'ordinaire d'un gonflement de la région lésée. Il n'y a aucune douleur dans Tarticulation elle-même, il n'y a pas non plus de douleur sympathique dans le genou.. Bien que, nécessairement, la compression exercée en arrière du trochanter amène de la douleur, une pression exercée dans l'aine ne révèle aucune sensibilité particulière et, sous l'influence des anesthésiques, les mouvements combinés se trouvent être parfaitement libres et complètement normaux. L'exploration des trajets fistuleux, quand il en existe, ne permettra pas de constater la dénudation de l'os et démontrera que la maladie est limitée aux bourses séreuses. La rapidité de la guérison après l'évacuation du pus, ainsi que la conservation des mouvements de l'articulation, sont en contradiction complète avec ce qui s'observe lorsque la suppuration envahit l'articulation coxo-fémorale elle-même. M. Teale (1) assure que certains cas de guérison rapide, à la suite de l'ouverture d'un abcès supposé du psoas, peuvent avoir été des cas méconnus d'aiïection de la bourse séreuse trochantérieime.

(1) T.-P. Teale, loc. cit.

130 CHARLES B. NANGREDE. — ULESSURtS ET MAL. DES BOURSES SÉREUSES.

Traitement.

Si la colleclion purulente est considérable, il faut pratiquer l'aspiration ou l'incision antiseptique. S'il en résulte des trajets fistuleux, il faut les dilater de façon à permettre l'introduction du doigt, qui fera découvrir aisément la cause de la lenteur de la cicatrisation, c'est-à-dire la constriction et la compression produites sur les parties malades par le tendon aplati du grand fessier qu'il convient de couper largement en travers. La fausse membrane qui tapisse la cavité, etc., doit être dilacérée avec le doigt et le cas doit être traité, du reste, suivant les règles générales (1).

BOURSES DE L*ISCHION.

Toutes celles qui ont été énumérées plus haut peuvent être malades. L'affection se montre le plus souvent chez les personnes ù qui leurs occupations imposent la position assise et un mouvement occasionnel de glissement, ainsi les tisserands et les bateliers, d'où les noms de Spittalfields weavers»ein Lightermans' boiiom.

Si la suppuration se produisait, des fistules gênantes pourraient s'établir, et il faudrait les traiter d'après les règles ordinaires, par des sétons, des injections stimulantes suivies de compression et d'incisions appropriées, lorsqu'elles peuvent être

pratiquées avec avantage et sécurité. Plus ordinairement, toutefois, les parois des bourses séreuses s'épaississent, et il faut avoir recours soit à l'excision par dissection attentive, soit à l'incision antiseptique de Volkmann (1).

BOUllSE SÉREUSE DE L'OBTURATEUR LNTER.XE.

Je ne mentionne qu'incidemment le cas suivant , parce que le résultat obtenu indique d'une façon évidente quel doit être le traitement opératoire à appliquer à la dilatation sans suppuration de l'une quelconque des nombreuses autres bourses séreuses de la hanche. La lumeur se montra chez un médecin aiïccté de diathèse [rhumatismale incontestée et fut reconnue à ce trait qu'elle ne devenait tendue et saillante qu'au moment où le muscle obturateur interne était en contraction. La ponction fut suivie d'une guérison radicale et définitive. Dans les cas de ce genre, il faut essayer d'abord les moyens généraux appropriés ; si, môme combinés avec le repos, ils ne réussissent pas, il faut avoir recours à la ponction pratiquée au moyen de l'aspirateur. Les vésicatoires et la compression, pour les raisons indiquées au moment où il a été parlé de ces moyens thérapeutiques, ne peuvent être ici d'aucune utilité, à cause de la situation profonde de la bourse séreuse dont il s'agit; ainsi, du reste, que deU plupart des bourses séreuses de la hanche.

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