‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 211 sur 343 · BLENNORRHAGIE AURICULAIRE, NASALE, OMBILICALE, AXILLAIRE, ETC · texte numérisé non relu

BLENNORRHAGIE AURICULAIRE, NASALE, OMBILICALE, AXILLAIRE, ETC

Je citerai seulement quelques-unes des meilleures autorités :

JuUicn (1) dit : « Nous passerons sous silence la blennorrhagie auriculaire, buccale, axillaire et ombilicale, dont rien ne nous prouve aujourd'hui la possibilité. »

Berkeley Hill (2), n*a jamais vu de cas semblables.

(1) Jullion, op. cit., p. 212.

(3) Berkeley Hill, op. et/., p. 536.

Blumstead (2) n'a jamais rencontré la blennorhagie du rectum, et pense que roxistence des autres variétés est douteuse.

Lebert (3), bien qu'admettant rexistence de li

(1) Fleetwood Churchill et Leblond, Traité pratique des maladies des femmes^ 3* édition. Parii, ISSI, in-8. — Kustache, Manuel des maladies des femmes. Paris^ 1881, in-8. — Gallard, Leçons cliniques sur kt maladies des femmes, f édition. Paris, 1880.

(2) Blumstead, op. cit., p. 211.

(3) Lebert, in Ziemssen, op. cit,^ fol. VUI, p. 80l<

blennorrhâgie rectale.

'bagie rectale, ne dit paa en ayoir Ta un I, et ne fait pas aliosion aux antres ?»•

tous ces ouvrages nous trouvons citée lervation unique et absurde d*Edwards (i);

d'une veuve atteinte d'un catarrhe grave aération de la membrane de Schneider, c mois auparavant se serait, paralt-il, l'un mouchoir qu'on suppose avoir été iné par son fils atteint à cette époque de rrhagie ! JuUien (2) mentionne également leux cas aussi Tabuleux de blennorrhâgie l'un d'Andrew Duncan (1784) etU'antrede e, qui l'attribue à une métastase et affir- 11 a été guéri parle rappel de l'écoulement d.

^t d'un marin à tempérament sangoin, qni a le 20 germinal an X une blennorrhâgie, la< ut arrêtée au bout de trois jours par des in-

d'acétate de plomb liquides. Dès lors, cessatous les symptômes locaux ; mais le 10 floréal, général, gène considérable dans la respiration, rio'.ents pour tousser; la nuit, augmentation pression, cracbats sanguinolents. Le lendeiplialalgie profonde, pommettes vivement cochaleur au gosier, oppression telle, que le csi forcé de se tenir assis, etc. M. Forcade

que le malade s*est supprimé une gonorrhée injections et il se propose de la rétablir. Le il, il pratique une injection d'ammoniaque liane le canal de Turèthre, le lendemain écoumuqueux par ce canal, diminution de symptôammatoires relatifs à la respiration, et enfin n complète au bout de 8 jours (3).

er, médecin du roi de Prusse en 1787, ine blennorrhâgie nasale, mais ne parait avoir vu de cas, et semble appuyer sa liou sur celle de Duncan.

Vidal (de Cassis) (1) dte, d'après Baumes, le cas d*an ouvrier, qui, après avoir appliqué tes lèvres à la vulve d'une femme atteinte de blennorrhâgie, eut un engorgement avec tuméfaction, rougeur, chaleur et douleur de la moitié gauche de la lèvre inférieure^ qui se couvrit de granulations blanchâtres et devint le siège d'un écoulement purulent modéré. Cette affection se montra six à huit jours après le contact Infectieux, et avait déjà six semaines de durée quand le malade se présenta. Elle résista opiniâtrement à un traitement émollient dirigé par Baumes.

Bien qu'il y eût probablement dans ce cas une relation de cause à effet entre la blennorrhâgie et l'affection labiale, il ne s'ensuit pourtant pas qu'elles fussent delà même nature. Des plaques muqueuses préexistantes, enflammées par le contact d'un pus irritant, ou une forme grave d'ulcération herpétique peut s'accompagner de tous les symptômes ci-dessus mentionnés, et pourrait donner des phénomènes observés une explication bien plus satisfaisante.

Il est certain que le contact d'un pus irritant ou de mauvaise nature avec une muqueuse délicate peut toujours produire de l'inflammation, de l'eczéma ou même de la suppuration, des abcès ou des ulcérations, surtout si l'individu est épuisé, mal nourri ou intempérant. Mais il est évident que le pus blennorrhagique produit rarement, si tant est qu'il puisse jamais produire, de semblables désordres, si nous songeons aux nombreuses occasions que les auteurs cités ont dû avoir d'en observer : aucun d'eux ne parait avoir vu un seul exemple authentique de ces formes d'infection.

Par conséquent, en ce qui concerne toutes ces variétés sauf la variété rectale, nous pouvons conclure que les preuves de leur existence en tant qu'affections définies et reconnaissables, manquent absolument.

BLENNORRHAGIE RECTALE.

ennorrhagle rectale paraît un peu mieux rée, mais elle est encore bien loin d'être

ham (4) publie trois cas qu'il donne comme 3ples indubitables de blennorrhâgie rectale,

vards, Lancetf 4 avril 18à7.

ien, op, cit., p. 209.

'cadc. Annales de MonipeUiei\ t. XII, et BU

le médicale, t. XII, p. 117.

iogliam, Diseases of ihe rectum^ p. 237, éd.

chez des prostituées qui toutes avouèrent la manière dont elles avaient contracté leur mal. Au spéculum, la muqueuse était le siège d'une inflammation intense, mais cette inflammation ne paraissait pas s*étendre au tissu aréolaire sous-muqueux. Dans la quatrième édition de Touvrage d'Allingham (2), je n*ai plus trouvé mention de ces cas, et je suis porté à croire que Tauteur les a omis intentionnellement, ayant probablement quelques doutes sur leur authenticité.

(1) Vidal (de Cassis), Maladies vénériennes ^ p. 188, 2» éd., Paris, 1855.

(2) AUingham, Philadelphie, 1882;

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