‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 265 sur 343 · BOUCHE · texte numérisé non relu

BOUCHE

La bouche est presque invariablement le siège de quelque lésion syphilitique, à un moment ou à un autre, dans le cours de la maladie, et diverses lésions peuvent s'y développer, depuis les plus superficielles jusqu'aux plus profondes.

Le chancre, comme nous l'avons dit, peut siéger dans la bouche : on le rencontre surtout sur la lèvre inférieure, sur la langue et les amygdales, et plus rarement sur la face interne des joues, les gencives et la luette.

On a décrit sous le nom d*angine syphilitique aigué une' éruption crythémateuse contemporaine des premiers symptômes généralisés de la syphilis et apparaissant sur le palais, les amyg-

dales et le pharynx sous l'aspect d'une rougeur diffuse avec infiltration légère de la muqueuse, et suivie quelquefois par la formation de petits abcès folliculaires. En même temps on trouve souvent un œdème général, spécialement sur le voile du palais et laluette. La luette est quelquefois très tuméfiée, mais ni dans ces cas, ni lorsque, à une période plus tardive elle est le siège d'ulcérations, elle ne doit être enlevée ; la nature pourvoit spontanément à la réparation. L'angine syphilitique aiguë ne peut être distinguée du simple mal de gorge, sauf à l'aide des cornmémoratifs et des symptômes concomitants (l)«

(1) Voir MarteUière, Z)e l'angine syphilitique. Thèse do Paris, ISôi.

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