‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 106 sur 482 · A. — PLAIES NON PÉNÉTRANTES SIMPLES · texte numérisé non relu

A. — PLAIES NON PÉNÉTRANTES SIMPLES

On ne les connaît qu'aux ventricules, qui ont des parois assez épaisses. Les oreillettes sont tellement minces qu'elles y échappent complètement. Parmi les observations les plus célèbres, il faut citer celle de Latour d'Auvergne, qui succomba immédiatement à une blessure qui ne pénétrait que de deux lignes dans l'épaisseur du ventricule gauche. Horticus signale le fait d'un prisonnier qui s'enfonça un instrument piquant juste au milieu de la cloison intraventriculaire, sans pénétrer dans aucune des deux cavités. On a signalé des érosions superficielles par balles, par esquilles du sternum ou des côtes.

On s'est demandé ce que deviennent les plaies non pénétrantes du cœur. Senac pense que les fibres les plus superficielles étant sectionnées, les fibres profondes se trouvent prédisposées à la rupture, et de plus que l'inilammation s'y développe plus facilement. Mais rien ne vient appuyer cette assertion. On s'est demandé si un anévrysme traumatique consécutif pouvait se former aux dépens de la cicatrice trop faible. Or le seul cas connu du D' Mûhlig ne permet pas de dire si l'on a eu affaire à une plaie pénétrante ou à une plaie non pénétrante. On peut seulement conclure par analogie, que ces plaies sont probablement les moins graves, qu'elles peuvent guérir.

Page 1