‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 64 sur 343 · VIEILLESSE · texte numérisé non relu

VIEILLESSE

Certains vieillards, qu'on pourrait plutôt dire âgés que vieux, supportent les lésions traumatiques aussi bien que les adultes. Chez d'autres, au contraire, le travail réparateur reste imparfait. Les plaies interstitielles suppurent, la réunion immédiate manque, les inflammations locales ne parviennent pas à se circon^ scrire, le sphacèle envahit la peau décollée et amincie, les fractures simples se consolident lentement, les contusions fortes se compliquent de phlegmons diffus et de gangrène. D'autres fois, le foyer traumatique reste indolent, atone et languissant, mais des inflammations internes redoutables s'allument : la pneumonie, la néphrite, la méningo-encéphalite se déclarent, avec le cortège des symptômes généraux adynamiques ou ataxiques, et la mort survient promptement.

A l'autopsie, on constate presque toujours le mauvais état antérieur des grands viscères, qui entraîne les mêmes conséquences que chez l'adulte. Pour des sujets qui, en dépit de leur âge, paraissent encore bien portants, les organes suffisaient aux besoins d'une vie réglée et tranquille; le choc traumatique survient, ébranle l'économie, réveille les vieilles susceptibilités morbides, et détruit une organisation qui ne se maintenait que par hasard en équilibre.

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