‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 197 sur 343 · PB08TAT1TE · texte numérisé non relu

PB08TAT1TE

Moins fréquente qu'un léger degré de cystite.

Douleur périnéale et rectale.

CTSTITB.

S'observe à an faible degré, peut-être dans le quart des cas.

Un peu de douleur possible du périnée à la pression ; mais pas de douleur rectale.

Douleur brûlante, non modifiée par la défécation.

Douleur intense au nooment du passage des dernières gouttes d'urine.

Ténesme constant et intense très caractéristique.

Dimensions du Jet pas toujours modifiées.

Rétention d'urine rare.

Urine trouble et visqueuse, les dernières gouttes mélangées de sang.

Rien de semblable.

Douleur violente et pultative, exaspérée par la défécation.

Douleur non augmentée à la fia de la miction.

Tcnesme non constant.

Jet d'urine diminué en dimension.

Rétention d*urine com-

orane.

Urine peu altérée eu apparence.

Toucher rectal indiquant de l'hypertropliio et une grande sensibilité de la prostate. I

Deux conditions pathologiques, selon M. Reginald Harrison, simulent la prostatite aiguë : la première est l'inflammation et la suppuration du pourtour de la portion membraneuse de Turèthre, conséquence de Turéthrite ; la seconde estrinflammationet la thrombose des veines du plexus prostatique. Le diagnostic entre la première de ces altérations et la prostatite repose surtout sur la situation du gonflement, qui dans ce cas est périnéale, tandis que dans la prostatite il est difficile d'imaginer comment la tuméfaction pourrait envahir la région du périnée. Elle ne se montre certainement pas en ce point dans lliypertrophie sénile. Quand la suppuration se produit, le pus peut se jour faire par le périnée, quand il provient d'une péri urétbrite;

mais jamais quand il vient d'une prostatite (I).

L'autre affection serait rare. M. Harrison, qui en a vu seulement deux cas, dit qu'on observe d'abord un œdème du prépuce dû à la thrombose de la veine dorsale du pénis. Dans les deux cas U survient au bout de quelques jours un sentiment de pesanteur au périnée, de la fréquence de la miction et de la gêne rapportée au col vésical. Le toucher rectal aurait montre que ces symptômes ne tiendraient p€is à l'inflammation de la glande, mais à l'extension de l'engorgement veineux au plexus prostatique.

Je n'ai jamais observé de cas semblables, et je ne crois pas que le toucher rectal puisse indiquer avec quelque précision l'état des veines qu'on suppose atteintes. D'un autre«côté, une prostatite folliculaire superficielle donne souvent naissance à une tuméfaction générale de la glande et à peu ou pas de sensibilité à la pression rectale, tandis qu'en même temps elle produit tous les symptômes ci-dessus mentionnés. Il est probable que des autopsies pourraient seules déterminer l'existence ou la non-existence de cette phlébite prostatique.

Ces complications appartiennent dans la majorité des cas à la dernière partie de la période stationnaire de la blennorrhagie, laquelle dure de une à deux semaines, rarement plus longtemps, et pendant laquelle les symptômes aigus du premier stade, l'ardeur dans la miction, la corde, etc., restent à peu près ou entièrement sans modifications.

Symptômes et complications de la troi sième période, on période de décroissance.

La miction devient moins douloureuse et moins fréquente; l'écoulement plus terne, aqueux et moins abondant, ou cesse tout à fait ; les érections ne sont plus d'une fréquence anormale, et ne donnent plus lieu à une incurvation du pénis et à de la douleur. Si quelqu'une des

(1) Les points de ressemblance entre ces deux affections sont bien marqués : u Dans les deux il y a une interruption ou une altération du caractère de l'écoulement urétbral ; dans les deux il y a un sentiment de pesanteur et de douleur au périnée; dans les deux il y a de la dysurie, pouvant aller jusqu'à la rétention ; et dans les deux le toucher rectal indique de la tuméfaction et provoque beaucoup de douleur. Cette exploration est si pénible qu'elle reste souvent imparfaite, d'où une erreur de diagnostic possible dans la détermination du siège de la tuméfaction. • {M éd. Times and Gaz., 2 imUei 1881.)

WILLIAM WniTE. — LLENNORRHAGIE CHEZ LHOMME.

complications ci-dessus décrites a existé, les dernières traces en disparaissent, et le malade retrouve une santé parfaite.

Mais jusqu'à ce que ce moment soit atteint, tant que quelques-uns des symptômes de Turé- (hrite subsistent encore, il y a certains dangers à éviter et des difflcultés sérieuses peuvent se présenter.

ÉPIDIDYUITE.

La principale de ces complications, par sa fréquence, est Vépididymite, qui survient ordinairement la cinquième ou sixième semaine, quelquefois beaucoup plus tôt, rarement à la fin du second mois, qu dans le troisième mois. Dans la grande majorité des cas elle résulte évidemment de rextcnsion de l'inflammatiori uréthrale le long des canaux éjaculateurs et du canal spcrmatique à Tépididyme lui-même (I). Dans d'autres, ce rapport entre l'inflammation originelle etl'épididymile n'est pas apparent, et diverses théories ont été proposées pour expliquer ce phénomène (2). La sympathie qui existe entre les différentes parties du système génitourinaire, la mélastase, les actions réflexes et d'autres hypothèses, sont toutes mauvaises, et, il me semble, inutiles. L'absence de preuve nécropsique ou clinique concluante que le canal déférent est la voie de transmission dans presque tous les cas s'explique facilement, si on se rappelle, d'une part, que la mort, quand elle se produit à celle période, est duc à des maladies intercurrentes et est exceptionnelle, et, d'autre part, qu'il n'est pas rare qu'une inflammation se

fl)M. Terrillon affirme (Pro^rr^m^V/., 29 janv. 1881) que rinflammation siège principalement dans le tissu cc'llulaire entourant répididymc, plutôt que dans l'organe lui-même.

(*2) Le D' Otis, dans une leçon clinique sur l'épididymite {Boston med, and surg. journal, 28nov. 1878), après avoir appelé l'attention sur Tassociation de cette affoction avec les rétrécissements de large calibre, ajoute : « Ces rétrécissements sont capables de produire des ôpididymiles â répétition de différents degrés, deptiis ces cpididymites qui déterminent un léger degi'o de gonflement et de douleur jusqu'aux formes les plus aiguOs. Mes propres observations me conduisent à croire que les formes légères, un certain degré de sensibilité habituelle et de gonflement, différents degrés d'hydrocèle, sont le résultat de l'irritation réflexe transmise d'un point rétréci, et que les attaques d'épididymite aiguC» sont dues à l'extension de l'inflammation le long du canal déférent, comme dans l'épididyraite, qui accompagne la blennorrliagie ordinaire. »

propage rapidement à la surface des muqueuses, sa:ns laisser de trace derrière elle (f).

Si l'épididymite avait pour origine une métastase ou une irritation sympathique ou réflexe, U serait difQcile de comprendre pourquoi l'ii:flammation s'arrête à l'épididyme qui est un conduit excréteur et une partie comparativement accessoire du testicule, et épargnerait la portion sécrétante de la glande. Les premiers symptômes indiquent ordinairement plus ou moins clairement la marche de l'affection ; les preuves cliniques et la période à laquelle l'affection se développe dans la grande majorité des cas, ces faits joints aux preuves expérimentales, suffisent parfaitement à expliquer la production de l'épididymite de la manière que nou.^ venons d'indiquer. Le premier symptôme qui attire l'attention du malade est une douleur, quelquefois du caractère des névralgies, le long de l'aine, se faisant sentir plus souvent du côlc gauche (2). Si à ce moment on saisit la corde entre le pouce et l'index, et si on la faitrookr comme pour en isoler les parties constituantes, on trou>era le canal déférent augmenté de volume à un léger degré ordinairement, mais quelquefois de trois ou quatre fois son diamèlre normal; on le trouve également sensible à la pression (3). Quelquefois, mais rarement il est insensible, et alors souvent la douleur inguinale est simplement névralgique, et aucun trouble n'en résulte. Cependant si l'inflanimalion progresse et si l'épididyme se

(1) En 1871, MM. Gombault et Terrillon ont fait l'autopsie d'un jeune homme de 19 ans, qui mounit d'une maladie intercurrente dans le cours d'une blennorrhaiçie. Ils trouvèrent le canal déférent, dans toute son étendue, rempli dos produits d'une inflammation catarrliale, rou^e, gonflé et injecté ; il n'y avait pas encore d'épidirjymite.

(3) Jullien a réuni 2,168 cas d'épididymite, doot 1,011 «Haient situées du côté droit, 082 du côté gauche, et 1G5 doubles [Traité pratique des Malwlits vén^ riemies, Paris 1879, p. 104). « Sur 1,342 cas observés par Sigmund, do Vienne, le testicule yaucke était affecté dans les deux tiers des cas. ^> (Bumstead et Taylor, Treatise on ven. dis.,, p. 133.)

(3) M. Terrillon [Bull, de la Soc. de ch., 1881, n» î» distinguo quatre degrés différents dans rinflajnmation du canal déférent, quand la maladie est provoquée expérimentalement : 1* la membrane muqueuse est seule malade ; 2"* plus fréquemment les parois moscih laires sont également intéressées; 3* le tissu cellulaire du cordon est atteint ; 4" le tissu conoectif général et le scrotum sont enflammés. 11 pense que la seule théorie soutonable de l'épididymite est celle qui l'attribue à la propagation de l'inflammation le long des canaux éjaculateurs et du canal déférent.

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