‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 262 sur 343 · CS · texte numérisé non relu

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ARTHUR VAN HARLINGEN. — SYPHILIS

la gonorrhée ; on l'observe assez souvent vers le iTioment de Tapparition des symptômes secondaires précoces, ou d'une rechute des symptômes généraux (i).

Les plaques muqueuses de la cavité buccale se présentent sous la forme de plaques grisâtres, irrégulières, non surélevées, quelquefois déprimées au-dessous de la surface, ayant Tair d'avoir été faites par le nitrate d'argent (d'où le nom de plaques opalines, sous lequel elles sont quelquefois connues). Le siège le plus commun de ces lésions est la face interne des lèvres et des joues, la langue, les gencives, les amygdales et le voile du palais. Elles s'étendent quelquefois au delà des piliers : on en voit sur les parois du pharynx et l'ouverture postérieure des fosses nasales. On en voit également sur l'épîglotte et la muqueuse du larynx (2).

Les plaques muqueuses du voisinage des angles de la bouche s'étendent souvent au tissu muco-cutané de la commissure des lèvres, où elles forment des crevasses et des fissures d'une coloration gris de perle, et où elles se continuent souvent avec une plaque de quelque syphilide papuleuse ou pustuleuse plate. Sur le dos de la langue elles ont quelquefois une base dure, indurée et fissurée ; ou bien la pellicule qui les recouvre peut être enlevée par le passage des aliments, laissant une surface rouge, lisse, légèrement déprimée. Il peut se former quelquefois des végétations dans cette région, comme dans les cas de papules humides du ligament. Ces végétations sont, d'après mon expérience; beaucoup plus rebelles à ce traite ment local que les plaques muqueuses ordi' naires de cette région. Les plaques muqueuses des amygdales sont particulièrement exposées à être irritées, et sont souvent très difficiles à guérir. Quelquefois elles forment des ulcérations, autour desquelles les téguments s'enflamment considérablement et se gonflent, ce qui parfois peut rendre difficile le diagnostic de la lésion. La déglutition peut être considérablement gênée, le gonflement peut fermer la trompe d'Eus-

tache et produire une surdité tempoi ou moins complète. Les ganglions hm| voisins se prennent quelquefois pai sj quand les plaques muqueuses sont cofl Les plaques muqueuses apparaisseo tôt le vingtième Jour après la contagioi ordinaire de la première apparition à sions est d'un à deux mois après la co bien qu'elles puissent ne se montrer qo de cinq à six mois. L'administration pr mercure recule quelquefois lappantioa ques muqueuses à dix-huit mois. Ln rition à une période plus éloignée est signes les plus certains de U reprise d du virus.

Traitement.

Les plaques muqueuses réclament i un traitement local et un traitement ; Les plaques des organes génitaux de li se trouveront bien de l'emploi de que jection astringente et détersive, comm coction d'écorce de chêne ou la liqueo barraque. Il peut aussi être nécessain toucher avec le nitrate d'argent. Lés muqueuses de la bouche devront être fréquemment avec le crayon ou avec i tion de nitrate d'argent; on peut donn le collutoire suivante :

Poudre de chlorate de potasse. 4 gn Eau de Botot lîi

Une cuillerée à café dans un verre d' se gargariser quatre ou cinq fois par ji

U est à peine nécessaire d'ajouter q prêté la plus scrupuleuse est nécessaii les plaques muqueuses de la bouche ir absolument l'usage du tabac. Les indi chiquent peuvent garder leurs plaq queuses indéfiniment. J'insiste toujoi] nécessité de renoncer à la chique, et j fuse à traiter le malade à moins qui mette de m'obéir.

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