SYPHILIS CRANIENNE
La céphalalgie qui accompagne le développement des gommes du crâne estsi intense qu'elle fait quelquefois soupçonner des lésions plus profondes. Le malade est rendu presque fou par la douleur de la lésion osseuse combinée & celle que détermine là pression directe sur le crâne. Les gommes circonscrites forment des tumeurs à développement lent sur le front, les tempes, etc. ; elles peuvent atteindre un volume considérable ; elles présentent un rebord de tissu osseux dur, élevé, résultat de l'irritation cau-
1) Voir OQ cas intéressant de syphilis des vertèbres dorsales et lombaires. Fournie r, un cas do maladie de Pott d'origine syphilitique. Ann. de Det-m. et de Syph., n. 8., t. II, p. 19.
sée par les tumeurs. Ces tameurs ont pnài tendance à s'ulcérer ; elles disparaitaeot Ui rapidement sous l'influence de l'iodure de potesium, mais le bourrelet osseux qui les entoui, quand il est bien formé, persiste. Les rechutes cependant sont très faciles ; la tuméfadioii recommence dès que l'îodure de potasnuin est suspendu, et ces tumeurs peuvent ainsi aller et venir pendant des années.
L'infiltration gommeuse di£fuse des os dt crâne peut conduire à des ulcérations exteosives et à des pertes de substance, avec dénuda tion de la dure- mère, quelquefois à desdéEQ^ mations du crâne dues au retrait qui fidt l'absorption du tissu osseux (Voy. fig. 65).
On ne doit, dans ces cas, avoir recours à llotervcntion chirurgicale qu'avec de grandes précautions. Quand pourtant un séquestre entretient de l'inflammation par sa présence, son ablation est jusiiGable et désirable. L'iodorede potassium doit être en même temps admioistié avec persévérance.
SYPHILIS DES OS DB I.*OBBlTE.
Le diagnostic de ces lésions est exlrêmeiDeot difficile, surtout quand les symptômes ne sont pas très marqués ; ils peuvent se borner en effet à un léger œdème des paupières accompagné d'un point douloureux. Dans ce cas on diagnostique souvent une névralgie simple, et la quinine est administrée au détriment du malade. L'erreur peut être évitée eu tenant compte da caractère nocturne de la douleur, et en eqilorant Tintérieur de l'orbite avec l'iodex aussi loin que possible ; on constatera de la sensibilité da périoste. Quand la paupière supérieure est très gonflée, le globe de l'œil repoussé en avant, et le périoste orbilaire soulevé, les commémoratilis confirmeront en général les soupçons d'oae syphilis, et le résultat du traitement confirmera le diagnostic.
STPUUilS DES MAXILLAIRES, DV PALAIS CT