‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 42 sur 343 · ODHSÊQUICNCES GRAVES DE LA SUPPURATION · texte numérisé non relu

ODHSÊQUICNCES GRAVES DE LA SUPPURATION

VfÊati Tital qui a pour résultat la formation du piQs sHt milieu des tissus du corps aussi bien qn^ la surface des plaies, des muqueuses on êû séreuses, s'accompagne inévitablement dVme destruction des tissus en plus de la perte des éléments anatomiques que nous avons déjà signalée. Toutes les fois que la guérison se produit par suppuration, la dépression de la cicatrice et ramoindrissement général de la partie atteinte indiquent d'une façon évidente qu'il y a eo perte des tissus préexistants, non seulement tn point de Tue du volume mais aussi de la qoaiitè. Une surface cicatricielle ne contient ni ^ande sudorîpare ni bulbe pileux, et ce n'est qu'après un long délai qu'on y voit reparaître les fibres jannes élastiques (Paget). Mais, dira-t-on, n'est-ce pas à la suppuration qu'il faut attribuer la guérison de la plaie ? Aucunement. Il suffit d'on moment de réflexion pour se rappeler que b gnérison la plus prompte et la plus sûre, avec la perte de substance la plus minime, se rencontre dans la réunion primitive, dans la guérison sous -cutanée des tendons divisés, dans les tJKctnres simples, alors qu'il ne se développe pas la moindre goutte de pus, en un mot que le lisiu nouveau se développe facilement sans son

ûde.

D'ailleurs on rencontre journellement dans la pratique des malades épuisés par la suppuration qui s'améliorent par l'huile de foie de morue, des cas d'amputation à la suite de traumilisaies des membres dans lesquels la réparation ne se fait pas et dans lesquels l'amélioration du malade commence aussitôt qu'on a enlevé la source d'une suppuration débilitante totant qu'impuissante. L'expérience journalière nous montre la fièvre hectique coïncidant avec la

(1) Vircnow, La Pathologie cellulaire baiée sur l'é- Uute physiologique et pathologique des tissus, 4* tVli- lis su cellulaire, etc. ^ [Medico-chirurgical Transactions, km. Parti, IS74. vol. I, p. 470, 1824).

suppuration de larges surfaces incapables de cicatrisation, si môme elle n'est pas causée par elle. Nous devons ajouter encore à ces effets nuisibles causés par la production du pus, la possibilité d'une dégénérescence amyloïde des artères et des viscères : la pathologie moderne considère en effet la suppuration prolongée comme une des causes les plus fréquentes de cette grave et obscure affection. La conclusion inévitable est donc que la sécrétion du pus est non seulement inutile et affaiblissante à un point de vue général, mais encore qu'elle est positivement nuisible dans beaucoup de cas; le bénéfice qu'elle peut donner est incertain et môme, jusqu'à un certain point, hypothétique. Il est désirable que le chirurgien reconnaisse ces vérités et considère comme un devoir non seulement de favoriser une réunion rapide dans les plaies, une guérison prompte des abcès et des trajets fistuleux, lorsque ce résultat est pos« sible, mais aussi d'éviter la suppuration en toutes circonstances et de toujours l'arrêter aussitôt que possible, en se rappelant bien que la formation du pus implique une dépense de force vitale tout aussi considérable que la réparation des tissus.

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