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A. VERNEUIL. — ÉTATS GÉNÉRAUX ET TRAUMATISME
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Le retard eu Fempâcbement apporté à la guérison des blessures par la grossesse peut cesser aussitôt après la délivrance, qui rend aux tendances réparatrices tout leur pouvoir.
Les blessures accidentelles ou cbirurgicales, même les plus légères, peuvent troubler la gestation de plusieurs manières : en provoquant Favortement ou Taccoucbement prématuré ; en faisant périr la mère^avec ou sansTenfant, avant ou après l'enfant.
On peut prévoir et expliquer la terminaison normale de la grossesse, c'est-à-dire l'indépendance réciproque du traumatisme et du gravidisme, quand la blessure est éloignée de l'appareil génital, qu'elle porte sur des tissus sains, qu'elle est légère, simple, et ne se complique primitivement ni consécutivement d'aucun accident capable de métamorphoser la blessée en malade — quand d'autre part l'utérus, le tœtus et les annexes sont anatomiquement et pbysiologiquement à l'état normal, et que l'organisme maternel surpris par le traumatisme est sain ou à peu près, c'est-à-dire exempt de toute maladie constitutionnelle antérieure ou postérieure à la fécondation et qu'il reste tel dans la suite.
On peut prévoir et expliquer l'influence nocive du traumatisme sur la grossesse et les diverses terminaisons qui s'en suivent, quand la blessure atteint le fœtus et ses annexes, l'utérus et les organes de la sphère génitale, et que ces parties sont à l'avance diversement altérées ; quand la blessure est étendue, grave par elle-même, ou porte sur des organes essentiels à la vie maternelle ; quand la mère avant la blessure souffre d'un état morbide constitutionnel ou d'une affection circonscrite rendant l'avortement possible et probable; quand du loyer de la blessure part quelque complication née dans ce foyer môme ou venue du milieu ambiant, en tout cas capable d'affaiblir, d'ébranler ou d'empoisonner l'organisme maternel ou l'organisme fœtal.
On peut espérer et expliquer l'action favorable, bien qu'indirecte, du traumatisme chirurgical sur la grossesse, quand, à l'aide d'une opération môme sérieuse, on parvient à supprimer une affection plus dangereuse encore pour la mère et Tenfant.
On explique l'aggravation de certains états morbides chez la femme enceinte, par les modifications générales ou locales que le gravidisme imprime à la circulation, à la nutrition, à la composition du sang, à la genèse des éléments anatomiques, et de môme l'action favorable de
la délivrance, qui supprime diverses causes pathogéniques.
On comprend l'action nocive de la puerpénlité sur le traumatisme contracté après l'accovchement, quand on songe aux conditions qu'oC» frent alors les blessures, lesquelles en eii^ portent souvent : sur des tissus altérés ou pio* fondement modifiés dans leur structure et lena propriétés; sur des sujets déjà blessés parti fait du Irauma utérin; sur des femmes déjà malades par suite du gravidisme lui-même, oi des états constitutionnels qui peuvent s'y associer.
Lorsque pendant la période de fécoufilé une femme sera blessée accidentellemeiit oa sous le coup d'une opération chirurgicale, on di£fchera toujours si elle est en état devacoité onde grossesse. Dans ce dernier cas, immédiatement après la blessure ou avant l'opératioo, on notera avec la plus scrupuleuse attention les conditions organiques de la mère, l'état de son appareil gestateur et celui du produit de la conception.
En cas de traumatisme accidentel, on diiigert le traitement local et général de façon : à modérer ou empocher les effets fâcheux, direett ou indirects de la blessure sur l'appareil gestateur ; à maintenir ou à ramener le siqet à l'état de blessée simple^ à prévenir sa métamorphose en malade ; à pallier ou à combattre tonte iafluence nocive du gravidisme sur le processus réparateur; en un mot à conjurer ravoitemeoL
En cas d'avortement, on surveillera la blessure en prévision d'une aggravation possible, et l'utérus pour combattre la septicémie dont il devient parfois le point de départ et te siège.
L'intervention chirurgicale n'est point interdite pendant la grossesse, mais elle est soomiss à des règles particulières. On ne doit agir chei la femme enceinte qu'avec la plus grande réserve, et parfois refuser absolument l'opération; mais s'abstenir systématiquement dans tous les cas serait également une faute grave.
Les affections justiciables de la médecine opératoire, plus nombreuses pendant la gestation que pendant la vacuité, se répartissent en plusieurs catégories dictant à la pratique les règles suivantes :
Opérer d'urgence les affections qui mettent immédiatement en danger la vie de la mère, et contre lesquelles la thérapeuti ue serait certainement ou presque certainement impuissante.
Opérer aussi, en temps convenable, et après avoir tenté les moyens palliatifs ou curalifs, les affections qui, sans compromettre immcdia-
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Vexistence, la menacent par leur prot tendent à devenir incurables, faute aergiquement combattues.
ir encore les affections qui, sans trougrossesse et sans être aggravées par STÎenoent, au terme de cette dernière, ie djstocie. On pourra, dans ces cas, ayance ou au moment môme del'accout sur la mère ou sur le germe, dont on era l'expulsion prématurée. On devra r de sauver à la fois la double exisatemelle et fœtale ; mais, si la chose est >le, on sacrifiera sans hésitation la sela première.
emr, autant que possible, dans les afque le gravidisme n'influence pas, et iproquement, ne compromettent qu'inoent Ta grossesse et la parturition — en , autant que possible, agir la nature dera par des moyens inoffensifs.
enir absolument de toute opération i^alTeetions ne compromettant que la 1 le fonctionnement d*organes seconn rasceptibles de guérir spontanément délivrance.
autant que possible, toute opération Tétat puerpéral. — En cas de danger, 5t pendant la grossesse, et dans le cas ), ajourner l'intervention à une époque ment éloignée (2 à 4 mois) de l'accout.
PaEMIÈRE ENFAIf CB.
cuite des blessures et des opérations cales chez les enfants est universelle- [mise et d'une explication d'ailleurs faeffet, à cette époque de la vie, les maiDStitutionnelles sont peu profondes, de ente, les viscères sont sains pour la la prolifération conjonctive et la régéi des tissus se font avec promptitude et etc.
bis 0 ne faudrait pas prendre cette bé- :omme une règle sans exception. Les athrepsiques, mal nourris, syphilili- [>erculeux, les petits calculeux atteints lîte, succombent fort bien aux suites de ssures.
Il faut d'ailleurs, dans cette large période de Tenfance, établir des catégories d'après l'âge et considérer aussi à quel genre d'opérations on a affaire. Les nouveau-nés, par exemple, supportent fort mal la perte du sang et la diète, et les contre-indications qui en résultent persistent au moins jusqu'au douzième ou quinzième mois. C'est pour cette dernière raison qu'on ajourne jusqu'à quatre ou cinq ans, sinon plus tard, les opérations compliquées sur la bouche, les lèvres, la voûte palatine, le voile du palais, etc. Le petit volume des parties fait également remettre à la seconde enfance certaines opérations anaplastiques sur la verge et les doigts. Enfin on attend plus tard encore pour entreprendre la cure de quelques imperforations dans le sexe féminin.