‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 339 sur 343 · PLAIES PRODUITES PAR DES ZOOPHYTES ET DES COQUILLES D'HUITRES · texte numérisé non relu

PLAIES PRODUITES PAR DES ZOOPHYTES ET DES COQUILLES D'HUITRES

Sur les cotes de l'Atlantique, les baigneurs sont souvent piqués par une espèce de loophyle [flg. 15), qui a la consistance de la gelée et qu'on nomme Acaléphe {Physaiia pelagica, Phyialie rouge&lre, galère); on le trouve souvent après les orages et il est probable que les troubles qu'il cause sont produits par une

(1, J. Spear, Re/iorI lo local govenimtnl Boarii,et<i. Encycl. de chirurgie.

sécrétion irritante qui détermine des manifestations cutanées semblables à de l'urticaire.

Les Coquilles d'huitret semblent avoir parfois une action virulente, qui produit une grande irritation, quand elles viennent à écorcber les mains; à cet égard elles ont quelque analogie avec les séquestres d'os nécrosés, mentionnés plus haut.

JOHN PACfCABD. — PLMES EMPOISONNÉES.

PIOURES D'INSECTES, DE MYMOPODES ET D'ARACHNIDES

Il 7 a très peu d'insectes qui fassent d« véri* tables morsures, car ils n'ont pas d'appareil pool cela; ils percent la peau à l'aide de leur aiguillon et ensuite pratiquent la succion avec leurs suçoirs. En mâme temps ils y Tont pénë- Irer une sécrétion irritante, d'une nature qiécialo à chaque espèce, mais toi^ourc acide. La plupart, en inHigeant à l'homme ces petites blessures, n'ont d'autre but que de pourroirà leur nounibue; cependant certainea espèces, comme les GuApes et les Abeilles, sont munies de glandes à Tenin et d'aignUloni, qui leur servent d'armes oITenaiTes et défensiTes. Chei quelques etpècea, comme le Moustique, it n'y a que û femelle qui pique.

On constate de telles différences entre les piqûres de différents insectes, qa'U semble que

sions, l'élevure déterminée par sa piqûre al également petite, bien qu'elle cause une démau-

Fig. 18. — Appireil buccU de la Pou ordiiisin (*).

{") À, tête; a, màcboire giuche; A, mindibnlH; c, palpe Ubial gaachg ; it, palpei muîlUires ; B, ns- (elle développa ; aa, michoires ; bb, mindibntn; e, lèvre ïiirvricura ; c, extrémité d'une mindibale.

geaison très vive. D'habitude les piqûres » suivent sur le trajet d'une Hgne qui marque

chaque espèce possède un caractère de ence qui lui est propre.

Ains' la piqûre de la Punaise dei lUs

Fig, 71, — Puce ordinaire;*).

*) a, HUe ; b, temelle, c, œuf.

est suivie de l'apparition dune élevure blanche entourée d'une lone rouge et cause une démangeaison très vive qui disparaît au bout de pou de 'emps. Quand l'animal est de pelilos dimen-

Ic chemin parcouru par l'insecte sur la peau et chacune d'elles est le centre d'une élevure séparée des autres. Pendant quelques heures o:i peut faire renaître l'irrilalion en grattant Ir point piqué. Sur les paupières le gonflement peut être assez marqué pour qu'on ne puisse \ts enlr'ouvrir.

La piqûre de la Puce (Bg. 11 et 78) prodiiil un gonflement ovoïde, plus gros et très rouge, donnant au toucher une sensation de vcloulù. eilc dure Icngtemps,

Le Fou, qu'il ail pour siùge la tâle (Sg. 70), \<i corps (Bg. 80) ou le pubis (fig. 81), se borne à introduire son suçoir dans un TolUcule cutané.

pour chercher sa nourriture , il peut pai'fois rompre quelques petits vaisseaux. I.'iuflammalion quis'en suit est la conséquence dugrallage. La piqûre du Moustique [flg. '^t), est suivie

d'un gonflement rouge légèrement conique, persistant, dont rirritalion revient parrois avec ou sans cause apparente pendant quelques Jours. Il j a diverses variétés de moustiques qui se montrent avec les preniiÈrea chaleurs du printemps et dont la piqûre Tait naître des élevures semblables à celles de la punaise, mais ensuite elles prennent les caractères des piqûres des moustiques,

H. G. Thtn (I) a rapporté deux obserTidons de pleurai de roou>!tic)uea asseï graves. 11 raconte qu'un t été II [ellemant piqué k, !■ face et à la 4n'il était déflgurâ <•. Cliei une Jeuno damo, plqbrea tlégeaienl surtout sur le ne> ol aur lea M ■upérieuroi dos joues, et présentaient la torme

(1) G. Thin, nk Lanret, 11 août 18Si.

HYRIOl'ODES ET D'ARACHNIl

de petite! véalculea platoa ; reasecnblunt ssiei aux pustulea de la vicclne, dont te tontrc d^priiuâ répondait au point piqaâ. Ces vétlcoles conllnentes lur le noi avaient l'apparence d'un eciéma Impétiginem, it bords bien déllnig. Sur certaines parties de« Joues et du menton, qui n'avaient pai été piqui!<e9. l'écoulement qui avait lieu, avait fait naître des buUea lecondatrei semblable* k ce qu'on appelle l'impétigo contigiflut. B

Parmi les Cousin) (oi-dre des Diptères, tribu des Némocëres, famille des CuUcèdesj, l'espace la plus commune est le foiisin ordinaire (tig.83

Fig. B3. — Couain (').

Cet insecte a le corps et les pieds fort allongés,

velus «cendrés; ses antcnnps sont gnruiesde

Fig. 8t. — Trompe du Coiiain (*).

['] A, trompe; a, lèvte inférieure aervanl dégaine; 6, mftcboires et mandibules en forme de aoie, réaniea ensemble ; c. livre supérieure formant une cinquième soie; M, yeni i e, tète; f/, palpe* mailllaires. B, soiea Isolées; a, une des deux aaies dentées en «cio; b, une des deux soies termiatss par une lancette ; c, lèvre supérieure.

poils rormaiit deux panaches (dans les mAles); -.es insectes sont abondants, surtout dans le

JOBN PACKABD. - PLAIES EHPOISONNÉKS.

Toitinage des endroits aquatiques. Ib se réunissent en bandes innombrables, qui exécutent en montant et en descendant dea tourbillons bnijanta et imporlnns qui suivent l'homme cl les animaux.

Pour se reprèBenler l'appareil buccal et Le jeu de cet appareil, qu'on se figure une trompe saillante (flg. 6t), très allongée, très grile, composée :

i- D'une sorte de tube cjtindrique membraneux, terminé par deux peliles lèvres produisant un léger renflement ou bouton ;

2> D'un suçoir ou aiguillon formé de la réunion de cinq filets Écailleui et sébacés.

Le tube est Tendu supérieurement dans toute son étendue, c'est un demi-canal ; mais les lèvrea terminales sont soudées en-dessus, de maàière àeutourer annulairement la pointe de l'aiguillon. Parmi les cinq filets, deux sont terminés par une petite dilatation lancéolée ; deux autres présentent vers la pointe, en dehors, des deuUcuIes très aiguës dirigées d'avant en arrière. Le cinquième est sébacé et finement hispide dans toute sa longueur.

FI(. 8&. — TiWDpe du Coutin en tction l'.i.

(') A, trompe au commencement de l'iniroduciion des «oies ; B, trompe quand las loles lont tout k fait

enfoncées.

Les Cousins, dont on ressent à peine les piqûres dans les contrées tempérées, deviennent insuppporlables dans tes pays chiiuds. Ces ani maux nous poursuivent parlout, entrent duos les habitalions, parliculiéremenl le soir, s'annoncent par un bourdonnement aigu, et percent notre peau, que les vêtements ne peuvent pas toujours garantir.

Quand le Cousin a choisi l'endroit qu'il veut sucer, il appUque contre ce point le boulon terminal de sa trompe, puis il pousse l'aiguillon, qu) fait issue du milieu de ce boulon et pènèln'

dans la peau. A mesure que l'aiguillon s'enronce> le tube prolecteur qui est dehors et dont le boutonest collé autour de la piqûre, devient pins long que la portion de l'instrument non enfoncée (flg. SS. A). Comme ce tube est fendu en dessus, il s'écarte de haut en bas de l'aiguillon qu'il met à nu, se coude et fait d'abord un arc dont l'aiguillon est la corde ; il forme ensuite un angle d'abord très ouvert, puis droit, et enfin plus ou moins aigu. 11 arrive un moment, lorsque la tète de l'animal est rapprochée le plus possible du bouton, où le fourreau présente, entre cette dernière et lu piqûre, en dessous, une sorte de pli vertical (fig. b5. B).

Rëaumur fait observer que te coude fonné par la gaine, dans les commencements de la piqûre, agit à peu près comme le doigt arqué de l'horloger, lorsqu'il veut enfoncer dans uu corps dur une tige d'acier un peu trop gréte.

Amoreux regarde le Cousin comme un insecte venimeux. Cette opinion est un peu hasardée, car on n'a pas trouvé chei cet animal de glande particulière pour la sécrétion d'un venin spécial. Il parait cependant que, lorsqu'ila percé la peau, il introduit dans la petite blessure une gouttelette d'humeur dégorgée, probablement de salive. Les filets sébacés qui composent l'aiguillon laissent entre eux un espace étroit, mais suffisant pour donner passage k cette humeur. C'est par le même inlervalle que le sang est pompé par l'insecte. Réoumur croit que la salive versée par le Cousin esl destinée aussi à rendre le sang plus fluide. C. Duméril pense qu'elle exerce d'abord une action narcotique qui énmuBse momentanément la sensibilité locale ; ce qui permet k l'insecte Je sucer sans qu'on s'en aperçoive, mais plus tard elle détermine une vive inOammation, accompagnée d'une douleur insupportable et d'un petit œdème que tout le monde connaît. On a vu des personnes entièrement défigurées par les rougeurs et les enflures que les Cousins leur avaient causées. Ces piqûres, quand elles sont fortes et nombreuses, occasionnent de l'insomnie et même de la fièvre. Les démangeaisons insupportables qu'on éprouve invitent souvent à se gratter, ce qui ne donne qu'un soulagement très imparfait. Plus on se gratte, plus l'inflammation locale el la douleur paraissent augmenter Celte douleur esl, du reste, assez variable : elle dépend non seulement de la taille et de la force du Cousin, mais encore de l'endroit piqué et delà susceptibilité de cet endroit.

Parmi las mouches, la • léle verte a qu'on trouve sur la cAle de Jersey dans Télé, et U

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