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Fig. 26. — Tracé thermométrique de E. K. ftgé de 37 ans. Délire traumatique à la suite de brûlures éteadncs de la face, du cou, des bras, des mains et du tronc, ayant atteint la peau et les aponévroses superflciellei Depuis le 14 mai Jusqu'au Jour de la mort, le délire n'a pas cessé d'être violent et on dut recourir à l'emploi de moyens de cx)ercition. Le traitement consista en Tadministration de 1 gramme de bromure de potuâoin avec 0,50 d'hydrate de chloral et 5 gouttes de teinture de digitale toutes les quatre heures.
ont le délire qui, chez quelques-uns, dure jusqu'à la fin? Le délire atteint aussi ceux qui guérissent, mais il est variable de durée et d'intensité. Le toucher, le premier des sens, duquel tous les autres dérivent et qui nous permet de nous former une idée du monde extérieur, o subi des désordres énormes et ne donne plus au sensorîum que l'impression de la souffrance. Un
nombre considérable de fibres et de cellules sont atteintes dans leurs fonctions de conduo» teurs et de récepteurs. Les lésions de la surface sont tellement grandes que ce serait un ndrade si le centre ne s*en ressentait pas. Je in*attendrais bien plutôt à trouver des exsudalioDS irrltalivcs sur la substance corticale des régions postérieuresi dans les cas de brûlures mot-
CAUSES DU DELIRE TRAUMATIQUE
telles, qae des ulcéralîons dans le duodénam. Eo outre de la douleur» comme cause productrice du délire dans les brûlures, la fièvre Innmatîque avec son cortège symptomatique habituel vient aussi contribuer à son développement. Cependant ce symptôme n*est pas commun, car quand les surfaces sont devenues nettes, que les papilles sont couvertes de granuhtions, il est étonnant de voir combien le patient est devenu tolérant, et quand la réparation est en plein progrès, il arrive jusqu'à la guérison,
qui est lente à se faire, sans aucun troubli mental.
J*ai devant les yeux les tracés thermométriques de six cas de brûlures avec délire. Il y eut quatre guérisons et deux morts. Parmi ces deux derniers, il y avait un cas de brûlure parle feu et l'autre par Teau bouillante. Je joins ici les tracés des figures 26, 27 et celui de la figure 28 où la brûlure par le feu s'est terminée par la guérison.
Dans deux de ces cas le délire débuta le second
TEMPÉRATURE
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^. 27. ~ Tracé thermométrique de P. M. &gé de 23 ans. Délire traumatiquo à la suite de brûlure par l'eau bouillante de la (ace du cou, des avant-bras, des mains et des voies aériennes (par inhalation). Un violent délire furieux commença le 13 août (second Jour) et continua Jour et nuit Jusqu'à la mort du malade nécesutant remploi de moyens de coercition. Le traitement consista en radministration de 1 ,50 de bromure do potassium ; 10 gouttes de teinture de digitale toutes les quatre heures ; 0,50 d'hydrate de cbloral toutes les six heures et 0,02 de morphine en injection hypodermique la nuit
leur et dans l'autre, le quatrième jour, certainement trop tôt, à mon. avis, ou tout au moins dans Ici deux premiers cas, d'après ce qui se passe d'habitude dans la fièvre traumatique. 11 n'y eut pas de delirium tremens dans ces trois cas. La destruction absolue et rapide de la surface papillaire du derme ne se produit pas à un degré •nssi marqué dans les cas mortels de brûlure par l'eau bouillante que dans ceux de brûlure ptrle feu. Aussi, chez les premiers, un délire imsque peut tomber quand arrive l'insensibilité des parties atteintes.
Vérysipéle est une cause active de délire. Qoand la maladie siège à la face et au cuir chevelu, un délire Tiolent peut se développer très
vite. Il n'y a pas de doute, à mon avis, que la contiguïté des tissus et l'apport sanguin provenant d'une même source ne soient les agents de production de congestions méningées qîii jouent, dans ces circonstances, un grand rôle dans le développement du délire, et que, dans la première période, le cerveau est influencé beaucoup plus par cet état que par la présence do produits infectieux. C'est dans ces circonstances que la saignée est admissible, si on y a jamais récours. Quand d'autres parties du corps sont couvertes de larges plaques d'érysipèle, on se trouve en présence de conditions analogues à celles d'une brûlure étendue et superficielle et, comme conséquence de ce fait, on observe un