PAR M. L. GOSSELIN
Protesseur de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine, chirurgien de Thûpital de la Charitéi membre de rAcadémie des sciences et de FÂcadémie de médecine.
J'ai accédé volontiers à la demande qu'ont bien voulu me faire MM. J.-B. Baillière el Fils de présenter au public l'édition française de V Encyclopédie internationale de
chirurgie.
Cet ouvrage est né d'une difficulté que j'ai pu constater dès mes débuts dans la carrière, et que j'ai vue s'accentuer de plus en plus, celle qu'ont les plus grands travailleurs à terminer euxrmêmes un ouvrage complet de chirurgie. Les publications ^soQt, en effet, tellement multipliées, qu'un auteur ne peut, à lui seul,- rassembler ^ous les documents, français et étrangers, relatifs à chacun des sujets dont il veut présenter l'exposé à ses lecteurs.
Sans doute la France a pu longtemps, sans faire beaucoup d'emprunts à l'étranger, voir naître d'importants ouvrages qui ont imprimé une vigoureuse impulsion à cette . partie de la science. Sans remonter jusqu'à A. Paré, il me suffira de rappeler les écrits de Jean-Louis Petit, de Desault, de Pelletan, de Boyer, de Richerand, de Dupuytren, de Sanson, de Bérard, de Yelpeau, do Nélaton, ainsi que les grandes discussions chirurgicales de notre Académie de médecine et de la Société de chinirgie de Paris.
Sans doute aussi les chirurgiens de notre époque et la jeunesse dont ils préparent l'aveûir s'efforcent de perpétuer les traditions de nos grands maîtres, et de les perfectionner par des travaux et des progrès incessants.
Mais, plus que jamais, la science est devenue cosmopolite ; dans le nouveau, comme daw l'ancien monde, se réalisent des progrès dont nous sommes obligés de tenir compte. La facilité, si grandement accrue depuis une vingtaine d'années, des rela-