LARYNX
On pensait autrefois que toutes les affections
(1) Vdd la bibliographie, très pauvre, de la syphilis ém glandes en grappe : Yerneuil, Tumeurs gommeu- MÊ du êein {Bull, de la Soc. anatom., W année, p. 98) ; Ambrosoli, D'une maladie de la glande mam • gid quelquefois s'associe avec différentes forée la syphilis (Gaz. med. di Lombard, n* 36, UBi) ; kard, Note sur un cas de tumeur syphilitique ésÊMiani un cancer du sein (Journ. de méd. de Lyon, VTH, p. 21, 1867); Paul Horteloup, Des tumeurs du eke% V homme (Th. d'agi égaiion^ p. 42, 1872) TtaUi de éa syphilis ; Fonmier, Dégi sifphiliHqye de la glande sublinguale (An de Dtrmatoi. «f de Syphiligr., t, YR, p. 81) *$im sypMHtique du pancréas (Bull > M, 18S5}.
syphilitiques du larynx étaient dues à la propagation de lésions préexistantes dans le pharynx, et qu'elles étaient tout à fait assimilables à celles-ci, en ce qui concerne l'époque de leur développement et leurs caractères généraux. On ignore, cependant si les lésions syphilitiques du larynx peuvent se développer à une époque
(1) Chvostek, Wien. med. Wochensekrs., août 1877.
(2) Lancereaux, op. cit.t p. 287.
(3) Yoici quelques travaux récents sur la syphilis do la rate et des capsules surrénales : Moxon, Syphi* lis of the suprarenal capsules (Guy's hosp. reportSt 3* série, vol. XIII, p. 339, 1868) ; Huner, Syphilis of the spleen (Deutsch. Arch. f klin. Med., Bd. Y, p. 270, 1869); Besnier, Syphilis de la rate (Dict. encycl. des se. méd.. art. Rate, 1874); Ghvostek, Syphilis ofthe suprarenal capsules (Wiener med. Woch$chr.% août 1877).
ARTHUR VAN flARLtNGEN. — SYPHILIS.
quelconque de la syphilis, en dehors de la pro* duction d'autres lésions.
Les lésions superficielles syphilitiques du larynx comprennent Térythème, les plaques muqueuses, les ulcérations superficielles et les végétations. Les lésions profondes sont des ulcérations profondes, des gommes, de la périchondrite et de la chondrite, de la carie et de la nécrose.
Plus une lésion est située loin de roriflce du larynx, plus elle est sérieuse. Mais la gravité d'une lésion n'est aucunement proportionnée à ses caractères individuels. 11 y a souvent plus à craindre d'une plaque muqueuse superficielle accompagnée d'œdème que d'une ulcération profonde. Les symptômes subjectifs de la syphilis du larynx ont relativement très peu d'importance. Il peut être le siège d'une ulcération étendue et profonde, sans que le malade se doute même de son existence. L'invasion des lésions est insidieuse et leur marche chronique est indolente. Selon quelques auteurs, les points des organes de la voix le plus souvent en contact pendant la phonation sont les plus fréquemment atteints par la syphilis. Aussi les cordes vocales et les cartilages aryténoîdes sontils les parties les plus exposées (Bumstead et Taylor).
Les lésions de la syphilis du larynx sont rarement douloureuses, excepté quand les cartilages sont atteints. 11 y a rarement de la toux, et seulement une expectoration peu abondante ; l'expectoration, quand elle existe, est rare, muqueuse ou muco-purulente. Les crachats peuvent être teints de sang provenant d'une ulcération, ou contenir des fragments de cartilage ou d'os. Dans ce dernier cas, ils sont souvent fétides. La voix est rarement altérée, bien que dans quelques cas elle puisse être rauque ou éteinte. Dans des cas rares, il y a de la dysphagie, quand la maladie est très avancée ou quand Tépiglotte est atteinte. La dyspnée est un symptôme important. Il peut se produire de la sténose du larynx dû à de l'œdème, à des tumeurs végétantes, à de la rétraction cicatricielle ; un rétrécissement spasmodique est possible également. On a quelquefois recours à la trachéotomie, mais il ne faut y recourir qu'au dernier moment, car une médication spécifique prompte et vigoureuse, administrée, s'il est nécessaire, par la méthode hypodermique, pourra quelquefois sauver un malade dans un état en apparence désespéré.
Parmi les affections spécifiques du larynx, celles qui sont précoces et légères ne méritent qu'une simple mention. Vérythômc est facile à
dia gnostiquer quand il existe d'antres synplftmei et qu'on peut 8*appuyer sur des commémoratils dignes de foi. Quand l'épiglotte est atteiiite, dk peut devenir cedémateuse, se tumèiler bemcoip et prendre une forme bilobée.
La fréquence relative des plaquet wmfMma du larynx a toujours été un peu as discnsBOi, mais des auteurs récents, comme Krishikr, Mauriac et Whistler, les regardent eommeasseï fréquentes. Us présentent en générel les méaes caractères dans le larynx que dans la maqueose de la bouche ; mais la difficulté de leur exanMo, et la disposition plus compliquée de k région rend leur diagnostic moins aisé dans qndqiies cas.
Les tUcérations superficieUe$ du larynx ne s'ittaquent qu'à la muqueuse. Elles ont une maidc très lente et persistent avec très peu de changements pendant un temps indéfini. Elles peaferJ être confondues aisément avec les ulcératioDs des phthisiquesy mais elles débutent par ki ventricules, et sont plus pâles que les lésioni syphilitiques. Les ulcères des phthisiqaei bsignent dans une sécrétion muco-puralenie abondante, et s'accompagnent asses soofeot d'un gonflement marqué et de l'œdème des ca^ tilages aryténoîdes. Finalement, on trouve ordinairement ailleurs d'autres signes de phthisic.
VinflammcUion chronique du larynx peut se montrer de bonne heure ou à une époque tardive ; elle a un caractère de persistance, et produit de l'épaississement ou de l'hypertrophie de la muqueuse, symptôme tout à fait différent àt l'œdème qui accompagne quelquefois Térythème. Une intervention chirurgicale est quelquefois nécessaire pour combattre la dyspnée (i). On trouve en même temps que cette forme d'infiammation des ulcérations chroniques et quelquefois des végétations; le siège de prédilection des végétations se trouve au niveau de l'insertion des cordes vocales inférieures.
Les ulcérations syphilitiques proftndê$ peuvent venir par extension du pharynx, ou être produites par la dégénérescence d'une gomme. Elles oct une allure insidieuse» et l'épiglotte, les Itga* ments et les cordes vocales peuvent être id siège de destructions profondes, sans qu'il se montre de symptômes bien marqués* Ces ulcérations, qui présentent un aspect sembbUe à celles des autres muqueuses, sont quelquefois prises pour du cancer ; mais dans le canfi8r«les
(1) Voir une obtervaUon dans laquelle la titèhis* tomio a été pratiquée quatre fois en dnq ans* TViav* cfin. Soc, vol. X, 1877.
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