‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 222 sur 343 · ORIGINE DE L'ULCÈRE VÉNÉRIEN SLMPLE · texte numérisé non relu

ORIGINE DE L'ULCÈRE VÉNÉRIEN SLMPLE

immédiatement une ulcération spécifique en réparation ; h la palpation on sentait un noiir, cartilagineux, élastique. Tous les caracu chancre induré étaient réunis ; il n'y avalrreur possible ; les ganglions inguinaux, bien peu dirnciles à reconnaître, étaient pourtant ibles en comparaison de ceux du côté indemne, une exploration très attentive, rien sur les de la fcmmc^ ni dans le vagin, ni dans le put donner raison de l'existence du chancre î nique. Comme les bonnes conditions hygiénians lesquelles le premier malade était placé salent un peu l'influence débilitante de la syjn pansement au vinf aromatique produisit §rison rapide. Quant aux deux chancres indut cicatrisation était commencée et s'acheva, ensuite que des symptômes secondaires apt chez riiomme et chez la femme malgré un !nt mercuriel de quelque durée. «

observation fut suivie, en 18dG, des deux es, publiées par Ricord et citées par Fournier (1).

'^re observation, — Un do mes anciens mauo j'avais traité pendant plusieurs mois dans 'vice en 1843, pour un chancre induré, suivi ifestations constitutionnelles, roséole, plaques ises de la bouche, adénite cervicale postéalopécie, etc., eut des rapports sexuels en 6. Le malade n'avait pas vu de femme depuis ois au moins. Quelques Jours après ces râpeux chancres apparurent sur le prépuce, un surface cutanée^ l'autre sur la surface mu-

Le malade ne suivit d'abord aucun traite- >uand je l'examinai, les chancres duraient de- X jours, avaient la dimension d'une pièce de s, sans induration à la base ; ils étaient parit souples et exempts d'inflammation. Les

de l'aine gauche étaient légèrement gonflées Dureuses. Le diagnostic ne présentait aucun Tavais affaire à dos chancres simples, au l'après leurs caractères extérieurs. Ils guériins complications, avec un pansement simple aromatique. L'adénite disparut rapidement, traitement interne ne fut mis en usage, mais de, soumis à une surveillance rigoureuse, ne a aucun nouveau symptôme de syphilis. Pene ce malade était traité au Midi, mon interne et trouva la femme désignée comme la source de l'homme. Que supposez-vous qu'il trouva? icrc induré typique de la grande lèvre, avec orme induration chancrolde. Ce chancre, i malade, existait depuis quelques semaines, accompagné d'une adénite bien marquée, et i de manifestations constitutionnelles.

ème observation, — L., flUo de 17 ans, conn juin 1856, un chancre induré, accompagné

fred Fournier, Recherches sur la contagion du

\ d'une adénite inguinale, multiple, dure et indolente. Elle suivit un traitement mercuriol pendant quelques semaines seulement. En septembre, une roséole confluente apparut, les cheveux commencèrent tomber et une adénite cervicale double se développa. Il ne pouvait y avoir aucun doute sur la nature du maL A la fin de Juin, un de mes malades, que j'avais traité en 1842 pour un chancre infectant suivi de symptômes constitutionnels, eut des rapports avec cette fille, et contracta deux chancres du pénis, l'un sur le freh), l'autre sur le prépuce. Ces deux chancres étaient entièrement exempts d'induration, leur base resta souple. Les ganglions inguinaux no se prirent pas, et, quoiqu'on n'employ&t aucun traitement, il ne se manifesta pas de symptômes constitutionnels.

Ricord considérait ces deux cas comme des cas de chancres simples, produits par la sécrétion d'un chancre induré sur un individu déjà syphilitique. Mais ils peuvent donner lieu à une autre interprétation. La femme pouvait avoir ce que Rollet appelle un chancre mixte ; elle pouvait avoir en même temps un chancroîde et la syphilis. Chacun de ces chancres suivant les lois de son développementi le chancroîde devait apparaître le premier. Les hommes, ayant pratiqué le coït à ce moment — il n*y a rien dans Tobservation qui permette de rejeter cette supposition — avant l'apparition de la syphilis, ne devaient naturellement contracter qu'un chan* croïde; la femme, examinée après la disparition de son chancroîde , et quand la lésion initiale fut entrée en scène, était évidemment syphilitique; la conclusion naturelle étant que la sécrétion de la lésion initiale avait produit un chancroîde, était une erreur fatale.

Voyons*si d'autres cas ont été publiés, capables de nous aider dans notre recherche .

H. Rey (i) rapporte un cas très extraordinaire, dont voici le résumé :

« Deux Jeunes gens, A. et B., n'ayant jamais en la syphilis, ont des rapports le môme Jour avec la même femme C. Dix à quinze Jours après, A. va voir M. Rey, et lui présente un chancre induré avec adénito inguinale. Quelques Jours après, B. va chez M. Rey, et lui présente quatre chancroides du pénis, avec une adénite mono-glandulaire inflanunatoire. C. est alors examinée. Elle porte uo chancre induré à la fourchette, avec adénite syphilitique double. Ensuite A. présente de l'adénite cervicale et des plaques muqueuses de la gorge; B. un bubon suppuré, qui guérit ainsi que son chancrolde, sous l'influence d'une médication simplement locale, et aucune manifestation n'apparaît dans l'espace de six mois et

(!) H. Rey, Annuairt» de la syphihs^ 18â8

F. R. StURGlS. — ULCÈRE VÉNÉRIEN SIMPLE OU CHANCROIDE.

Fî(»

demi après la cicatrisation da chancroîde; C. a une syphilide maculeuse. »

Que signifie cette observation de M. Rey? Deux individus, A. et B. non syphilitiques, ont le môme jour des rapports avec la môme femme, C. Elle porte un chancre induré magnifique. Quel est le résultat? L'un, A., contracte la syphilis — ce que nous devions prévoir; mais l'autre, B., contracte des chancroîdes, — ce à quoi nous ne nous attendions pas. Pourquoi ? C'est inexplicable, à moins qu'il ne soit arrivé ceci : B. pratiqua le coït immédiatement après A. ; l'excitation produite sur la femme par le coït de A. fit suppurer la lésion initiale de cette femme, et le pus devenu inflammatoire inocula, non la syphilis mais un ulcère local (chancroîde). Ceci est une hypothèse pure, car, bien que nous possédions beaucoup d'exemples del'autoinoculation de lésions initiales enflammées ^ nous n'en possédons aucune, à ma connaissance, d'inoculation de ce pus inflammatoire sur des sujel^ non syphilitiques, et jusqu'à ce que cela ait été fait le problème reste non résolu (1).

Mais, bien que nous ne possédions aucun cas remplissant ces conditions, il y en a un, publié par Melchior Robert (2) qui nous offre une expérience très intéressante ayant trait indirectement à ce sujet:

« Madame J. présentait deux ulcérations cancéreuses du nez, dont la plus grande avait les dimensions d*une pièce d'un franc.

14 octobre. L'ulcération la plus étendue fut pansée avec de la charpie imbibée de pus pris sur un chancre récent d'inoculation pratiquée sur une syphilitique; ce chancre provenait d'une ulcération simple.

16-25 octobre. L'inflammation périphérique a augmenté ; Tulcération a pris de Textension. Le fond de l'ulcère est gris; ses bords festonnés sont décollés. La suppuration est très abondante, et la malade se plaint do chaleur et de cuisson en ce point. Pas d'engorgement ganglionnaire.

1*' novembre. L'ulcère est évidemment transformé en chancre.

15 décembre. La plaie qui avait été inoculée, et qui était cicatrisée en partie, fut pansée avec du vin aromatique. Aucun signe d'adénite ni d'infection.

27 décembre. L'ulcère d'inoculation, ainsi que la

(1) A ce propos, voir Lee, Lectures on syphiliUc ond vaccino-syphilitic inoculations, London, 1863. — Boeck, Recherches sur la syphilis. Christiania, 1882. — Danielsscn, Deusche Klinik, n" 33, 1858, etc.

(2) M. Robert, Nouveau traité des maladies véné Hennés. Paris, 1861. Cette observation a été rapportée plus haut et plus complètement, pour établir 10L autre point de doctrine.

seconde ulcération cancéreuse, étaient caiapiàfment guéris. Il n*y eut aucun signe SïaUeàm constitutionnelle. On fit d'abord des pansêounn ■ diachylon, pris au vin aromatique.

Ainsi on n'a pas encore publié, on ne coqoé pas d'observations, qui établissent la descendance directe du chancroîde de la syphilb celles que j'ai citées (les seules que j'ai tioavées) présentent tontes des objections sériea»5.

n serait évidemment oiseux de spéculer sar la possibilité de cette filiation ; contentons-oous donc de dire que^ Vulcért vénérien simple ['t chancrotde) provient de la téerétion d^un atin chancroîde^ ou d^un bubon virulent {chancroiddj, et de rien autre chose. La possibilité d'aulo-iooculer du pus ordinaire n'enlève à ce fait m de son importance.

Anatomie de Palcère vénérien simple.

Ce sujet a été peu étudié, et presque tout ce que nous savons de la pathologie du chancroîde, nous le devons aux Allemands. Kaposi(iJet Caspary (2) sont les auteurs qui se sont occupés les derniers de ce siget, et comme la description de Kaposi est la meilleure, je la doime in extenso ;

L'examen mlcroscopiqae d'une coupe perpendici* laire, comprenant les bords, les parties voisiDes oflammées, en même temps qa*ane partie du food « de la base enflammée de rolcère, montre qse k point de la peau occupée par an chancroîde préseoti deux parties distinctes, qui ont sabi différentss alti* rations anatomiques (flg. 60).

A partir du fond de l'ulcère, c d, Jasqu*à une pn* fondeur considérable dans le chorion, on tronre ne infiltration cellulaire uniforme et extrèmefflefH épaisse, qui se termine brusquement à la ligne / j* Cette infiltration se continue au-dessous des papiUe intactes des bords de Tulcèro, e /, et laténlesietf beaucoup plus loin que les limites de son fosd. U tissu qui borde la masse infiltrée, f g A t, ss ewpose de mailles l&ches, et présente des cellules éfO' pillées à gros noyau, que le carmin met biea a évidence. Dans les bords tuméfiés, a 6, on œittii nombre de papilles, e, qui se trouvent le plu pré* du fond de Tuloére, sont épaissies et infiltiîfoi d'au grande quantité de ceUnles. La couche desceUsiii de Malpighi entre ces papilles est épaissie. EUsi, ^ surplombent les parois de rulcère (déeoUafflaot). U

(1) Kaposi, Syphilis der Haut undderwn$reami^ Schleimhâute. Wien, 1878.

(2) Caspary, Zur Anatomie des Vlcus danm ud molle. Vierteljahrsschrift fur DermatoiojiiiemdS^ lis, 18TC.

I luiitt da l'aieâre, cd, os( furmù ilu ciiorlan tnllltrd de eallulei et eit dépourvu de papilles. Le chorioii et \n IMpîlIes, partout oCi ils sont intlllrâs de callulus, inontrent ds nombiaui viUactui, doatU plupart ion t

niACNÛSTrC DE L'ULCÉTIE VÉNÉRIEN SIMPLE.

ici TiisBeafii <:a[)Buina. Quelqne«-n des lymphaliquei.

A un grouiaiolnqnt plus ean5id<>nble iHg. 01), U fHrtie infiltras, a 6 rf, eonsUte ea un réti-an «erré

simple. Uarinui k. <ic. 'i, '^ ab, poartoarda cliaDcrâ luméné; cd, baM du ebtnere; £r, ëpidcrme \e, boi de celli)Ies. iravenéc par de uoobreui niSBeaui sangulni dilatés ; fg, hi, tUs cru, Urges maille* œdémateuses eiemples d'inBltratian cellutiire; e, pipille( t, cuiilinuation do tisiu inflUré de cellales su-dessoui des papilles inlncti

1 décolla; cd, tg, zone infiltrf'!

I iDUs-jaccnl h U base du cliauélargiei inBlIréei de cellules ; ■ du bord du chancre (d'iprea

ds r<taceani de Rbres II contours peu neti dont Ui nu» Mot étrolta, Ipb autres larges-, dans ce rËsBau on iroDTS eu abondance des ccllulea nuclééca et également diitribuécs, dont les nnei sont tris grande* et ressemblent aui corpnscules lymphatiques, le* BUlres plua peiitea. Les cellules qui se trouTent prèi du Tond de l'ulcâre et des parties voisines loni piror la plupart pciltos et inogulièrea, arec des ODfaui disséminés. On trouve aussi un grand nom bre de noyaui et do nucléoles libres. Plus profondéi ■neiit tes cellulea ont génél'itoment l'apparence des corpuscules infliminatoires, mai» il y en a luasl bewiconp de plus petlla, L'opaiaaissement remarqua bla d>B parois «aeculaires offre un grand intérêt. a d g; eea parola paraissent prises dans un réseau '• prolifération, due k des dépAls nbreux adventices, l^i^ntflèlei k leur direcllon. Dan* ce réaoau on trouve I CeUlll«a k grus nojaui. Les oridcea des vais- Eniifc], de rhirurgie.

seaux sont partout apparents dans le tissu d'Infilliation , dilatés qu'ils sont par l'œdème avoi^lnant. Ll dégénération des tissus et des cellules inlUtrces ne le produit qu'il la partie supérieure, el dana une étendue timltée seulement par l'étendue et ta pro- Tondeur do t'inHItration. Il n'oiiste pas d'abcès iuterstltiets. Nous n'avons trouvé flucun caractère distinctir qui puisse nous permettre de distinguer l'ior flltratiou cellulaire du ctiorion et des papilles, ou U dégénératinn subséquenio du cette inOltration du processus similaire d'origine

Diagnostic de l'ulcère vénérien simple.

RépÉlunt ca que nous avons dil aupnruvunt des caractères exU'rieura du chaticroïde. nous dirons que le diagnoslic de celte lésion sur 1rs points suivants:

sion rt'pose i

F. R. STCRGIS. - ULCÈRE VENERIEN SIMPLE 00 CHANCROinE.

1" Absfîtce d'incubalion. — Le choncroide apparaît habiUictlcmcnl dans les huit jours qui suivent le coït inreclunl et probablemcnl dans beaucoup de cas plus tOt encore. (Voir le rr. EtimÉ des tablenux XI-XIV.)

S* Auto-inoculabilité. — Elle consiste dans l^i Tai^uIlÉ que possède lo produit de sÉurétion du l'uIcËre originel de se reproduire dans certaines

limites. — C'est & cause de celle propriété le chancroîde CbI plus souvent multiple qo' que. (Voir le résumé des tableaux V-X.i

3° Absence d'iiidiiiation de la bâte. — ( particularité a perdu de son imporUiice ie que l'on sait que la lésion initiale de la sjpi est quctquerois dépourvue d'induration. Ni moins, si ce point est douteux, il fanl atoii

Fig, 6].— Coupe pratiquée h

cours à d'autres signes pour établir le diagnostic. La pseudo-induration de l'ulctre simple doit eire appréciée delà même façon.

4° Suppuration copieuse. —Elle est due kla iiiiture inflammatoire et destructive deVulcére.

go Bords taillés à fie et décollés.

6" Aspect irrigulier et éi-odé dv fond.

1- Couche d'un gris jaundlre couvrant le fond. Ces trois derniers caractères sont le fuil ou le résultat de l'indjmmation.

THAITEIIENT DE l.LI.CÉUE VÉXI-RIEN SIMPLE.

T*Di.ï*i: XXVI (I).

« toCal das malades

alTuctds de chancres simples. . .

iiifoctjnis.

Table»!; SXVII (!).

e loUl de» inabdca

•IToclia de chancres limplci..

— InTcctanta.

T*BLMUXXV11[l3>.

■o loul des miladc*

afTccIds de chancres lintples. . ,

— inrecunU.

TtHLEtU XXIX (t)- '

'e total des niah'lc)

■flvclis de chancre» simples. . .

— infectanu.

TmE*u XXX (b).

TC lotal des malade»

affectés do cliancres ilmptei. . .

— infeciaiits.

Table.u SXX[ {(.).

■a taUl dea malades

fiffcclés de cliaitcrus siiiiplus. . .

— infectants.

TAUi,e.L' X\Xli.

'e total des malades

alToctés do chancres siinples.. .

— in reclan is.

Tableau XXVIll 7).

'e total des malades

aOectés de chancres simples. . .

— inrecunis.

TlBLEAU XXXIV (8).

e tolal des malades

ilToclés do cliancres simples. , .

— inrectanla.

Nombre tolal des malades '^

— affectés de chancres simple». . . ti'.*

— iar«claDU. 114

Je dois à il courtoisie dei cliirargi-ns. :« D- Ellison et Foi, d'avoir pu consulter Ies ircbivH de leon

diiislons.

Mtunti.

Nombre totti des malades IS.ST?

— «ttoîntsdechaDCres simples. 10.31T

— — inrecianu. 3,31i Proportion des chtncresaimplcBsn

nombre total '0,1 p. IM

ProporUon des chancres Infectants. 33,9 p. lOD

PronoBUc de Pnlcère vénérien simple.

On peut dire en général qu'il esl Tavorable ; la grande majorilc des chancroïdcs guérissenl rapidement, sans laisser de suites rAcbeuses, soit générales (car la maladie cal purement locale, jamais constilulionnclle), soit locales. Hais à celle rËglo .comme t toutes les règles, il ï a des Mceplions, et ces exceptions se pnïsentcnt ordinairement dans les cas de [jliiip'ili' nîsmc. Dans ces cas, la destruction est souvent cffrnjunle, eU'incurabilitc de l'ulcération, l'épulsemenl qu'elle produit, et les hémorrIiiigie!> sérieuses ausquel os tlli; donne naissance, utiiénentasseï soueen iiiic letiiiinuison r;itiilp. Ces cas sont heureusement rares, du moins parmi la population blanche; les cas fulals (juo j'ai observés se sont produits dans la race noire; j'ai souvent clé frappé de la marche alarmante et velidie que prenuetit, chei les nègres el les Chinois, lea maladies ïénÊrrcnnes, tn parlifulierle^haiicroidc e lasjpbilia. Il paraît que la même particularité se monire cbet les Mexicains, spécialement cbei IM iodiridus qui ont du sang nègre ou iadlen.

(I) Fonmier, ihiit., p. 9.

(? QialMlier, Hitlorifue dt ta plitraliU dti nah- Je n'ocnpMM ASM^f

"i;. irfn<n<nn«. Thtse. Paris, Huil. ch'incrofiJ» *<• OW»ïSlv.^

(3) Bolhommeelilarlin, Ti-flife iA*riïiM«(pjiafr / £„,„,'((. Jw *(-.<^v- ,vue de la typhilit et dei mnUidiM vMHnum, p. IM, ' f^^,^ J» hy> V' .

I '^ ' 6im M AaH'u. B.IIU,

{!] Ttodot, citd par UbaiOu, U dmtua Mk^, p. lia TlitH. Paria, lin. «»*,< *»...^,

(DBAwMr -«.s»^^

F. R. STUUGIS. — ULCÈRE VÉNÉRIEN SIMPLE OU CHANCROIDE.

Zi

première est de prévenir rextension de Tulcération et de combattre rinflammation ; la seconde d'empêcher le transport du pus sur les tissus voisins éloignés, pour prévenir la formation de nouveaux ulcères.

La meilleure méthode pour remplir la première de ces indications est de détruire la surface ulcérée, spécialement si elle est étendue et fait des progrès, par quelque caustique actif qui, en transformant la nature de Fulcère, en détermine la guérison ; c'est ce qu'on appelle vulgairement détruire le virus. Le meilleur agent est le cautère actuel chau£fé à blanc, le galvano-cautère, le cautère de Paquelin ; chacun d'eux suffît à modifier le caractère de l'ulcère. C'est aux ulcères serpigineux diphthéritiques et phagédéniques, dont l'extension est rapide et les ravages sérieux, que cette forme de cautérisation s'adapte le mieux ; pour les variétés plus bénignes, un caustique moins puissant suffit. L'acide sulfurique chimiquement pur est à la tête de ces derniers : il détruit radicalement l'ulcération ; puis viennent la potasse caustique, les acides nitrique et phénique chimiquement purs, l'iode et le brome, et en dernier lieu le nitrate d'argent, qu'on ne peut pas proprement appeler un caustique, son action étant si superficielle, qu'il constitue plutôt un agent stimulant qu'un agent destructeur.

Beaucoup de chirurgiens rejettent aujourd'hui l'usage des agents caustiques ou destructeurs dans le traitement de la majorité des chancroïdes, qu'on rencontre dans la pratique, pré* tendant que des moyens plus doux et moins héroïques suffisent à la guérison. 11 est certainement parfaitement vrai qu'un grand nombre d'ulcères vénériens simples, qu'on rencontre aujourd'hui, appartient à la variété bénigne et superficielle, et guérit avec l'iodoforme ou quelque remède aussi simple. Mais l'avantage des caustiques, tant que l'ulcération est enflammée et de mauvaise nature, est qu'ils substituent à cet état de choses une lésion de bonne nature, et s'opposent à l'apparition de l'inflammation qui assez souvent envahit les chancroïdes. En outre l'usage des caustiques hâte la guérison, et tous les moyens qui atteignent ce résultat sont bons, alors même qu'ils ne sembleraient pas absolument indiqués.

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