PLAIES NON PÉNÉTRANTES AVEC LÉSION DES VAISSEAUX CORONAIRES
plus découvert, a été atteint 43 fois ; le ventricule gauche, plus en retrait, 28 ; Toreillelte droite 8; la pointe et la base du cœur 7 ; la cloison intra- Tentriculaire 2 ; les deux ventricules 9 ; ]es deux oreillettes 1 ; Toreille et le ventricule gauches détruites 1 : tout le cœurl ; Tartère coronaire 2. Les autres faits étaient sans indications sufflsan les pour être relatés. On a fort rare ment signalé ladéchirure des valvules auriculo-ventriculaires, ce fait résulte en général d*un embrochement complet du viscère. Les plaies du péricarde seul sont des plus rares, tellement que sur 276 cas, G. Fischer en comptait 42 seulement. On cite encore des faits plus curieux. Holmes (de Mootréal) et Higguel (de Liège) ont vu une plaie du ventricule droit par balle, sans rupture du péricarde. Il faut supposer que le projectile avait refoulé le péricarde devant lui, sans le déchirer, et déterminé une rupture traumatique du cœur.
Une faut pas croire qae la direction des plaies du cœur ait une importance capitale, et ne pas s'attacher trop à reconnaître si elles sont longitudinales, obliques ou transversales; parce que les difl*érents plans musculaires se croisent, et que la rétraction des fibres musculaires sectionnées en travers est ainsi annulée.
L'aspect de la plaie est variable. 11 est fort rare qu^elle reproduise exactement la forme de l'instrument. Souvent un corps piquant détermine une vaste déchirure, parce que le cœur a été frappé pendant la systole ventriculaire. Les plaies par armes à feu ont des bords ecchymoses, mâchés, et en général l'ouverture de sortie est plus large que l'ouverture d'entrée. Dan» beaucoup de cas on a trouvé un caillot oblitérant la plaie, et indiquant par là le mécanisme de la guérison possible.
Là ne se bornent pas les lésions que l'on trouve à l'autopsie. On peut trouver le péricarde rempli de sang liquide ou coagulé, si le blessé a survécu, on peut trouver les lésions d'une péricardite, avec épanchement séro-sanguin ou séro-purulent, fausses membranes, adhérences du cœur, corps étrangers, lésions des organes voisins, plèvre, poumon, avec pleurésie, quelquefois hémorrhagies par blessure d'un vaisseau des parois, etc.
On divise les plaies du cœur en non pénétrantet et en pénétrantes suivant qu'elles intéressent ou non toute l'épaisseur de la paroi.
i« PLAIES NON PÉNÉTBANTES.
Ce sont les plus rares des plaies du cœur, et Von est en droit de se demander si ce fait n'est
pas dû à ce qu'elles peuvent le plus facilement guérir. Elles peuvent être simples, ou compliquées de l'ouverture d'un vaisseau ou de la présence d'un corps étranger.