SYPHILIS DES MUQUEUSES
■a sert quelquefois du mot de plaques mu- Kjpour désigner indistinctement les lésions iliques non ulcéreuses des muqueuses, iqae les papules humides des surfaces cui ou muco-cutanées. Bien qu*il y ait une «similitude sous beaucoup de rapports enxtaines lésions syphilitiques du tégument lé et des muqueuses, j'ai préféré les consi- ^à part, donnant le nom de papules humimx lésions du tégument externe (voir la j^on de la syphilide papuleuse large), et tant le nom de plaques muqueuses aux léqu'on trouve sur les membranes mules.
f« des papules humides et des plaques mum. — La statistique de Davasse et Deville (2] ieque chez 186 femmes ces lésions étaient
■r la vulve 174 cas
AUmr de l'anus ô9 -
■r le périnée 40 —
■r les fesses et la face interne et
■apérienre des cuisses 33 —
■r les tonsilles 19 —
wr le nex 8 —
vr la langue 6 —
ji niveau des orteils 5 —
. statistique de Bassereau montre que chez lommes ces lésions étaient situées :
Lotour de Tanus dans Il 0 cas
(nr les tonsilles 100 —
Sur le scrotum 66 —
Sur la bouche et les lèvres SS —
Sur le gland et la surface interne du
prépuce 28 —
Bar le voile du palais 27 —
Sur la langue 18 —
•el de Syph,,t.în, 1871, p. 12). Voir également nier. Leçons, etc., 2* éd., p. 347.
Yoir Syphilis du tube digestif, p. 688. Davasse et Deville^ Des plaques muqueuses, k. gén. de Méd., 1845). — Voyez aussi Davasse^ lfphili$f ses formes et eon unité, Paris, 1865.
Sur la voûte du palais 17 cas.
Sur la face interne des Joues et des
lèvres 11 —
Sur les espaces interdigitaux des
pieds 11 —
La plaque muqueuse, comme son analogue, la papule humide, est une des lésions les plus importantes de la syphilis, non seulement parce qu'elle est extrêmement contagieuse, mais à cause de son extrême fréquence. Bien des individus, qui contractent la syphilis, échappent aux éruptions cutanées sérieuses ainsi qu'aux manifestations graves tardives, mais il y en a à peine quelques-uns, s*il y en a, qui échappent aux plaques muqueuses ; elles s'observent toujours sous une forme ou une autre, à un moment ou à un autre des premiers temps de la syphilis. L'histoire d'un cas moyen de syphilis peut, comme le dit Jullien, être résumé ainsi :' un chancre, une éruption érythémateuse passagère, puis des plaques muqueuses, des rechutes de plaques muqueuses, encore des plaques muqueuses! ,
Les plaques muqueuses apparaissent et réapparaissent au milieu des autres manifestations, qui se développent et passent, et dont la présence ou l'absence n'influence en rien la marche des lésions muqueuses. La sécrétion de la plaque muqueuse est, comme nous l'avons dit, contagieuse à un haut degré : Après le chancre, la plaque muqueuse est la source la plus commune de l'infection (i).
Le siège le plus fréquent des plaques muqueuses chez l'homme est la cavité buccale ; tandis que chez la femme c'est la vulve. — Leur développement dans la bouche est favorisé par l'usage du tabac, fumé ou chiqué ; dans toutes les régions la malpropreté est une cause excitante et une cause d'entretien des lésions. — Les plaques muqueuses des organes génitaux dans les deux sexes déterminent quelquefois un écoulement de la muqueuse environnante, semblable à
(1) Voir plus haut : Sources de la contagion iy< philitique.