WILLIAM WHITE. - BLENNORRHAGIE DE SIËGÉ ANORMAL
Itt
BLEiNNORRHAGIE UTÉRINE.
C*est ordinairement deVendométrite du eol que produit la blennorrhagie. Dans presque tous les cas où la partie supérieure du vagin est prise, le col baigne presque constamment, pendant que Vinflammation est le plus marquée, dans un pus acre, irritant. Il ne Taut pas s'étonner que dans bien des cas, cette irritation, au lieu de se limiter à la production delà congestion, d'érosions, d'ulcérations superficielles, etc., du col, pénètre dans sa cavité et quelquefois jusque dans la cavité utérine, et y produise tous les symptômes caractéristiques de la métrite.
Dans le premier cas, Texamcn au spéculum montrera un col rouge, gonflé, ulcéré, d'entre les lèvres duquel s'écoule un liquide albumineux, muqueux ou muco-purulent, et assez visqueux pour ne se laisser enlever que difficilement. Cet écoulement ne diffère en rien de celui qu'on trouve chez les femmes faibles, débilitées, épuisées par des accouchements ou d'autres raisons, et qu'on connaît comme une variété de la leucorrhée. Quand cet écoulement, qui est neutre ou alcalin, entre en contact avec les sécrétions acides de la région enflammée, il se coagule, devient laiteux, et se présente souvent sous l'aspect de masses semi-solides, mêlées au flux vaginal plus fluide. 11 subit les mêmes altérations au contact des injections ou des suppositoires astringents, et ce nouveau phénomène alarme sou-
vent la malade quand elle n'a pas été prévenne.
Quand l'afiTection s'étend à la muqueuse ouao corps de l'utérus lui-môme, quand elle se i^ page par les trompes de Fallope à la cavité péritonéale ou aux ovaires, ou lorsque, dans d'aolm cas, elle s'étend du tissu conjonctif sous-muqueux du vagin à celui de la cavité pelvieniu', elle produit des complications de la plosextrèise gravité.
La métrite, Tovarite, la péritonite ou laceQnlite pelvienne d'origine blennorrhaglque ne Afférent en rien de ces mômes affections quand elles sont idiopathiques ou consécutives; on es trouvera la description dans les manuels de gynécologie (i).
Traitement
Les afifections de l'utérus produites par k blennorrhagie ne réclament aucun traitemefil spécial. Le nitrate d'argent pour les érosions, ki sangsues pour les congestions, les tampons oo les suppositoires, l'iodoforme, l'iode, et toutes les armes bien connues de l'arsenal gynécologique sont ici aussi utiles que dans les aatrei affections de la matrice ; les mômes remarqua s'appliquent aux autres afTeclions pelviennes et abdominales qui peuvent compliquer ou suifie la vaginite.
BLEiNiNORRHAGlE DE SIÈGE ANORMAL
Les blennorrhagics auriculaire, nasale, ombilicale, axillaire et rectale ont été décrites par difTcrenls auteurs comme autant de variétés dues à la contagion. Je dirai tout de suite que, n'ayant
jamais rencontré aucune de ces complications je ne crois pas à leur existence ; et l'examen de ce que disent les auteurs à ce sujet ne peut que confirmer mon scepticisme.