WILLIAM HUNT. — DELIRIUM TRAUMA.TIQUE
temps, la sensibilité à la douleur n'existant plus et le sens du toucher se trouvant détruit en même temps que la peau, son principal organe, rintelligence n*a pas conscience de l'étendue de ce malheur. J*ai vu, à la suite de vastes et profondes brûlureSjle patient promener ses regards sur son corps ratatiné, carbonisé, mortifié. Une heure avant sa mort un enfant, atteint de semblables brûlures, s^amusait avec des jouets. On observe quelquefois, dans ces conditions, un délire calme et goi.
« La mort, ayant atteint les parties externes, les laisse insensibles; U ne lui reste plus que TinteUi* gence dont elle va bientôt s'emparer, elle la sorexctte par un fouie d'idées bizarres qui se pressent et te heurtent en une confusion incroyable. Il est étran^ d'entendre un moribond chanter. »
Ces malades sont plus à plaindre que ceux dont les brûlures sont inévitablement mortella et cependant qui survivent au choc pendant des jours, des semaines et quelquefois des mois. Y a-t-il lieu de s'étonner que tous ces malades
1 Respiration.
TEMPÉRATURE
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